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8 avril 2026Cac 40 : Rasséréné par l’annonce d’une trêve de deux semaines entre les États-Unis et l’Iran, le CAC 40 enregistre sa meilleure séance depuis plus de quatre ans (+4,49%)
Analyse : Nos journalistes proposent quelques éléments à retenir de cette actualité.
Notre équipe analyse l'article « Cac 40 : Rasséréné par l’annonce d’une trêve de deux semaines entre les États-Unis et l’Iran, le CAC 40 enregistre sa meilleure séance depuis plus de quatre ans (+4,49%) » pour en tirer les points essentiels.
Résumé synthétique
(BFM Bourse) – L’indice vedette parisien a enregistré sa plus forte hausse depuis plus de quatre ans, poussant un gros ouf de soulagement après le cessez-le-feu noué entre les États-Unis et l’Iran. Le chemin vers une résolution durable du conflit paraît cependant encore très incertain.
La Bourse de Paris signe bien sa plus forte hausse depuis plus de quatre ans. Son indice phare, le CAC 40 a gagné 4,49% à 8.263,87 points à la clôture de cette séance de ce mercredi 8 avril.
Les investisseurs ont salué avec entrain le cessez-le-feu annoncé par Donald Trump, et le CAC 40 enregistre sa plus forte hausse depuis le 9 mars 2022 (+7,13%). A l’époque le marché voulait croire à une paix possible en Ukraine.
« J’accepte de suspendre les bombardements et les attaques contre l’Iran pendant deux semaines », a déclaré le président américain sur sa plateforme Truth Social un peu plus d’une heure avant l’expiration de son ultimatum.
Téhéran a de son côté fait savoir qu’il cesserait ses attaques si ce cessez-le-feu était respecté et que le trafic dans le détroit d’Ormuz était progressivement rouvert.
Le passage en sécurité dans ce canal stratégique (l’équivalent de 20% de la consommation mondiale de pétrole et de gaz naturel liquéfié y circule quotidiennement) sera possible, a déclaré sur X le ministre des Affaires étrangères iranien, Seyed Abbas Araghchi.
« C’est précisément ce point qui a rassuré les marchés : avec près de 20 millions de barils par jour concernés, toute perspective de normalisation, même temporaire, a déclenché un ajustement violent des prix », souligne John Plassard, de Cité Gestion.
Le pétrole dévisse
À la suite de ces informations, le pétrole dévisse. Le contrat de juin sur le Brent de mer du Nord plonge encore de 13% à 95,10 dollars le baril tandis que celui de même échéance sur le WTI perd 15,6% à 95,32 dollars le baril.
« Les investisseurs anticipent une normalisation progressive du trafic dans le détroit d’Ormuz, ce qui réduit immédiatement la prime de risque géopolitique intégrée dans les prix de l’énergie. Cette détente sur le pétrole ravive mécaniquement les espoirs de désinflation et redonne de la visibilité aux banques centrales, avec en toile de fond la possibilité de baisses de taux plus rapides qu’anticipé », explique Antoine Fraysse-Soulier, analyste de marché pour eToro.
« Mais derrière cette réaction très positive, la prudence reste de mise. Le cessez-le-feu n’est qu’initialement temporaire, limité à deux semaines, et les positions des deux camps restent profondément divergentes. Le marché price aujourd’hui un scénario de normalisation rapide, mais celui-ci reste conditionné à un accord politique encore loin d’être acquis », prévient le spécialiste de marché.
« Derrière ce répit, les fondamentaux géopolitiques demeurent fragiles : des négociations sous forte contrainte, à la fois politique et économique, et un hiatus important entre les deux bases de négociations initiales. En effet, à Téhéran comme à Washington, les positions de départ demeurent éloignées, tant sur le programme nucléaire que sur les sanctions économiques ou la présence militaire américaine », abonde Michaël Nizard, Head of Multi-Asset & Overlay, Edmond de Rothschild AM.
« Le message des marchés est clair : le pire a été évité mais pour que l’optimisme l’emporte durablement, il faudra transformer cette pause tactique en véritable sortie de crise. À défaut, la volatilité pourrait rapidement reprendre ses droits, rappelant que l’équilibre reste, plus que jamais, précaire », insiste-t-il.
Du côté des valeurs, Totalenergies a reculé avec les cours du pétrole, cédant 3,1%. Les autres valeurs du CAC 40 ont profité de cette accalmie sur le front géopolitique, Safran (+10,6%) et Schneider Electric (+9,7%), Société Générale (+9,3%) ayant mené le rebond.
Hors CAC 40, Air France-KLM a rebondi de 11,3%, bénéficiant du recul des cours de l’or noir, synonyme d’une facture carburant moins salée que redouté. D’après l’Association internationale du transport aérien (Iata), le carburant représente généralement entre 25 et 30% des dépenses d’une compagnie aérienne.
Rémy Cointreau a progressé de 5,5% après avoir annoncé son plan stratégique « RC Foward » et une évolution de son organisation pour gagner en agilité et en efficacité.
Du côté des petites et moyennes capitalisations, Riber a flambé de 28% après la papier de ses comptes annuels 2025.
Sur les devises, l’euro progresse face au dollar, gagnant 0,8% face au dollar à 1,1691 dollar.
Sabrina Sadgui – ©2026 BFM Bourse
Source : www.tradingsat.com
Conclusion : La rédaction continuera à observer cette actualité pour informer ses lecteurs.

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