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8 avril 2026
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8 avril 2026des élus américains invoquent le 25e amendement pour destituer Donald Trump après ses propos sur l’Iran
Analyse : Voici un aperçu des faits selon nos journalistes.
L'équipe éditoriale a étudié « des élus américains invoquent le 25e amendement pour destituer Donald Trump après ses propos sur l’Iran » et partage son avis.
Résumé rapide
Quatre-vingt-cinq démocrates de la Chambre des représentants ont demandé au vice-président JD Vance de destituer le président américain ce mardi. La rengaine s’est même propagée jusque dans les rangs de ses anciens soutiens.
C’est une petite musique qui court à Washington depuis quelques semaines. Alors que les propos virulents du président américain Donald Trump — qui menaçait ce mardi de «détruire» la civilisation iranienne — heurtent par leur virulence et leur absence totale de retenue oratoire, plusieurs élus du Congrès et personnalités politiques américaines évoquent la possibilité d’une destitution du président américain via le 25e amendement de la Constitution.
Quatre-vingt-cinq élus démocrates de la Chambre des représentants ont ainsi demandé au vice-président JD Vance de destituer le président ce mardi, rapportait ce mercredi le média américain Axios. «Il semble avoir perdu le contrôle», a ainsi accusé le sénateur démocrate Jack Reed, quand l’élue progressiste Alexandria Ocasio Cortez alertait sur «les facultés mentales du président [qui] sont en train de s’effondrer». Le sénateur démocrate du Connecticut Chris Murphy n’avait pas de mots assez forts pour qualifier l’état psychologique de l’occupant de la Maison Blanche. «Si j’étais un membre du cabinet Trump, je passerais Pâques à appeler des juristes constitutionnels au sujet du 25e amendement. C’est complètement, totalement délirant. Il a déjà tué des milliers de personnes. Il va en tuer des milliers d’autres», alertait-il.
La rengaine s’est même propagée jusque dans les rangs des anciens soutiens de Trump. En témoignent les propos de Marjorie Taylor Greene, ancienne alliée du président qui avait démissionné en janvier de la Chambre des représentants. «Le 25e amendement !!! Pas la moindre bombe n’a été tirée contre l’Amérique. Nous ne pouvons pas tuer une civilisation entière. C’est maléfique et de la folie», a harangué mardi matin sur X l’ancienne trumpiste, qui s’était attiré les foudres de Donald Trump pour avoir ouvertement critiqué la gestion de l’affaire Epstein.
Continuité du pouvoir
Cet amendement prévoit qu’un président puisse être déclaré «inapte» à exercer ses fonctions. «Si le vice-président et une majorité des principaux fonctionnaires des départements exécutifs font parvenir au président du Sénat et au président de la Chambre des représentants une déclaration écrite les avisant que le président est dans l’incapacité d’exercer les pouvoirs et de remplir les devoirs de sa charge, le vice-Président assumera immédiatement ces fonctions en qualité de président par intérim», pointe ainsi la section 4 de l’amendement mentionné, section ajoutée à la Constitution après l’assassinat de John Kennedy. Concrètement, cette mesure est censée organiser la continuité du pouvoir si le président est en incapacité intellectuelle d’exercer ses fonctions – par exemple si ce dernier tombe dans le coma.
Dans ce cas, une majorité du cabinet (huit sur quinze) peut user de cet amendement en signant une déclaration attestant que le président est inapte. La déclaration est ensuite transmise aux présidents de la Chambre des représentants et du Sénat. Donald Trump perdrait alors ses pouvoirs, tout en conservant son titre. Mais le locataire de la Maison Blanche peut cependant contester la décision dans la foulée. En cas de désaccord persistant, le Congrès tranche : une majorité des deux tiers à la Chambre des représentants et au Sénat est nécessaire pour maintenir le vice-président comme président par intérim.
Destitution inenvisageable
Toutefois, une telle destitution serait aujourd’hui a priori inenvisageable, au vu de la composition du cabinet – largement acquise à Donald Trump, comme celle du Congrès, à majorité républicaine. Et la Maison-Blanche n’accorde d’ailleurs que peu de crédit à de telles suppositions. Cité par The Hill, Davis Ingle, porte-parole de la présidence, y voyait ainsi un signe de la «faiblesse» et de «l’inefficacité» des démocrates au Congrès. «Ils parlaient déjà de destituer le président Trump avant même son investiture» en janvier 2025, a-t-il également relativisé.
Ce n’est effectivement pas la première fois que Trump fait face à de telles critiques. En janvier 2021 déjà, alors que les partisans du président américain avaient envahi le Capitole pour protester contre le résultat des élections présidentielles, la présidente démocrate de la Chambre des représentants Nancy Pelosi avait appelé à recourir au 25e amendement, alors que Donald Trump devait rendre les clés de la Maison Blanche à son successeur Joe Biden le 20 janvier. «Si Mike Pence [le vice-président de l’époque, NDLR] ne le action pas, les démocrates de la Chambre procéderont à une procédure d’impeachment», avait-elle déclaré. Plusieurs élus démocrates et républicains lui avaient d’ailleurs emboîté le pas, mais la proposition n’avait pas abouti.
La santé mentale du président américain est sujette à de nombreuses discussions ces derniers mois, alors que l’intéressé multiplie les palinodies sur la gestion des conflits internationaux. «Ouvrez le Putain de Détroit, espèce de tarés, ou vous vivrez en Enfer – VOUS ALLEZ VOIR. Gloire à Allah», s’adressait-il mardi aux Iraniens, quelques heures avant la mise en place d’un cessez-le-feu. Il avait pourtant répété à l’envi quelques jours plus tôt que le sort du détroit stratégique l’indifférait totalement. Le milliardaire s’est également contredit plusieurs fois sur les objectifs militaires de Washington en Iran, notamment sur la question de l’uranium.
Procédure d’impeachment
Le 25e amendement n’est toutefois pas le seul moyen par lequel les démocrates envisagent de priver Donald Trump du pouvoir. Le sénateur du Massachusetts Ed Markey ou Seth Moulton, élu du même État à la Chambre des représentants, ont appelé à lancer une procédure d’impeachment contre le président américain. «Si les républicains ne conservent pas la Chambre [lors des élections de mi-mandat, NDLR], une troisième procédure de destitution est à prévoir», a également déclaré l’ancien membre républicain du Congrès et ex-chef de cabinet de la Maison Blanche, Mark Meadows, dans un message posté sur X.
Déclenchée par la Chambre des représentants, cette procédure nécessite un vote à la majorité simple à la Chambre, puis un vote à la majorité des deux tiers au Sénat pour aboutir. Elle implique pour sa part que le président soit condamné «pour trahison, corruption ou autres crimes et délits majeurs» – cette dernière n’étant pas définie précisément – par le Sénat, qui agit de ce fait comme une cour de justice. Au cours de son premier mandat, Donald Trump a déjà eu à faire face à deux procédures d’impeachment, qui ont échoué.
Source : www.lefigaro.fr
Conclusion : Une information à suivre dans les jours à venir.

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