
L’édito du 8 avril. Derrière la libération des otages, une tentative d’isolement d’un Donald Trump de plus en plus imprévisible
7 avril 2026
Travailler 24h/24 et 7j/7 sur les services au Moyen-Orient après les frappes de drones
7 avril 2026Analyse : Cette actualité a retenu notre attention et mérite quelques remarques.
L'équipe éditoriale a étudié « pas d’impact sur les ventes de Shein en France » et partage son avis.
Points clés à connaître
Un mois après son entrée en vigueur, la taxe sur les petits colis n’a pas encore eu d’effet sur les ventes de Shein, qui ont continué de progresser en mars, selon les données fournies à RMC par l’application Joko.
On aurait pu s’attendre à ce qu’elles décrochent. Les ventes du géant asiatique de l’ultra-fast fashion (mode ultra-éphémère) ont au contraire augmenté de 17% entre février et mars, malgré la taxe petits colis. Entrée en application le 1er mars, cette taxe renchérit de 2 euros par catégorie d’articles les colis d’une valeur inférieure à 150 euros qui atterrissent sur le sol français en provenance de pays tiers.
L’application Joko, qui collecte des données bancaires anonymisées, observe que cette taxe n’a pas eu non plus d’incidence en mars sur l’activité de Temu, autre e-commerçant asiatique à bas-coût. « Les deux plateformes maintiennent leur rythme mensuel habituel: pics de consommation en fin et début de mois, creux en milieu de mois. » La tendance de fond est la même en valeur comme en volume, explique Joko, ce qui tend à montrer que la taxe n’a pas non plus eu d’effet sur les prix pratiqués par les deux plateformes.
Une stratégie de contournement efficace
Pour contourner cet obstacle fiscal, la stratégie de Shein est simple: faire atterrir ses avions-cargos en Belgique et aux Pays-Bas et acheminer les colis en camion. Conséquence immédiate: une chute de 92% des déclarations douanières de petits colis à l’arrivée de l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, qui reçoit une majorité écrasante de ces produits.
« Dans le respect du droit de l’Union européenne, une fois les marchandises légalement importées et mises en libre circulation, elles peuvent circuler au sein de l’UE », assume une porte-parole de la plateforme.
Les pays du Benelux n’appliquent pas encore de taxe, mais ce sera le cas à partir de juillet, comme dans toute l’Europe, avec l’adoption d’une taxe de 3 euros pour l’ensemble des Etats-membres. Elle s’accompagnera en novembre 2026 d’une deuxième taxe (dite « frais de traitement ») qui s’élèvera à 2 euros par paquet. Quand ce frais de traitement entrera en vigueur, la taxe française est censée prendre fin.
Cette généralisation à l’échelle européenne est attendue avec impatience à Bercy, où on refuse de parler d’échec. « Cette taxe fonctionne parce qu’elle oblige Shein à réagir et à la contourner, d’autant que cette stratégie ne sera plus possible dans quelques mois », observe-t-on dans l’entourage du ministre du Commerce Serge Papin.
Shein remonte la pente
En attendant, Shein peut même se satisfaire d’une progression de ses ventes de 36% depuis janvier. La plateforme regagne du terrain après avoir atteint un élément bas en décembre, suite à une succession de polémiques ayant conduit ses dirigeants à suspendre volontairement sa market-place pendant plusieurs mois, c’est-à-dire la partie du site où elle permet à d’autres fabricants de vendre leurs produits.
Fin octobre, la découverte d’annonces proposant des poupées pédopornographiques et des armes blanches en libre accès avait conduit à l’ouverture d’une enquête de la Commission européenne.
Quelques jours plus tard, l’inauguration controversée d’un magasin physique au BHV du Marais, à Paris, avait entraîné le départ de plusieurs enseignes en signe de protestation. Le même jour, une opération de contrôle XXL de la répression des fraudes à Roissy montrait qu’un grand nombre de produits non-conformes irriguait le marché français.
En pleine période de faste commercial, entre le Black Friday et les fêtes de fin d’année, les ventes de Shein avaient été divisées de moitié par rapport à l’année précédente.
Étude réalisée grâce à l’analyse des transactions bancaires d’un panel de 1,5 million de personnes, représentatif des 18-64 ans en France.
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : Nous vous tiendrons informés des prochaines évolutions.

9999999
/2026/04/07/69d55fa6a3eb9846803892.png?w=960&resize=960,750&ssl=1)