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Pourquoi y a-t-il autant d’accidents sur les passages à niveau ? – franceinfo
8 avril 2026Analyse : L'équipe a relevé certains éléments clés de cette actualité.
Les journalistes partagent leur point de vue sur « les agriculteurs à bout face à la prolifération des… lapins ».
Ce qu'il faut connaître
Le lapin de garenne est-il devenu un nuisible? Dans l’Hérault, sa prolifération pose un problème aux agriculteurs. En effet, ce lapin qui mange les cultures, mais aussi les arbres ou les vignes représente un gros manque à gagner pour les maraîchers et agriculteurs du secteur.
C’est un nouveau fléau. Dans l’Hérault, 19 communes font face à la prolifération des lapins de garenne, devenus des nuisibles qui mangent les cultures des agriculteurs. Ces derniers sont à bout. C’est le cas de Baptiste Aberlenc. Il est maraîcher et ça fait trois ans qu’une partie de sa production part entre les dents de ces lapins.
« Là, ils ont mangé toutes les feuilles des haricots sur le premier mètre. Et donc tous ces haricots-là, ne pousseront pas », déplore-t-il au micro de RMC.
Après, il y a les salades à côté. Celle-là, on les a plantés jeudi dernier. Il y avait déjà des salades avant, mais les lapins avaient tout mangé. C’est comme si on avait perdu l’équivalent de 750 salades qu’on a dû replanter à la place. Pour nous, c’est autour de 30.000 euros de pertes. Chaque année, c’est à peu près ça. Et la première année où on avait eu des problèmes avec les lapins il y a trois ans, c’était la moitié du chiffre d’affaires qu’on avait perdu”, pointe-t-il.
Pour limiter les pertes, Baptiste a investi 10.000 euros pour clôturer ses trois hectares. Mais à chaque fois, les lapins ont fini par trouver un chemin pour passer. La semaine dernière, il a donc doublé son grillage en espérant que ça fonctionne cette fois-ci.
“Ce que j’ai appris sur ces trois ans, c’est qu’il ne faut pas crier victoire trop vite. On peut être vite déçu et finalement se dire que ce qu’on a fait ça ne sert à rien. Mais bon déjà jusqu’à la fin du printemps, on va pouvoir travailler et après, on se pose la question si on plante les cultures de juillet-août, ou alors si on met le frein et on se dit qu’on attend six mois pour voir et pour essayer d’arrêter de perdre de l’argent”, assure-t-il sur RMC Story.
Des lapins qui mangent tout, des salades aux vignes
Dans cette zone, tous les agriculteurs sont concernés, car les lapins mangent tout. Les salades, les choux, le blé, mais aussi les troncs des arbres fruitiers qu’ils grignotent et qui à terme peut tuer l’arbre tout simplement. Ils s’attaquent aussi aux vignes. Pascal Bianchetto est vigneron et il en a fait la mauvaise expérience sur des vignes qu’il venait de planter.
“Sur trois hectares, ils nous ont mangés 1,5 hectare qu’il a fallu qu’on replante à la main. On perd deux ans et sur la totalité de la parcelle, on a perdu la moitié de la récolte. On est en train de tout clôturer, mais bon le grillage pour nous ce n’est pas une solution. Il faut trouver une solution pour qu’il y ait beaucoup moins de lapins sinon on ne pourra plus rien faire pousser. Donc on aura des champs plein d’herbe”, souligne-t-il.
Une prolifération que constate aussi Sylvain, auditeur de RMC. “Je sors très tôt pour promener mon chien. Des lapins, j’en vois des centaines et des centaines tous les jours. C’est impressionnant la quantité qu’il y a dans notre secteur”, indique cet habitant de Mauguio.
Un lapin résistant
Si ces lapins prolifèrent autant dans cette zone, c’est déjà à cause de leur rythme de reproduction. Une femelle peut avoir 3 à 5 portées par an avec à chaque fois 4 à 12 lapereaux. Mais il y a aussi, la myxomatose ou le VHD deux maladies qui touchent habituellement les lapins de garenne et qui ici ne semblent pas atteindre les individus.
C’est ce qu’explique Karine Salmeron Larion, responsable administrative de la coopérative agricole de Mauguio:
“On a un lapin résistant aux maladies du lapin. Et même si à chaque période il y a quelques individus qui sont touchés, ça ne suffit pas à enrayer la prolifération”, appuie-t-elle.
Elle s’interroge aussi sur la meilleure manière de lutter contre la prolifération de l’espèce qui s’est installée du côté de Mauguio en 2018. “Le lapin nécessite une coordination solide et fine parce qu’ils vont toujours plus vite que nous, ils se reproduisent tous les trois mois ».
« Donc il faut vraiment agir de concert. Il faut en période de chasse, la chasse de jour, en période de non-chasse, les fureteurs, les louvetiers la nuit. Il faut venir détruire les garennes (les terriers des lapins) parce que si on laisse les garennes vides, elles vont se repeupler très rapidement”, appuie-t-elle.
La préfecture a déjà mis en place des moyens en allongeant par exemple la période de chasse pour cette espèce, autorisant leur piégeage toute l’année, déployant des louvetiers en renfort dans la zone.
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : Notre équipe continuera à fournir une analyse régulière.

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