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7 avril 2026Rues « oubliées » ou mal nommées : pourquoi le maire RN de Carcassonne a signé un « nouvel » arrêté anti-mendicité, cinq jours après un 1er acte attaqué par la Ligue des droits de l’homme
Analyse : Un regard rapide de nos rédacteurs sur cette information.
Notre équipe met en lumière les éléments clés de « Rues « oubliées » ou mal nommées : pourquoi le maire RN de Carcassonne a signé un « nouvel » arrêté anti-mendicité, cinq jours après un 1er acte attaqué par la Ligue des droits de l’homme ».
Ce qu’il est utile de savoir
Le dimanche 29 mars, quelques heures après son élection comme maire en conseil municipal, Christophe Barthès signait son 1er arrêté municipal, sur la « réglementation des activités constituant un trouble à l’ordre public, notamment la mendicité ». Un texte abrogé le vendredi 3 avril. Mais remplacé par un arrêté revu et corrigé, pour modifier le « champ d’application géographique », en intégrant des axes « oubliés » dans l’arrêté initial.
Jeudi 9 avril, le nouveau conseil municipal de Carcassonne entrera dans le vif du sujet de la mandature 2026-2033, avec le débat d’orientation budgétaire. Mais le maire RN Christophe Barthès n’a pas attendu pour faire parler de lui. Bien au-delà de Carcassonne, alors que les médias enchaînaient les sujets sur son choix d’ôter le drapeau européen du fronton de la mairie, l’intimidation de lycéens sur les réseaux sociaux, et son arrêté anti-mendicité, son 1er acte de maire. « C’est très positif, on parle de la ville de Carcassonne », assurait son 2e adjoint Florent Ghisi le mardi 31 mars, sensible aux trompettes de la renommée. Adoptant donc le credo de Léon Zitrone, à qui le web s’accorde pour offrir la paternité de la maxime : « Qu’on parle de moi en bien ou en mal, peu importe. L’essentiel, c’est qu’on parle de moi. »
Mais le vendredi 3 avril, peu ou pas de trace de l’élu dans les médias. Pourtant, moins d’une semaine avoir pris son arrêté anti-mendicité (signé le 30 mars, Ndlr), l’élu d’extrême-droite a dû rejouer du tampon et du parapheur… pour un nouvel arrêté anti-mendicité. Rien de nouveau du côté des « comportements interdits » et de la « consommation d’alcool sur la voie publique », les articles 2 et 3 de l’arrêté version 30 mars portant « réglementation des activités constituant un trouble à l’ordre public, notamment la mendicité ». Ni sur la durée d’une mesure prévue pour s’appliquer jusqu’au 30 juin, du lundi au samedi, de 11 h à 23 h.
C’est du côté du « champ d’application géographique » et l’article 4 qu’il faut se pencher. Car en détaillant les axes sur lesquels elle veut faire cesser « les sollicitations insistantes et répétées de passants », « les occupations prolongées entravant la circulation piétonne » ou « les tensions récurrentes avec des commerçants et usagers », la mairie RN a oublié « l’essentiel ». En tout cas pour elle. L’arrêté du 29 mars évoquait des « plaintes récurrentes […] faisant état d’attroupements répétés aux abords de la place Carnot, des commerces se trouvant rue de la gare ».
Les rues Clemenceau et Cros-Mayrevieille ajoutées
Sauf qu’au paragraphe du secteur Bastide, dans la 1re version de l’arrêté, pas de trace de la rue Clemenceau. Une bonne moitié de cette « rue de la gare », connue de tous les Carcassonnais, mais sans existence administrative. Le 2e arrêté, qui abroge celui du 30 mars, remplace donc la « rue de la gare » par les « rue Georges Clemenceau et rue Courtejaire », et ajoute à la 1re liste l’axe « manquant », tout comme les rues Victor-Hugo et Chartran, les squares Gambetta et Chénier, le bd Varsovie « entre les collèges Varsovie et le Bastion », mais aussi les boulevards Barbès et du Commandant-Roumens. L’occasion, aussi, d’une correction, en citant la place du Général de Gaulle, et non « Charles de Gaulle ». Ajout et rectification, aussi, sur le secteur Cité : en intégrant l’axe qui permet d’entrer dans le monument après la porte Narbonnaise, la rue Cros-Mayrevieille, ou en citant la rue Viollet-le-Duc, et non « Viollet ».
Requête à venir de la ligue des droits de l’Homme
Détails, ou signes d’improvisation ? L’essentiel est sans doute ailleurs. Le vendredi 3 avril, la ligue des droits de l’Homme (LDH) annonçait avoir déposé un recours en annulation de l’arrêté assorti d’un référé-suspension auprès du tribunal administratif de Montpellier. Ce lundi 7 avril, le service juridique de la LDH confirmait que la nouvelle mouture de l’arrêté ferait l’objet d’une requête, à venir. Car pour l’association, comme elle l’a écrit sur son site national le 3 avril, « cet arrêté, sous couvert de supposés troubles à l’ordre public, non étayés par des éléments concrets, vise en réalité à chasser les personnes en situation de précarité d’une partie significative du centre-ville de Carcassonne ».
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Notre équipe continuera à fournir une analyse régulière.

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