
Roland Lescure veut « s’assurer que ce que nous avons vu à la hausse, on le verra à la baisse »
8 avril 2026
quand OpenAI veut transformer l’IA en temps libre pour les salariés
8 avril 2026la principale organisation de l’hôtellerie-restauration vent debout contre Serge Papin qui veut permettre d’utiliser les titres-restaurant le dimanche
Analyse : Voici les points saillants relevés par nos journalistes.
Notre équipe met en lumière les éléments clés de « la principale organisation de l’hôtellerie-restauration vent debout contre Serge Papin qui veut permettre d’utiliser les titres-restaurant le dimanche ».
Points essentiels
Principal syndicat patronal de l’hôtellerie-restauration, l’Umih appelle les parlementaires à s’opposer à la future proposition de loi sur la réforme des titres-restaurant.
Alors que le gouvernement avance sur la réforme des titres-restaurant, l’Umih appelle les parlementaires à s’opposer à la future proposition de loi. « Ce texte n’est pas une simple mesure technique », mais « un choix politique lourd de conséquences », a affirmé le principal syndicat patronal de l’hôtellerie-restauration dans une lettre ouverte aux parlementaires, cosignée par le président confédéral de l’Umih, Thierry Marx, et par le président national de l’Umih Restauration, Franck Chaumès, qui y voient « une faute ».
Le ministre des PME et du Commerce, Serge Papin, avait annoncé samedi que la réforme des titres-restaurants ferait l’objet d’une proposition de loi « d’ici l’été » qui pourrait être adoptée « avant la fin de l’année ». Cette réforme, en gestation depuis plusieurs années, a été retardée par les multiples changements de gouvernement.
Invoquant une « mesure de pouvoir d’achat » et de « liberté », Serge Papin avait confirmé que la possibilité d’utiliser les titres-restaurant pour payer ses courses alimentaires en supermarché, qui court jusqu’à fin 2026, sera pérennisée. « Quelques aménagements » au dispositif actuel seront proposés, comme la possibilité pour « tous les salariés » de « l’utiliser le dimanche », avait-il ajouté, évoquant également la « dématérialisation complète » des titres ainsi que « la possibilité d’en faire don à une association agréée ».
« Un titre-caddie »
Serge Papin « prépare l’opinion » en « multipliant les interventions médiatiques pour présenter cette réforme comme une avancée en matière de pouvoir d’achat », or « derrière ces mots soigneusement choisis, la réalité est toute autre », déplore l’Umih. Cette réforme va « transformer en profondeur, et en silence, la nature même du titre-restaurant » et « le faire basculer vers un titre-caddie qui profite à la grande distribution ».
« En rompant ce lien direct avec le repas […], vous en changeriez radicalement la nature » et « rien ne garantira que ce dispositif conserve demain sa spécificité, ni même son existence », avance le syndicat patronal dans sa lettre ouverte.
Cette réforme « organise un transfert massif de richesse » en faveur de la grande distribution, regrette l’Umih. « Pour de nombreux établissements, les titres-restaurant représentent entre 10% et 20% du chiffre d’affaires », voire « jusqu’à 40% dans certaines zones d’activité », selon le syndicat, qui évoque « des milliers d’entreprises » mises « directement en danger ». La proposition faite par l’Umih d’introduire un double plafond d’utilisation des titres-restaurant, qui garantirait « une part dédiée à la restauration », a été « ignorée » par Serge Papin qui a « fait le choix de passer en force », déplore-t-il.
« En votant ce texte […] vous choisirez un camp », affirme l’organisation patronale à l’adresse des parlementaires. Ces mesures sont « irresponsables » dans un « contexte budgétaire critique », car elles reviennent « à subventionner les courses alimentaires d’une partie des Français », d’autant plus qu’une telle subvention est « profondément inéquitable », poursuit-elle, car les salariés en bénéficiant représentent « seulement 15% de la population active ». « L’argent public est mobilisé pour financer les courses de certains, pendant que d’autres n’y ont pas accès », appuie l’Umih.
Utilisation le dimanche
Selon l’Umih, cette réforme va également « affaiblir » le secteur de la restauration. La généralisation de la possibilité d’utiliser les titres-restaurant le dimanche, intégrée dans le projet de loi, est « une mesure trompe-l’œil » car « les salariés qui travaillent le dimanche et dont l’employeur a activé la dérogation » peuvent déjà le faire et « un nombre croissant de surfaces commerciales » ouvrent ce jour-là, poursuit le syndicat.
Par ailleurs, « cette réforme soulève une question de crédibilité politique » car Serge Papin, ex-patron de Système U (aujourd’hui Coopérative U) est « issu de la grande distribution » et « défend une mesure qui bénéficie directement à ce secteur ». « Le doute s’installe. Peut-être est-il infondé. Mais il est inévitable », assure l’Umih.
Nés à la fin des années 1960 en France, les titres-restaurant sont utilisés aujourd’hui par plus de cinq millions de salariés pour régler des repas et des courses alimentaires chez quelque 244.000 commerçants.
Source : www.bfmtv.com
Conclusion : Notre rédaction reste attentive à l'évolution de cette actualité.

9999999
