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Notre rédaction a sélectionné quelques points clés concernant « Comment repérer les aliments ultratransformés, plus répandus en rayon qu’on ne le croit ».
Points essentiels
NICOLAS GUYONNET / Hans Lucas via AFP
Foodwatch pointe a présence d’aliments ultra-transformés dans des produits d’apparence simples, comme le skyr, le thon en boîte ou les carottes râpées.
On les retrouve jusque dans les yaourts, dans des barquettes de carottes râpées ou des boîtes de thon. Symboles de la malbouffe, les aliments ultratransformés « sont omniprésents dans l’offre alimentaire », dénonce l’ONG Foodwatch dans une enquête publiée ce mardi 7 avril.
« Si certains produits sont bien connus et faciles à repérer – sodas, cordons bleus, bonbons, pizzas, céréales pour le petit déjeuner, plats préparés à réchauffer, nuggets et autres produits à base de viande reconstituée – on est loin d’imaginer que la plupart des rayons alimentation sont concernés », poursuit l’association.
Mais « en l’absence d’étiquetage signalant le caractère ultratransformé des produits », les aliments ultratransformés « sont très durs à repérer », souligne Foodwatch. Pour essayer d’y voir clair, suivez le guide.
· De quoi parle-t-on ?
Pour pouvoir les éviter, d’abord faut-il savoir de quoi on parle. Lorsqu’on parle d’un aliment ultratransformé, « cela signifie que l’aliment d’origine a subi d’intenses transformations physiques, chimiques ou biologiques, par des procédés industriels », définit l’Institut national de la consommation, établissement public récemment disparu.
En outre, un tel aliment « contient des additifs ou des ingrédients dits cosmétiques – car non essentiels à la santé – qui servent à en modifier la texture, le goût ou encore la couleur ou l’arôme, et qui sont uniquement utilisés dans le contexte industriel », complète Foodwatch.
Comme le rappelle l’ONG, ces aliments sont omniprésents puisqu’ils entrent dans la composition de « 6 produits sur 10 dans les supermarchés ».
· Comment s’y retrouver ?
Faute d’étiquetage, il y a plusieurs astuces pour détecter les aliments ultratransformés. Cela passe obligatoirement par la lecture de la liste d’ingrédients. « Au-delà de 5 ingrédients listés, il y a 8 chances sur 10 que ce soit ultratransformé », souligne l’Institut national de la consommation.
Si le produit contient des ingrédients au nom barbare et qui ne sont généralement pas présents dans les placards de cuisine, il est probablement ultratransformé. Quelques exemples donnés par Foodwatch : « Huiles hydrogénées, émulsifiants, maltodextrine, amidons modifiés, etc. »
La présence d’« agents texturants, émulsifiants, colorants, édulcorants ou encore des exhausteurs de goûts » fait également entrer le produit concerné dans la liste des aliments ultratransformés, poursuit l’INC. Ces derniers sont parfois mentionnés « sous forme de code, avec un E suivi de 3 ou 4 chiffres », ou « en se cachant derrière leur nom scientifique ».
Le Nutri-score n’est pas suffisant pour détecter les aliments peu transformés – 12,5 % des aliments ultratransformés sont classés A ou B, selon Foodwatch –, mais certains acteurs commencent à s’intéresser à la question.
Carrefour a ainsi choisi de faire figurer, sur son site Internet, la mention « ingrédients simples » sur les produits de sa propre marque les moins transformés, en s’appuyant sur un cahier des charges établi par une entreprise spécialisée. « La bonne surprise, c’est que 33 % de nos produits peuvent afficher la mention Ingrédients simples selon ce cahier des charges », dit Bertrand Swiderski, directeur de la responsabilité sociale et environnementale chez Carregour, au Parisien. Dans les semaines à venir, Intermarché fera figurer le score Yuka de ses produits sur son site Internet, indique également le quotidien ce mardi 7 avril.
· Produits trompeurs
C’est donc en analysant de près les étiquettes que Foodwatch a remarqué que « des produits dont la composition semble saine peuvent être ultratransformés ». Par exemple, la boîte de filets de thon au citron Saupiquet « contient 13 ingrédients et 4 ingrédients marqueurs d’ultratransformation : des arômes, de l’amidon, ainsi que deux émulsifiants. La gomme guar et la gomme xanthane sont ajoutées pour améliorer l’apparence, le goût, ou la texture du produit. »
Le lait d’amande Alpro (groupe Danone) contient « de la gomme gellane (E418) employée comme gélifiant et comme épaississant », ou encore de la gomme guar (E412) « utilisée comme épaississant et stabilisant ». Cette gomme est également retrouvée dans les « carottes râpées au jus de citron de Sicile Carrefour », tout comme la gomme xanthane.
Même problème pour le Skyr Yoplait, le « P’tit Onctueux au fromage blanc nature sans sucres ajoutés » de Nestlé ou encore les wraps de blé complet de la marque Old El Paso.
· C’est quoi le problème ?
Comme le rappelait récemment l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale), « les preuves des effets néfastes des aliments ultratransformés s’accumulent ». Des analyses de la littérature scientifique montrent que la consommation de ces aliments est associée à « 12 problèmes de santé, notamment l’obésité, le diabète de type 2, les maladies cardiovasculaires, la dépression et la mortalité prématurée toutes causes confondues ».
« La faible qualité nutritionnelle des aliments ultratransformés est bien connue : ils sont riches en graisses/graisses saturées, en sel et/ou en sucres et pauvres en fibres et en vitamines », souligne Foodwatch. Leur recette et leur caractère très appétissant « favorisent un apport alimentaire excessif ».
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Une information à suivre dans les jours à venir.

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