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7 avril 2026Coca-Cola, statue de la Liberté, les jean’s, Disney et « My Way »… Ce que les États-Unis doivent à la France
Analyse : Quelques observations de notre équipe sur cette actualité récente.
Nos journalistes proposent un aperçu de l'article « Coca-Cola, statue de la Liberté, les jean’s, Disney et « My Way »… Ce que les États-Unis doivent à la France ».
Analyse rapide
Le Coca-Cola est issu du vin corse
S’il est une boisson emblème des États-Unis, c’est bien le Coca-Cola. Son histoire démarre dès les années 1870. Le Sud des États-Unis se remet de la guerre de Sécession. Parmi les vétérans blessés, un certain John Stis Pemberton est devenu accro à la morphine. Diplômé en botanique et adepte des médecines alternatives, le jeune pharmacien s’est installé dans la capitale de la Géorgie et se met à la recherche d’une boisson magique pour diminuer son addiction, soulager ses douleurs et surtout se faire de l’argent.
Le vétéran tombe alors sur ce qu’on appelle « le tonique du cerveau », qui fait fureur au même moment à New York : il s’agit du vin Mariani, made in France, et, plus précisément, made in Corse, qui contient des feuilles de coca et de la noix de cola. Pemberton conçoit le French Wine Coca en 1885, mais, un an plus tard, Atlanta interdit l’alcool sur son territoire. Il remplace donc le vin rouge par du jus de citron et décide de le faire pétiller avec de l’eau gazeuse.
Nous sommes le samedi 8 mai 1886 et voici la boisson distribuée pour la première fois dans la pharmacie Jacob’s d’Atlanta, pour seulement 5 cents. Trois semaines à peine après le lancement, on peut voir la toute première réclame publiée dans le journal de la ville.
Le nom « Coca-Cola » est l’œuvre d’un certain Frank Robinson, le comptable, qui invente également le logo avec la calligraphie Spencer que l’on connaît tous aujourd’hui.
La statue de la Liberté a été donnée par la France
On ne le sait pas toujours, mais la statue de la liberté a non seulement été imaginée par des Français, mais elle a aussi été fabriquée à Paris avant d’être expédiée par bateau, en morceaux, depuis Le Havre jusqu’à New York.
L’histoire de ce monument symbole des États-Unis commence lors d’un dîner chez Édouard René de Laboulaye à Versailles en juin 1865. Professeur renommé, expert de la politique américaine, l’hôte a aussi été président de l’association pour l’abolition de l’esclavage dans le monde.
Ce soir-là, il invite ses collègues et ses amis pour célébrer la fin de la guerre de Sécession et l’abolition de l’esclavage qui s’en est suivie. Les convives décident de faire un geste envers les États-Unis pour fêter l’événement mais aussi pour exprimer leur compassion après le meurtre d’Abraham Lincoln : le président américain a été assassiné en avril par un déçu de la défaite des sudistes, moins d’une semaine après la fin des combats. C’est au sculpteur Auguste Bartholdi, originaire de Colmar, qu’est confié le projet.
Walt Disney, le plus américain des créateurs de dessin animé est d’origine normande !
Dans les années 1950, Walt Disney, 22 Oscars, cherche ses origines. Il remonte l’histoire de sa famille… jusqu’en Normandie, à Isigny-sur-Mer, Ouverture dans un nouvel onglet dans le Calvados. Et il découvre qu’il est un enfant du pays. Ouverture dans un nouvel onglet C’est une histoire qui a commencé en 1066, lors de la conquête de l’Angleterre par Guillaume le Conquérant. Dans son armée, il y avait deux seigneurs d’Isigny, Robert et Hugues Suhard, qui l’ont accompagné dans cette aventure. Le nom a été déformé au fil des siècles. On est passé de d’Isigny à d’Isny… puis Disney.
Le jeans
Tout commence à Nîmes, en France, où l’on fabriquait au XVIIe siècle une solide toile de coton appelée « serge de Nîmes ». Cette étoffe robuste fut exportée vers l’Angleterre et les colonies américaines, où son nom fut rapidement anglicisé en « denim » — contraction de « de Nîmes ». Quant au mot « jeans », il fait référence à la ville de Gênes (Genoa en anglais comme en italien), port italien par lequel transitaient des tissus similaires portés par les marins et les travailleurs. Les Anglais appelaient ces étoffes « jeans », d’après le nom anglais de la ville. C’est le tailleur Levi Strauss, immigrant allemand installé à San Francisco, qui assembla ces héritages en 1873 en créant le premier pantalon en denim renforcé de rivets de cuivre, destiné aux mineurs de la ruée vers l’or.
La chanson « My way »
« My Way » est l’une de ces chansons dont l’âme est profondément française. Or le monde entier l’associe à Frank Sinatra ou à Elvis Presley. Tout commence en 1967, quand le chanteur Claude François compose avec le parolier Jacques Revaux une chanson mélancolique intitulée « Comme d’habitude ». Le texte, en partie écrit par Gilles Thibaut, raconte la désillusion d’un couple qui continue mécaniquement sa vie ensemble sans plus s’aimer. Claude François se serait inspiré de sa propre rupture avec la chanteuse France Gall.
La chanson rencontre un succès honorable en France, mais un voyage va tout changer.
En 1968, le manager de Frank Sinatra cherche un nouveau titre fort pour la star américaine. Paul Anka, chanteur canadien de passage à Paris, entend « Comme d’habitude » à la radio, achète les droits… et réécrit intégralement les paroles en anglais. Le changement est radical : le thème du couple en crise est remplacé par un hymne à l’accomplissement personnel et à la fierté d’une vie vécue selon ses propres règles — un récit taillé sur mesure pour un Sinatra vieillissant qui songeait alors à la retraite. « My Way » sort en 1969 et devient l’un des titres les plus joués de l’histoire de la musique occidentale. Claude François, lui, n’aura jamais la gloire internationale que sa mélodie a offerte à d’autres — une ironie que « Comme d’habitude » racontait assez bien.
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Cette information sera mise à jour dès que de nouveaux éléments apparaîtront.

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