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Selon nos experts, « les enseignants appellent l’État à en « profiter » pour « faire mieux école » » mérite une attention particulière.
Points essentiels
La secrétaire générale du syndicat FSU-SNUipp Aurélie Gagnier a appelé le ministre de l’Éducation nationale Edouard Geffray à profiter de la baisse de la natalité pour réduire le nombre d’enfants par classe, plutôt que de supprimer des postes d’enseignants comme l’État l’envisage.
Le ministère de l’Éducation nationale prévoit 1,7 million d’élèves en moins dans 10 ans. Des projections que le ministre Edouard Geffray utilise notamment pour justifier les fermetures de classes à venir.
Le ministère explique cette projection par la baisse continue des naissances et de la natalité depuis 2010, qui s’est accélérée ces dernières années. Conséquence: dans 10 ans, les effectifs diminueraient de 15% en primaire, jusqu’à 30% dans l’académie de Paris. Et cette baisse touchera ensuite le collège et le lycée. Il faut donc revoir « l’offre scolaire » selon le ministre de l’Éducation Édouard Geffray.
Au grand dam des enseignants. Le syndicat FSU-SNUipp a fait le calcul pour RMC, à la rentrée prochaine, c’est déjà plus de 3.000 fermetures de classes en primaire qui se profilent. Un chiffre exceptionnel, du jamais vu selon le syndicat. Ces fermetures sont « dramatiques », estime, sur RMC, Aurélie Gagnier, secrétaire générale et porte-parole du FSU-SNUipp. « C’est moins de classes, ça va être dans certains endroits moins d’écoles, voire plus du tout d’école. Car dans la ruralité, l’école se résume parfois à une seule classe. »
Profiter de cette baisse de natalité
Sans nier la baisse de la natalité, les syndicats demandent à ce qu’elle n’entraîne pas des suppressions de postes mais plutôt une amélioration des conditions d’encadrement et une baisse du nombre d’élèves par classe.
« Pour nous moins d’élèves, ça ne veut pas dire moins de profs. Il faut faire mieux école. L’école en ce moment est en difficulté. On a envie de dire au ministre ‘prenons cette démographie, prenons cette baisse, gardons le même nombre d’enseignants et faisons baisser mécaniquement le nombre d’élèves par classe' », plaide Aurélie Gagnier au micro du Morning RMC.
Cet avis est partagé par Romain, directeur d’une école primaire. Ce dernier regrette l’analyse « uniquement théorique et mathématique » faite par le ministère. « Il y a des chiffres dont on parle peu, c’est le taux d’encadrement, et on fait partie des pays où le nombre d’élèves par prof est le plus élevé. C’est une bonne occasion de réduire ce taux d’encadrement », estime-t-il dans les Grandes Gueules.
« Il faut continuer à recruter des profs, mais pour prendre en charge la difficulté scolaire et le remplacement. Il faut plus d’un enseignant par classe », insiste la syndicaliste.
La porte-parole FSU-SNUipp appelle Edouard Geffray à « profiter de cette baisse démographique », et à améliorer « les conditions de travail », tout en mettant l’accent sur la formation du personnel scolaire.
Une qualité d’enseignement moins bonne
Pour de nombreux professionnels du secteur, le gouvernement fait fausse route. En réduisant le nombre d’enseignants, la qualité de l’éducation baisse selon Fatima Aït Bounoua, professeure de lettres. « Cette année, je suis une plus mauvaise prof que l’année dernière. L’année dernière, j’avais un établissement. Cette année, je suis sur deux établissements. L’année dernière, quand j’étais dans le même établissement, entre midi et 14 heures, quand un élève voulait me parler, je restais avec lui. Maintenant, entre mes midis et 2h, je change d’établissement », avoue l’enseignante.
Selon Matthieu, directeur d’un collège, l’État doit surtout s’adapter « aux nouveaux besoins » de l’Éducation nationale. « On a des besoins qui sont nouveaux, qui ne sont plus forcément des besoins d’enseignement, mais plutôt d’accompagnement, de type AESH, voire d’éducateurs spécialisés », analyse-t-il.
Professeure pendant 12 ans, désormais reconvertie dans la formation à l’handicap, dans le Gers, Priscilla estime la suppression des postes d’enseignants « inévitable ». Pour autant, elle plaide pour une introspection de l’Éducation nationale qui doit « regarder son fonctionnement ».
« Je ne dis pas qu’il ne faut pas revoir les effectifs des enseignants puisqu’on va perdre 1,7 million d’élèves. Mais est-ce que ça ne pourrait pas être l’occasion de repenser un système qui ne fonctionne pas, de revoir le rythme scolaire », conclut l’ancienne enseignante, qui exhorte les Français à arrêter de « se comparer » aux autres pays.
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : Quelques points à garder à l'esprit selon notre rédaction.

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