
le CAC 40 s’envole après le cessez-le-feu en Iran, des valeurs en hausse de plus de 10%
8 avril 2026Reuters.com
8 avril 2026Analyse : Cette nouvelle fait l'objet d'une attention particulière de notre équipe éditoriale.
Un résumé concis de « En Indonésie, le gouvernement dans le déni face à la crise énergétique » selon notre équipe.
Points importants
À la une de l’édition de Tempo du 6 au 12 avril, le président indonésien Prabowo Subianto, à gauche, et ses ministres sont assis sur une bonbonne de gaz à la jauge dangereusement basse et semblent tous très embêtés. “Carburant sous pression, gaz introuvable”, titre l’hebdomadaire de Jakarta.
Alors que la plupart des grandes économies asiatiques importatrices ont pris des mesures d’urgence pour amortir le choc énergétique et préparer leurs populations au pire, le gouvernement indonésien, dont au moins 25 % des importations de pétrole et 30 % de gaz liquéfié transitent par le détroit d’Ormuz, affiche un optimisme suspect.
Depuis le début de la crise au Moyen-Orient, Jakarta s’emploie à répéter que la situation reste sous contrôle, grâce à des réserves couvrant 21 jours de consommation, et que les prix domestiques seront préservés. Le Japon, pourtant bien mieux doté avec plus de huit mois de stocks, a immédiatement puisé dans ses réserves stratégiques.
Déni de réalité
Pour Tempo, cette posture relève d’un dangereux déni de réalité, qui expose directement les finances publiques dans un contexte de prix à la consommation largement subventionnés. Chaque dollar supplémentaire sur le baril de pétrole brut alourdit de plusieurs centaines de millions de dollars la charge des subventions énergétiques. Une surcharge qu’il espère contenir par des mesures ciblées, comme le rationnement du carburant à 50 litres par jour et le télétravail partiel.
Mais “ces mesures peinent à convaincre qu’elles pourront combler le trou budgétaire causé par l’augmentation des subventions et des compensations”, écrit Tempo, dont l’efficacité est en outre questionnée. “La majorité des travailleurs ne se déplace pas en voiture” et le plafond fixé reste largement supérieur à la consommation moyenne.
La question du gaz s’avère encore plus critique, souligne le journal. Car “s’il est possible de limiter les déplacements pour économiser du carburant, une pénurie de gaz domestique devient rapidement une question de survie” pour des millions de ménages qui en dépendent pour cuisiner.
“Il est temps d’augmenter les prix des carburants”, titre l’un des articles du numéro, “la seule option crédible pour sauver le budget de l’État”. Si cette décision impopulaire est politiquement risquée, reconnaît le journal, un “effondrement du budget de l’État serait bien plus lourd de conséquences”. “Pour un président qui se veut ‘Tigre de l’Asie’, le moment est venu de rugir, pas de miauler”, conclut Tempo.
Source : www.courrierinternational.com
Conclusion : Quelques points à garder à l'esprit selon notre rédaction.

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