
Marie, 22 ans, avait succombé dans un accident de la route aux Angles : le conducteur condamné à 30 mois de prison avec sursis
8 avril 2026
L’Allemagne doit-elle cesser d’envoyer en prison les gens qui fraudent dans les transports ?
8 avril 2026Prix des carburants : « Il y a des enfants à bord, on veut rentrer chez nous »… Des pêcheurs en colère bloquent les ports de Corse, des passagers immobilisés à bord d’un ferry en Italie désespèrent
Analyse : Quelques éléments à retenir de cette nouvelle selon nos journalistes.
L'équipe propose un aperçu synthétique de « Prix des carburants : « Il y a des enfants à bord, on veut rentrer chez nous »… Des pêcheurs en colère bloquent les ports de Corse, des passagers immobilisés à bord d’un ferry en Italie désespèrent ».
Points clés à retenir
Des pêcheurs corses bloquent depuis mardi les bateaux de passagers et de marchandises dans les six ports de l’île. Les agriculteurs ont rejoint le mouvement ce mercredi.
Le blocage des principaux ports de Corse par un jeune syndicat de défense des pêcheurs, débuté mardi 7 avril matin, se poursuivait ce mercredi selon la préfecture qui a annoncé une rencontre avec les pêcheurs.
Ceux-ci ont été reçus en préfecture à Ajaccio à 17h00.
« Au cœur de la colère : le prix moyen du litre de gazole pêche détaxé, passé de 64 centimes début mars à 1,09 euro aujourd’hui. Une hausse liée à la crise au Moyen-Orient, mais aggravée par une spécificité locale insupportable pour les professionnels », indique Corse Matin.
D’après un pêcheur ajaccien, ce montant est « 50 centimes plus cher que sur le Continent ». Les professionnels jugent la remise gouvernementale de 20 centimes insuffisante et exigent un alignement sur les prix nationaux.
Des agriculteurs, notamment du syndicat agricole Via Campagnola (Confédération paysanne) qui soutient le blocus des ports, ont rejoint le mouvement sur terre dans l’après-midi avec la mise en place « de barrage filtrant sur le port d’Ajaccio », a déclaré à l’AFP, le président du syndicat, Jean-Dominique Musso.
« On a pris l’engagement de suivre les pêcheurs jusqu’au bout tant qu’ils n’obtiennent (pas) une aide sur le prix du carburant et on pourra même amplifier le mouvement », a-t-il ajouté.
« On restera sûrement même cette nuit »
Sur l’île, on dénombrait « sept navires à quai et trois en attente de débarquer », a précisé la préfecture.
Un bateau de croisière pouvant transporter 6 800 passagers était attendu à 09h30 à Ajaccio mais ne s’est pas présenté, a précisé à l’AFP la préfecture, ajoutant qu’un bateau gazier et un bateau bétonnier ont également annulé leur venue.
Dans un communiqué diffusé mardi soir, la préfecture a appelé à « la levée immédiate des blocages des emprises portuaires corses qui portent un grave préjudice aux ménages et aux entreprises corses sans apporter de solution aux professionnels concernés ».
Cette levée du blocus ne semble pas à l’ordre du jour pour le syndicat pour la défense des pêcheurs en Corse, à l’origine du mouvement depuis mardi.
« On est resté toute la nuit et on restera sûrement même cette nuit car les négociations sont au point mort », a déclaré mercredi à l’AFP Joseph Sanna son porte-parole.
« Tant qu’on n’est pas à un niveau équitable entre la Corse et le continent on ne bougera pas. Ce n’est que 50 centimes mais quand on fait le compte, à la fin c’est énorme », a-t-il ajouté.
Le « Collectif » réunissant les chambres de commerce, d’agriculture et d’artisanat de l’île ainsi que les organisations représentatives du BTP, du vin, de la grande distribution, des avocats ou encore des experts-comptables ont appelé à « la levée des blocus ». Dans un communiqué, le Collectif qui représente plusieurs milliers d’emplois réclame et « la poursuite du dialogue » avec les pouvoirs publics.
« On se sent prisonniers et pris en otage »
Corse Matin rapporte que plusieurs automobilistes qui attendaient de pouvoir prendre le ferry à destination de Toulon, avaient fait le déplacement jusqu’en Balagne (Haute-Corse) avant de rebrousser chemin.
D’après le quotidien, de nombreux voyageurs corses sont bloqués à Livourne, en Italie, depuis mardi soir, alors que le navire de la Corsica Ferries sur lequel ils se trouvent n’a pas pu accoster en Corse et a dû faire demi-tour en direction de son port de départ.
« On n’a pas de solution, Personne n’est joignable à Bastia à la compagnie. Il y a des enfants à bord. On n’a plus d’affaires. Le personnel nous offre des repas, mais la situation devient intenable. On ne peut pas sortir du port. On se sent prisonniers et pris en otage », déplore une habitante de Furiani, bloquée à Livourne.
« On aimerait que le bateau se rapproche des côtes. On veut rentrer chez nous ! », désespèrent les voyageurs.
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Notre rédaction reste attentive à l'évolution de cette actualité.

9999999
