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7 avril 2026
La nuit où Trump menace de faire «disparaître» la civilisation iranienne
7 avril 2026À l’approche de l’échéance fixée par Trump, Israël et les États-Unis durcissent leurs attaques
Analyse : Notre équipe propose une lecture synthétique de cette actualité.
Notre rédaction partage son avis sur les points importants de « À l’approche de l’échéance fixée par Trump, Israël et les États-Unis durcissent leurs attaques ».
Points clés à retenir
La citation fait froid dans le dos. Même pour les standards de Donald Trump, habitué de ce genre de déclarations sulfureuses. “Une civilisation entière disparaîtra ce soir, pour ne plus jamais renaître”, a affirmé, sur son réseau social, Truth Social, ce mardi 7 avril, le président américain, en faisant référence à l’Iran. Cette menace (quelque peu tempérée dans la suite du message) devrait être mise à exécution si Téhéran ne répond pas aux exigences de Washington avant ce mardi 7 avril à 20 heures (mercredi 8, 2 heures du matin en France), heure à laquelle expire l’ultimatum lancé par Trump.
Pour rappel, celui-ci avait été adressé à l’Iran pour la première fois le 26 mars. Il devait arriver à expiration le 6 avril, mais le locataire de la Maison-Blanche a finalement accordé un jour supplémentaire aux dirigeants de la République islamique pour satisfaire ses requêtes, parmi lesquelles figure notamment la réouverture du détroit d’Ormuz.
Huit ponts visés par Israël
Cette journée du 7 avril s’est donc déroulée dans la crainte d’une escalade majeure dans la guerre au Moyen-Orient, qui pourrait voir notamment les États-Unis frapper délibérément les infrastructures civiles iraniennes. Et en effet, avant même l’échéance de l’ultimatum cette nuit, des bombardements visant des routes et des ponts iraniens ont eu lieu aujourd’hui. Mais de la part d’Israël.
L’information est relayée par Ha’Aretz dans son direct, le média de Tel-Aviv rapportant les déclarations de Benyamin Nétanyahou. “Nous écrasons le régime terroriste iranien avec une force croissante. Hier, nous avons détruit des avions de transport et des dizaines d’hélicoptères. Aujourd’hui, nous avons attaqué les voies ferrées et les ponts utilisés par les Gardiens de la révolution”, a affirmé le Premier ministre israélien ce 7 avril. Huit ponts auraient ainsi été visés, selon les informations dévoilées par Tsahal, et ce bien que l’armée de l’État hébreu ait pris soin d’indiquer que ses attaques n’ont pas pour but de nuire à la population civile.
De leur côté, ce mardi, les États-Unis ont pris pour cible l’île de Kharg, située dans le golfe Arabo-Persique, et, à en croire les informations fournies par The Washington Post, qui les tient de sources anonymes, “les frappes ont visé des cibles militaires, notamment des pistes d’atterrissage et des bunkers, mais pas les infrastructures pétrolières de l’île”. Un détail qui a toute son importance, puisque Kharg est un paramètre névralgique de l’industrie pétrolière iranienne, environ 90 % des exportations de brut de Téhéran transitant par là. Jusqu’ici, l’île avait plutôt été épargnée par les bombardements américains.
Cette action militaire s’inscrit encore dans la logique qui a dominé les frappes de Washington jusqu’ici, à savoir affaiblir la République islamique militairement. Mais que se passera-t-il cette nuit si Téhéran (comme cela semble être le cas selon les dernières indiscrétions) ne répond pas positivement aux requêtes de la Maison-Blanche ? Semblant vouloir confirmer les déclarations de Trump, J. D. Vance a affirmé ce mardi que “les Iraniens doivent savoir que nous disposons d’outils dans notre arsenal que nous n’avons pas encore décidé d’utiliser”, rapporte depuis Londres Middle East Eye. Ensuite, le vice-président américain a déclaré que “le président des États-Unis peut décider de les utiliser, et il le fera si les Iraniens ne changent pas de comportement”.
Des phrases qui ont même fait penser à l’éventualité d’une utilisation de l’arme nucléaire par les États-Unis. Une option néanmoins écartée peu après sur le compte X de la Maison-Blanche, expliquant que “rien de ce que Vance a dit ne laisse entendre ça”.
Source : www.courrierinternational.com
Conclusion : La rédaction continuera à observer cette actualité pour informer ses lecteurs.

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