
Une coque de voiture suspendue sur une paroi rocheuse au-dessus de l’autoroute de la Colombie-Britannique dans une apparente farce
7 avril 2026Reuters.com
7 avril 2026Analyse : Notre équipe propose une synthèse des points importants.
Notre équipe propose une synthèse des informations de « Burkina Faso: l’imam de Bobo Dioulasso Mahmoud Barro porté disparu depuis le 31 mars ».
À ne pas oublier
Sans nouvelles du religieux depuis une semaine, plusieurs sources proches de sa famille affirment qu’il a été enlevé à la suite de la bulletin d’une vidéo sur les réseaux sociaux dans laquelle il critique vertement l’avant-projet de loi du gouvernement sur les pratiques religieuses. L’imam Mahmoud Barro était pourtant considéré jusqu’à présent comme un fervent partisan de la junte militaire au pouvoir dans le pays.
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Au Burkina Faso, les proches de l’imam Mahmoud Barro sont inquiets : alors qu’ils restent sans nouvelles du religieux, ce dernier n’est plus réapparu en public depuis le 31 mars dernier. Ni sa famille, ni les fidèles qui fréquentent sa mosquée située dans la ville de Bobo Dioulasso ne l’ont aperçu.
Selon plusieurs sources proches de sa famille, celui-ci a été enlevé après une prise de position remarquée sur les réseaux sociaux concernant l’avant-projet de loi sur les pratiques religieuses.
À propos de ce texte adopté à la mi-mars par le gouvernement pour encadrer l’implantation des lieux de culte dans les établissements publics, l’imam Mahmoud Barro a estimé dans une vidéo qu’il s’apparentait à « une provocation qui risque de balayer tout le pouvoir ». Ajoutant qu’il s’agissait d’« une décision dirigée uniquement contre l’islam », il en a aussi directement imputé la responsabilité au capitaine Ibrahim Traoré et aux conseillers qui l’entourent.
Fervent soutien du régime militaire
Le projet de loi en question prévoit de bannir tout lieu de culte des bâtiments de service public – à l’exception des établissements de santé, des prisons et des casernes – et met en place des sanctions contre les propos haineux et les nuisances liées à l’exercice du culte.
Avant d’émettre de vives critiques contre le pouvoir, l’imam Mahmoud Barro était pourtant considéré comme un fervent soutien de la junte militaire en place à Ouagadougou dont il faisait souvent saluer le chef lors de ses prêches à la mosquée du secteur 22 de Bobo Dioulasso. Condamné pour « outrage à magistrat » en mars 2024, il avait été remis en liberté à la suite de pressions en ce sens.
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Source : www.rfi.fr
Conclusion : L’équipe éditoriale restera vigilante et partagera ses observations.

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