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8 avril 2026témoin d’un vol à l’étalage dans son magasin, un employé s’interpose et se fait licencier pour avoir désobéi aux consignes de sécurité
Analyse : Notre rédaction a examiné les faits et propose un résumé rapide.
Voici notre analyse rapide sur « témoin d’un vol à l’étalage dans son magasin, un employé s’interpose et se fait licencier pour avoir désobéi aux consignes de sécurité ».
Points clés à connaître
L’affaire, révélée par le Guardian dimanche 5 avril dernier, a provoqué un tollé outre-Manche dans un contexte de recrudescence des vols à l’étalage.
Un cri de détresse face au fléau des vols à l’étalage. Au Royaume-Uni, un employé de la chaîne de supermarchés Waitrose a été licencié quelques jours après s’être interposé devant un voleur qui tentait de dérober des chocolats de Pâques. Invoquant le non-respect des consignes de sécurité, l’enseigne anglaise assure que «la procédure appropriée a été suivie», même si l’affaire, révélée par le Guardian dimanche 5 avril dernier, a provoqué un tollé outre-Manche.
Tout commence dans un magasin du sud de Londres où Walker Smith, un employé de 54 ans, travaille depuis 17 ans. Ce dernier vaque à ses occupations habituelles lorsqu’un client l’alerte au sujet d’un homme ayant rempli son sac d’œufs en chocolat Lindt, vendus 13 livres pièce (environ 15 euros). L’individu est un récidiviste, assure le vendeur, qui s’empresse de lui saisir le sac des mains. S’ensuit une lutte de quelques secondes jusqu’à ce que le sac ne se déchire et que le voleur ne décide de s’échapper.
Walker Smith explique alors avoir saisi puis jeté un œuf tombé par terre en direction des chariots de supermarché, «par frustration» et sans viser personne selon son témoignage. Si l’incident en est resté là dans un premier temps, les problèmes se sont ensuite accumulés pour le quinquagénaire, réprimandé par son responsable et contraint de s’excuser. M. Smith a expliqué qu’on lui avait précédemment demandé de ne pas intervenir auprès des voleurs à l’étalage.
«Intérieurement, je pleurais»
«J’ai vu ça se produire à chaque heure de chaque jour pendant les cinq dernières années. Il y a de tout, des toxicomanes aux adolescents, qui volent des babioles ou qui sortent avec des bouteilles de vin. On n’a pas le droit de faire quoi que ce soit», se lamente-t-il dans les colonnes du Guardian. L’employé pointe du doigt des défaillances de sécurité. Selon lui, les agents ne sont plus présents dans son magasin les lundis et mardis car «les vols à l’étalage ne sont pas suffisamment signalés».
Malgré ces défaillances, il confie avoir regretté son geste : «Quand je suis rentré chez moi, je me suis donné des coups de poing en me disant : “Pourquoi ai-je fait ça ?” ». Sans doute pressentait-il ce qui allait se passer ensuite. Deux jours plus tard, Walker Smith est en effet convoqué à un entretien préalable au licenciement. «Waitrose, c’est comme ma famille», déclarera-t-il comme un ultime plaidoyer, sans succès.
«J’ai essayé de rester fort et je n’ai pas dit un mot, mais intérieurement, je pleurais. Ils m’ont fait sortir par la porte de derrière, près des poubelles. Je me sentais tout simplement démoralisé», complète celui qui d’emménager dans son propre studio après avoir vécu en colocation pendant 25 ans. Souffrant d’anxiété, un trouble dont ses responsables avaient connaissance, il s’inquiète désormais de savoir comment il va pouvoir garder un toit au-dessus de sa tête.
Tollé général sur les réseaux sociaux
«Je ne sais pas trop ce qu’il va advenir de cet endroit maintenant. Je risque de me retrouver sans domicile. Ma confiance est au plus bas en ce moment (…) Je ne suis pas quelqu’un de mauvais, de violent ou d’agressif. J’étais juste frustré de voir ça jour après jour sans que Waitrose ne fasse grand-chose pour y remédier», conclut M. Smith, qui a pu compter sur un élan populaire après la édition de l’article du Guardian.
Une collecte de fonds lancée en son nom a permis de récolter plus de 4000 livres, tandis que l’enseigne a essuyé un tollé général sur les réseaux sociaux. Outre les appels au boycott, certains politiques ont pris la parole sur le sujet comme Chris Philp, porte-parole de l’opposition chargé des affaires intérieures, qui a écrit au directeur de la chaîne pour lui faire savoir que, si le gouvernement et la police doivent redoubler d’efforts pour lutter contre le vol à l’étalage, «le personnel des magasins et le public doivent eux aussi être soutenus et encouragés à intervenir».
«Waitrose s’est comporté de manière honteuse en licenciant M. Smith. Je vous exhorte à le réintégrer immédiatement, à lui présenter vos excuses et à lui verser une prime pour son courage et son initiative», relate encore le Telegraph, qui a eu vent de cette lettre. «La sécurité du personnel doit passer avant tout. Mais licencier un employé de longue date dans ces circonstances envoie un message tout à fait erroné. Cela pénalise ceux qui agissent, tandis que les délinquants restent impunis», complète l’élu conservateur.
Recrudescence des vols à l’étalage
De son côté, Lord Walker, président exécutif d’Iceland, une chaîne de supermarchés concurrente, a flairé le bon coup de communication en publiant un message sur LinkedIn pour inviter à rejoindre l’entreprise. «Vous êtes le bienvenu chez nous», écrit-il, relevant non sans humour qu’ils portent tous deux «le même prénom». Alors que Waitrose avait dans un premier temps refusé de communiquer sur le sujet, l’entreprise basée à Bracknell a finalement réagi par la voix de son porte-parole en expliquant que «les articles parus à ce sujet ne reflètent pas l’intégralité des faits».
«Bien que nous ne puissions jamais discuter d’un cas particulier, nous pouvons vous assurer que la procédure appropriée est suivie, y compris une procédure d’appel standard, avance-t-il. En tant qu’employeur responsable, nous ne voulons en aucun cas nous retrouver dans une situation où nous devrions annoncer une tragédie à des familles parce que quelqu’un a tenté d’empêcher un vol. Aucun des articles que nous vendons ne vaut la peine de risquer des vies.»
«En ce qui concerne la surveillance, nous veillons à ce que nos magasins disposent d’un niveau de surveillance approprié, qui est constamment ajusté en fonction du niveau de risque», ajoute l’enseigne en réponse à d’éventuelles failles de sécurité. Cet incident survient dans un contexte de recrudescence des vols à l’étalage au Royaume-Uni. Selon les derniers chiffres du gouvernement, les infractions de ce type ont augmenté de 5% en Angleterre et au Pays de Galles au cours de l’année se terminant en septembre 2025.
Source : www.lefigaro.fr
Conclusion : Notre rédaction suivra les développements à venir et partagera des analyses.

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