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7 avril 2026Assises de l’Aude : réclusion criminelle à perpétuité pour le meurtrier d’un retraité à Limoux, dix-huit et vingt ans de réclusion pour les deux femmes complices
Analyse : Un résumé des points clés mis en avant par notre rédaction.
L'article « Assises de l’Aude : réclusion criminelle à perpétuité pour le meurtrier d’un retraité à Limoux, dix-huit et vingt ans de réclusion pour les deux femmes complices » a retenu l'attention de notre équipe.
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Depuis le jeudi 2 avril, trois accusés étaient jugés devant la cour d’assises de l’Aude, en l’absence de l’auteur principal en fuite, devant répondre de « meurtre en récidive ». Pour ce crime sordide survenu dans la nuit du 25 au 26 juillet 2022 à Limoux, seules deux femmes comparaissaient pour « complicité de meurtre ». Le verdict est tombé ce mardi 7 avril en début d’après-midi.
La violence de la mort de Bernard Durandeau, tué à coups de couteau dans la nuit du 25 au 26 juillet 2022 à Limoux, avant d’être découpé en morceaux à la scie et enseveli sous une dalle de béton, n’a pas laissé indifférente la cour d’assises de l’Aude qui examinait cette sordide affaire depuis le jeudi 2 avril.
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Ce mardi 7 avril, il n’aura fallu que deux heures de délibéré à la cour d’assises pour se prononcer sur la culpabilité des trois accusés de cette affaire, après deux jours et demi de débats. Grand absent du procès, après avoir fui au Maroc depuis septembre 2022 sous l’identité de son frère, Hamza Farissi a ainsi été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, avec un mandat d’arrêt international à la clé, pour avoir massacré la victime âgée de 78 ans. Il était jugé par défaut et avait à répondre de « meurtre en récidive »… Après avoir été condamné à dix-huit ans de réclusion criminelle le 9 décembre 2005 par cette même cour d’assises, pour le meurtre de Joseph Aspinas, dit « Jo le Gitan », commis dans la nuit du 10 au 11 septembre 2003 à Quillan. Bien présentes quant à elles, après avoir déjà purgé près de trois ans de détention dans ce dossier, Valérie Tacquet et Laurence Dupuis ont été respectivement condamnées à 18 et 20 ans de réclusion criminelle pour « complicité de meurtre ».
Sans elle, il n’y a pas de meurtre !
En ce qui concerne ces deux femmes, âgées de 55 et 42 ans, on est bien au-delà des réquisitions prises par l’avocate générale Géraldine Labialle quelques heures auparavant, qui étaient de quinze ans de réclusion pour les deux. Pour entamer son propos, la représentante du ministère public a tout d’abord évoqué le rôle de Valérie Tacquet, « qui était obsédée par ce voisin ayant eu le tort de lui faire des avances… Il est ainsi devenu l’homme à abattre ! » Dans cette affaire, la plus âgée des deux accusées est ainsi « le dénominateur commun, qui a décrit son voisin comme celui qui est dans le harcèlement vis-à-vis d’elle, celui qui l’a giflée. Au couple Farissi-Dupuis, qu’elle a reçu toute l’après-midi à son domicile, elle parlera aussi d’une tentative de viol. Il y a un vrai stratagème de conditionnement psychologique, le tout dans un contexte d’alcoolisation et de drogue. Sans elle, il n’y a pas de meurtre ! »
Il n’y a pas d’intention de complicité criminelle de sa part
Au sujet de Laurence Dupuis « qui nie tout, son rôle est différent. Elle a accompagné Farissi pour aller chercher le nécessaire chez ses beaux-parents, afin de nettoyer la scène de crime, et ensuite découper et empaqueter la victime… Elle a participé au phénomène criminel et adhéré à l’intention de tuer ». À noter que l’état de récidive a été retenu pour elle dans ce dossier criminel, suite à sa condamnation par le tribunal correctionnel de Vienne le 24 juillet 2018, pour proxénétisme aggravé… Aux intérêts de Valérie Tacquet, Me Vincent Bissières a porté la voix de sa cliente « pour qui les enjeux sont lourds. C’est sa vie, son avenir que vous avez en main ! » Pour l’avocat catalan, « le ministère public mélange des éléments à charge dans ce dossier, avec des théories personnelles. Certes, ma cliente a un mobile, mais pas suffisamment pour vouloir ôter la vie à quelqu’un ! Vous devez composer avec les éléments objectifs. Mais en l’absence du principal auteur, j’ai peur que l’horreur de ce dossier se retourne contre elle. Le doute doit bénéficier à ma cliente, même le plus minime ».
Pour la défense de Laurence Dupuis, Me Florent Saint-Julien du barreau de Montpellier a dénoncé « la lecture sélective faite par le ministère public. Au terme des débats, je n’ai pas la prétention de dire que la lumière a été faite sur cette affaire. L’accusation repose exclusivement sur des éléments subjectifs ! Mesure et prudence sont donc nécessaires, en sachant qu’il faut prendre en compte la difficulté de l’absence de l’auteur principal dans ce dossier. Jusqu’où va son influence sur ma cliente, qui est une femme cabossée par une vie marquée par des violences physiques et sexuelles ? Ma cliente n’a pas été actrice de son destin criminel le jour des faits, c’est la criminalité de Farissi qui a pris le pas dans un contexte d’assujettissement ! Il n’y a pas d’intention de complicité criminelle de sa part. »
La cour d’assises de l’Aude en ayant décidé autrement, les accusées ont désormais dix jours pour interjeter appel de l’arrêt rendu.
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Notre équipe continuera d’examiner les faits et de proposer des analyses.

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