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7 avril 2026Valls dénonce les « quatre erreurs » de Macron sur la Nouvelle-Calédonie, notamment son éviction
Analyse : Un résumé des points clés mis en avant par notre rédaction.
Notre équipe propose un aperçu rapide des éléments de « Valls dénonce les « quatre erreurs » de Macron sur la Nouvelle-Calédonie, notamment son éviction ».
Les points essentiels à retenir
ADNAN FARZAT / NurPhoto via AFP
Manuel Valls, ici en août 2025 – photo d’illustration.
• L’ancien ministre des Outre-mer déplore notamment son départ du gouvernement à l’automne 2025.
• Valls soutient la tenue des élections provinciales en juin, malgré le rejet du projet de loi.
Distribution de mauvais points. Manuel Valls, ancien ministre des Outre-mer, a durement jugé la gestion du dossier calédonien, plus que jamais dans le flou après le rejet du projet de loi constitutionnelle à l’Assemblée nationale. Un « camouflet » pour le président de la République qui conduit à « une impasse », juge Manuel Valls.
Le choix des députés de rejeter le projet de loi sans même en débattre « est un cas rare pour une réforme constitutionnelle, qui doit en général faire consensus », pointe l’ancien ministre dans une interview publiée lundi 6 avril par L’Opinion. Il pointe la responsabilité « majeure » d’Emmanuel Macron dans ce dossier et souligne quatre « erreurs » du chef de l’État : le maintien du troisième référendum d’autodétermination en 2021, la nomination au gouvernement de la cheffe de file des loyalistes (le camp favorable au maintien de l’archipel dans la France) Sonia Backès, la présentation au Parlement de la première réforme constitutionnelle sur le corps électoral en 2024… et son éviction lors de la nomination du gouvernement Lecornu.
« Personne n’est irremplaçable mais sur ce dossier, j’avais imprimé un élan qui a été brisé. Je me faisais fort de ramener l’Union calédonienne [principale composante du FLNKS] dans la discussion. Et aussi de convaincre les socialistes avec lesquels j’ai noué une relation constructive sur ce dossier », fait valoir Manuel Valls, qui avait déjà répandu son amertume quelques semaines après la fin de ses fonctions à l’automne. Après son départ, le dossier calédonien a été en partie repris par l’Élysée et un accord « Élysée-Oudinot » a été conclu, en théorie pour remédier aux failles de Bougival, mais toujours sans le FLNKS.
Valls favorable à la tenue des élections (sans dégel)
L’adoption de la motion de rejet à l’Assemblée nationale place le gouvernement dans une posture délicate, avec une échéance critique : l’organisation des élections provinciales prévues au plus tard au 28 juin. Le projet de loi prévoyait leur report ainsi que le dégel du corps électoral pour leur tenue. En l’absence de texte, elles devront se tenir dans les temps et en théorie avec le corps électoral actuel.
Un scénario que Manuel Valls soutient. Ces élections « donneront une légitimité aux élus de la Nouvelle-Calédonie, permettant peut-être de reprendre, après l’été, des discussions », estime-t-il. Il met cependant en garde contre un dégel du corps électoral spécifiquement pour ce scrutin, que réclame le camp des loyalistes qui s’estime sous-représenté dans les scrutins. La situation serait alors « exactement comme en 2024. Le sang a coulé alors. Ne répétons pas la même tragédie », alerte Manuel Valls. L’ancien chef de gouvernement socialiste rejette également l’idée d’une consultation locale, un temps soutenu par sa successeure à l’Outre-mer Naïma Moutchou.
Après le rejet de la motion jeudi, Sébastien Lecornu a annoncé que le gouvernement réunirait « la semaine prochaine » – mardi ou mercredi selon son entourage – les forces politiques signataires de l’accord dit « Bougival ». Désormais tenu à l’écart de ces échanges, Manuel Valls continue lui à plaider pour la mise en place d’un « État associé, une formule que de fait l’accord de Bougival rend possible. » « C’est la seule voie pour éviter la crise larvée permanente qui aboutira à une indépendance sèche dont le seul bénéficiaire serait la Chine », soutient-il.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Cette situation sera suivie de près par notre rédaction.

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