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7 avril 2026Reuters.com
7 avril 2026« Il faut mettre de l’essence dans la voiture, on n’y arrive plus » : les salariés du groupe Cémoi en grève pour leur pouvoir d’achat à Perpignan
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Selon notre équipe, l'article intitulé « « Il faut mettre de l’essence dans la voiture, on n’y arrive plus » : les salariés du groupe Cémoi en grève pour leur pouvoir d’achat à Perpignan » mérite un regard attentif.
Ce qu’il faut garder en tête
Ce mardi 7 avril 2026, les salariés de l’usine perpignanaise du chocolatier Cémoi ont entamé un mouvement de grève illimitée à l’appel de Sud Industrie, FO, l’UNSA et la CGT. Alors que l’entreprise a, selon eux, obtenu des résultats « exceptionnels » en 2025, les syndicats réclament une revalorisation des salaires à la hauteur de ces performances.
« L’enveloppe est 3,5 fois plus petite que l’an dernier alors que les résultats sont exceptionnels. » Pour Olivier Roméro, le délégué syndical Unsa des salariés du siège du groupe Cémoi, implanté avenue Panchot à Perpignan, les propositions sur lesquelles campe la direction dans le cadre des négociations annuelles obligatoires (NAO) ne sont pas acceptables. « En 2024, le bénéfice avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissement (Ebitda) était de 192 millions d’euros, soit 50 millions de plus qu’en 2023, » détaille-t-il. « La direction nous dit que la prime d’intéressement et la participation vont augmenter. Mais même en prenant en compte cette hausse, l’enveloppe globale des NAO est inférieure à celle de l’an dernier d’environ 1 500 euros par salarié. »
D’où la colère des employés perpignanais de Cémoi qui ont stoppé le travail ce mardi matin et se sont installés devant l’usine de chocolat de la zone Torremila. Les syndicats assurent que seule une ligne sur huit tournait en matinée.
Vu les résultats, les salariés ne comprennent pas
Concrètement, selon les organisations syndicales, la direction a proposé dans le cadre des NAO une augmentation générale de 1,3 % pour les salariés et un statu quo pour les cadres. « 1,3 % pour un salarié qui touche 2 000 euros brut par mois, ça représente seulement 26 euros brut, » constate Olivier Roméro.
Côté revendications, l’intersyndicale réclame une revalorisation des salaires de l’ordre de 1,7 %, ainsi qu’une prime de 1 200 à 1 500 euros nets. « Les salariés en ont besoin, plaide la déléguée syndicale FO de l’usine, Karine Sanchez. Il faut mettre de l’essence dans la voiture. On n’y arrive plus. » Le responsable de la section syndicale de Sud Industrie, David Di Fraja, renchérit : « On a su faire des efforts par le passé, mais aujourd’hui, les salariés ne comprennent pas qu’avec des résultats comme ça, on ait moins que l’année dernière. »
Ce mardi, en milieu de journée, les responsables syndicaux espéraient de nouvelles négociations dans l’après-midi ou ce mercredi, tout en promettant que le mouvement se poursuivrait jusqu’à ce qu’ils obtiennent gain de cause.
La direction évoque « des mesures salariales cohérentes au regard de la situation économique »
En réponse au mouvement de grève, la direction du groupe Cémoi déclare « rester ouverte à travailler en étroite collaboration avec toutes les parties prenantes pour atteindre des accords favorables ». Cependant, elle met l’accent sur « un contexte de fortes incertitudes internationales et économiques, de volatilité des coûts industriels et des matières premières et de pression accrue de la concurrence ».
« En complément de leur intéressement-participation, qui atteint pour 2025 environ trois mois de salaire (plus de 5 000 € pour un salarié gagnant 1 600 € net par mois), les 1 700 collaborateurs se sont vu proposer des mesures salariales cohérentes au regard de la situation économique dans laquelle nous évoluons », estime l’entreprise. Selon cette dernière, en comptant les 1,3 % d’augmentation générale, la revalorisation des paniers-repas et l’harmonisation des budgets du comité social et économique « redistribués majoritairement sous forme de chèques-vacances ou autres aides aux salariés« , les propositions formulées dans le cadre des NAO correspondraient à une augmentation de 2 % du salaire net.
« Cette revalorisation de 2 % doit être comparée à l’inflation constatée en France à fin mars qui est de 1,7 % », juge le groupe, qui rappelle par ailleurs avoir engagé un plan d’investissement de 40 millions d’euros, dont 15 millions pour le site de Torremila, sur 2025-2027.
Source : www.lindependant.fr
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