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Un regard de nos journalistes sur l'article « alerte sur l’état des départementales ».
Résumé à retenir
En France, l’entretien des routes départementales est une compétence des départements depuis 2004. Un entretien qui s’avère être de plus en plus compliqué à cause du coût que ça représente notamment.
Les départements alertent, ce mardi matin, car ils ont de plus en plus de mal à entretenir correctement les routes. Ça coûte très cher et ils n’ont plus assez de moyens. Et ce sont les habitants qui en payent le prix.
Cerdon, dans l’Ain, est connu pour ses vins. Et plus récemment pour ses fermetures de routes. Elles, qui serpentent au creux du massif du Jura, connaissent des éboulements à répétition. Une vraie galère pour ces habitants, qui se plaignent de l’état des voies depuis plusieurs années.
« On abîme les pneus »
“La route est fermée, ils enlèvent tous les débris et souvent, ils mettent des filets, mais ça met souvent quelques mois avant d’être rouvert”, déplore un jeune homme. “Je pense qu’il y a une dégradation de l’entretien des routes départementales. Il y a des trous, des fissures… On a l’impression que ce n’est plus entretenu”, ajoute une habitante. “On le voit quand on roule dessus et à l’état de nos voitures après à force de rouler dessus. On abîme les pneus etc…”, déplore une dernière.
Pourtant, en 2026, le budget mobilité de l’Ain s’élève à 38 millions d’euros, dont près de 19 millions pour la réparation de chaussées. Les départements gèrent 380.000 kilomètres de routes pour un budget annuel de 1,5 milliard d’euros environ. Ça, c’est “juste” pour l’entretien. Il faut ensuite ajouter les investissements et les gros travaux.
Transfert de compétence
Le problème, c’est qu’il y a déjà un retard conséquent dans l’entretien de ces infrastructures. À travers, notamment, la “dette grise”. Ce sont des routes mal entretenues par l’Etat avant qu’il transfère, en 2004, une partie de son réseau aux départements. Une dette estimée à plusieurs milliards d’euros.
Entre temps, le trafic a augmenté, ce qui fragilise les routes. Et le coût des matières premières a flambé.
“On a une augmentation sur le coût des travaux, sur l’énergie, sur la fabrication… Donc on a une augmentation de 30% sur l’ensemble du coût de nos projets et de nos travaux. Et donc il faut qu’on y fasse face”, pointe Olivier Amrane, président du département de l’Ardèche.
L’impact du changement climatique
Et tout ça, c’est sans compter le sujet de plus en plus important des aléas climatiques. En effet, l’intensification des événements météos extrêmes déstabilisent cette économie très précaire. Les routes sont souvent impactées par les inondations, le gel, les sécheresses, les tempêtes… Des phénomènes plus fréquents et plus intenses qui obligent les départements à piocher dans des budgets déjà très contraints.
Face à tous ces problèmes, les solutions sont peu nombreuses d’après ces départements. Difficile donc de voir une sortie de crise.
“Je tire la sonnette d’alarme. La situation est préoccupante. On est au bout d’un modèle de financement. On va se retrouver dans une impasse totale”, indique François Sauvadet, le président de l’Assemblée des départements de France.
Alors avant de devoir fermer des axes, l’association voudrait que la route finance la route avec des nouvelles sources de revenus. “La première, ce sont les ressources autoroutières qui représentent 2,5 milliards d’euros, doivent être fléché non pas sur le ferroviaire, mais sur l’entretien de la route. Et puis le deuxième point c’est que nous puissions récupérer les cartes grises qui sont financées par les automobilistes. Ce financement représente plus de 2 milliards d’euros et j’ai proposé qu’on puisse les mettre sur le financement de la route”, souligne-t-il.
Un appel à l’aide lancé à l’Etat. Le gouvernement a d’ailleurs présenté en février un projet de loi-cadre qui veut définir un nouveau modèle de financement de nos infrastructures de transport. Sans entrer, pour l’instant, dans les détails
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : Nous suivrons cette actualité pour vous tenir informés.

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