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8 avril 2026Analyse : Notre équipe vous propose un aperçu synthétique de cette information.
Selon nos experts, « Obnubilé par LFI, Retailleau dit découvrir l’enquête visant un sénateur de son parti » mérite une attention particulière.
Points clés à retenir
Bruno Retailleau sur France inter ce 8 avril 2026
Bruno Retailleau a une obsession : la France insoumise. Le président des Républicains a été jusqu’à lancer un « observatoire des villes LFI » afin de les mettre « sous surveillance » et n’exclut pas de « saisir la justice » pour dénoncer des mesures prises par les élus insoumis. Mais toute cette énergie consacrée aux adversaires semble l’avoir détourné des affaires qui entachent son propre parti.
Ce mercredi 8 avril, l’ancien ministre était l’invité de la matinale de France Inter. Après avoir évoqué son « observatoire » de La France insoumise, les journalistes l’ont interrogé sur des propos du sénateur Thierry Meignen, ex-maire du Blanc-Mesnil vaincu aux municipales. Dans un chronique du journal Le Monde paru le 23 mars, le maire LR déchu menace de mort la contributeur Nassira El Moadem, autrice d’un livre-enquête sur les pratiques douteuses de sa municipalité.
Depuis la chronique de l’article du Monde, la collaborateur a reçu le soutien de quelques rares personnalités politiques. Mais côté LR, silence radio. Et ce mercredi encore, il a fallu beaucoup d’insistance de la part des journalistes pour que le président du parti consente à réagir.
Sans avoir « lu l’enquête », Retailleau évoque un « écart de langage »
Car Bruno Retailleau s’est d’abord indigné d’une tentative des journalistes de, assure-t-il, « mettre sur le même plan » Les Républicains et la France insoumise. Puis il a accusé la radio de « banaliser la brutalisation » de la vie politique. Avant d’évoquer, sans lien apparent avec la question, la mort du militant néofasciste Quentin Deranque. « La Jeune garde (mouvement antifasciste, ndlr) c’est moi qui l’ai dissoute. Cette Jeune garde dissoute est impliquée dans la mort d’un homme (…) et monsieur Mélenchon justifie. Vous estimez que c’est correct ? », a-t-il embrayé.
Face à la éditeur qui lui rappelait que sa question ne portait pas sur le mouvement de Jean-Luc Mélenchon, mais sur le sien, Bruno Retailleau persiste. « Vous voulez banaliser en prenant tel ou tel élu qui a fait un écart de langage. C’est lamentable », a poursuivi l’ancien ministre, avant d’accuser les journalistes de « se comporter comme les alliés objectifs de monsieur Mélenchon et des insoumis ».
Ce n’est qu’après une nouvelle relance pour savoir si, oui ou non, il condamnait les menaces de mort formulées par Thierry Meignen, avec qui il siège au Palais du Luxembourg, que Bruno Retailleau a fini par répondre… pour expliquer qu’il n’était pas totalement au fait de ce dossier qui fait pourtant l’objet d’une enquête judiciaire. « Je n’ai pas encore lu cette enquête. J’apprends les termes ce matin. Vous me l’apprenez (les propos du sénateur, ndlr) donc je vais regarder et je vais le convoquer. Je n’ai jamais rien laissé passer », a rapidement évacué Bruno Retailleau à propos d’un dossier rendu public il y a plusieurs semaines. Avant d’immédiatement revenir sur à son sujet préféré : « Très franchement, la façon dont cette question est posée pour évacuer la dangerosité de LFI en dit très très long sur les sous-entendus et les arrière-pensées de la question. »
Depuis son départ du gouvernement, Bruno Retailleau s’est lancé à corps perdu dans deux combats, la présidentielle à laquelle il est candidat et la lutte contre la France insoumise. Mais le terrain est miné. Sa candidature anticipée passe mal dans son parti, tout comme ses positions ambiguës vis-à-vis de l’extrême droite. Lui minimise la fronde interne et préfère attaquer ses adversaires. Mais là encore, sa stratégie n’est pas sans risque. Car concentrer ses attaques sur les villes insoumises, c’est aussi ouvrir la porte à une riposte similaire de LFI sur les villes tenues par LR. Ces dernières étant plus nombreuses, les chances d’erreurs de gestion y sont mathématiquement plus grandes. Attention au retour de bâton, qu’il vienne de ses propres troupes ou de ses adversaires.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Notre équipe gardera un œil sur l’évolution de la situation.

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