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7 avril 2026France: la controversée loi Yadan sur l’antisémitisme a déjà recueilli plus de 500000 signatures
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Un point rapide sur l'article « France: la controversée loi Yadan sur l’antisémitisme a déjà recueilli plus de 500000 signatures » selon nos journalistes.
Points clés à retenir
Face à la hausse des actes antisémites, le gouvernement français soutient la proposition de loi surnommée « loi Yadan ». Examinée les 16 et 17 avril par le Parlement, elle vise à lutter contre les « nouvelles formes » de l’antisémitisme, en élargissant notamment le délit d’apologie du terrorisme. Mais une pétition contre ce projet de loi a rassemblé, en moins de dix jours, plus de 500 000 signatures au mardi 7 avril en fin de journée. C’est la plus forte mobilisation depuis celle contre la loi Duplomb.
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Pour le camp gouvernemental, la loi Yadan – du nom de Caroline Yadan, la députée macroniste qui la porte – ne serait qu’un outil supplémentaire dans l’arsenal juridique de la lutte contre l’antisémitisme. C’est ce que défend Sylvain Maillard, député du groupe Ensemble pour la République (ex-La République en marche, ex-Renaissance), au micro de Carlotta Morteo : « L’antisionisme est une forme moderne d’antisémitisme. Il faut pouvoir lutter contre et la sanctionner comme n’importe quel antisémitisme. C’est un délit en France, pas une opinion, puni d’un an d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende. »
Des actes terroristes qui seraient qualifiés de « légitime résistance » tomberaient ainsi sous le coup de la loi. Un délit serait également créé pour tout appel à la destruction ou la négation d’un État – Israël, en l’occurrence. Pour la France insoumise, qui a fait de la défense de la cause palestinienne un de ses marqueurs politique, la loi Yadan est une loi bâillon. « Le but de la loi Yadan n’est pas de protéger les personnes juives, mais de protéger la politique israélienne et ses dirigeants », estime Gabrielle Cathala, députée LFI.
Opposés à ce texte, les socialistes et les Verts dénoncent, dans cette proposition de loi, un flou juridique et une essentialisation des juifs de France à l’État d’Israël. Ils s’opposent à une loi inefficace et même contre-productive qui ne fait qu’enflammer le débat, selon l’écologiste Benjamin Lucas : « Est-ce que c’est nécessaire que l’Assemblée nationale passe autant de temps sur un texte qui est liberticide, qui est dangereux et qui fracture en réalité ? »
Le Rassemblement national, de son côté, regrette le timing de cette loi, au vu du contexte géopolitique actuel. Le parti d’extrême droite ne s’est pas encore prononcé pour ou contre l’examen de ce texte, prévu les 16 et 17 avril.
Une mobilisation massive, semblable à celle contre la loi Duplomb
Mardi soir, une pétition lancée sur le site de l’Assemblée nationale appelant les députés à voter contre cette proposition de loi a dépassé le cap symbolique des 500 000 signataires, qui ouvre la possibilité d’organiser un débat, sans vote, dans l’hémicycle. Après la pétition contre la controversée loi Duplomb l’été dernier, c’est la deuxième lancée sur le site de l’Assemblée nationale à atteindre le barre du demi-million de signatures.
Cette mobilisation semble peser sur le note de force politique. En janvier, le texte avait été adopté de justesse en commission, grâce aux voix du bloc central et de l’extrême droite. Les socialistes, qui s’étaient alors abstenus, ont annoncé mardi qu’ils voteraient contre en séance, ce qui pourrait renverser l’équilibre. Le MoDem a exprimé dans la foulée ses réserves, plaidant pour son retrait au moins temporaire de l’ordre du jour.
Interrogée par l’AFP, Caroline Yadan estime que la pétition se fonde « sur des contre-vérités factuelles », indiquant que le texte issu de la commission n’est pas celui déposé fin 2024 mais prend en compte les recommandations émises par le Conseil d’État, qu’elle a elle-même saisi. Auprès de l’AFP, elle affirme que « sa détermination est intacte ».
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Source : www.rfi.fr
Conclusion : Une information à suivre dans les jours à venir.

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