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8 avril 2026« Un nouveau train de mesures sera présenté dans les jours qui viennent », assure la ministre de l’Agriculture – franceinfo
Analyse : Notre équipe propose une synthèse des points importants.
Notre rédaction partage quelques remarques sur « « Un nouveau train de mesures sera présenté dans les jours qui viennent », assure la ministre de l’Agriculture – franceinfo ».
Points essentiels de l’article
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Temps de lecture : 5min – vidéo : 8min
Annie Genevard, ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Souveraineté alimentaire, était l’invitée des 4 V sur France 2, mercredi 8 avril.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription de l’interview ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.
France Télévisions : Vous présentez mercredi 8 avril au Conseil des ministres votre loi d’urgence agricole. Mais d’abord, les agriculteurs sont touchés de plein fouet, comme de nombreux Français, par la hausse des prix du carburant. Le gouvernement prépare de nouvelles mesures d’aide pour les secteurs les plus en difficulté. Est-ce que les agriculteurs en feront partie ?
Annie Genevard, ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Souveraineté alimentaire : Oui, bien sûr, les agriculteurs sont très concernés par la hausse des carburants et par la hausse du prix du gaz pour les engrais. D’abord, une bonne nouvelle, cette nuit [du mardi 7 au mercredi 8 avril], il semblerait qu’un cessez-le-feu et une réouverture du détroit d’Ormuz se profilent.
Sur les aides, la FNSEA, par exemple, réclame 30 centimes d’aide par litre.
Oui, c’est effectivement la demande d’un syndicat. Il est clair que les agriculteurs, comme les pêcheurs, comme les transporteurs, sont au cœur des mesures qui ont été prises et qui devront probablement être complétées. C’est ce à quoi nous travaillons en ce moment, mais le Premier ministre l’avait bien spécifié aux agriculteurs en disant que le premier volet d’aide n’était pas pour solde de tout compte.
Et comment pouvez-vous les aider ? Il y a des prêts qu’on dit « flash », mais avec un taux qui, disent certains agriculteurs, n’est pas si intéressant que ça. Ils ont besoin de trésorerie. Comment est-ce qu’on peut aller plus loin ?
C’est ce à quoi nous travaillons, mais je ne veux pas anticiper la réponse. En tout cas, il est clair qu’un nouveau train de mesures sera présenté dans les heures ou les jours qui viennent.
Olivier Gantois, le président de l’Union française des industries pétrolières, estime qu’il pourrait y avoir une baisse à la pompe de 5 à 10 centimes par litre dans les prochains jours après le cessez-le-feu auquel vous faites allusion. Est-ce que vous y croyez ?
Je pense que si le conflit cesse, même momentanément, cela aura une incidence sur le prix des carburants y compris sur le carburant agricole, pour lequel je vous rappelle que le gouvernement a choisi d’éteindre ce qu’on appelle les droits d’accise, la fiscalité du gasoil non routier qui est le carburant des agriculteurs. Nous avons déjà pris des mesures qui ont une traduction budgétaire. Dans le budget 2026, c’est 1,3 milliard d’allègements de droits d’accise sur le carburant agricole.
Très concrètement, pour les automobilistes, demain, 10 centimes en moins sur le litre de gasoil ou d’essence, cela vous paraît plausible ?
En tout cas, nous l’espérons tous parce qu’on voit bien à quel point cela complique énormément la vie de ceux qui ont besoin de leur voiture pour travailler. Je suis issue d’un territoire rural. On est obligé de prendre sa voiture pour travailler. Et puis, c’est très angoissant pour les Français parce qu’ils n’ont pas de visibilité. Le prix du carburant pèse très lourdement dans les budgets, et j’entendais des reportages qui disaient que les gens se restreignaient sur l’alimentation. Cela a aussi une incidence sur le monde agricole.
Vous présentez une loi d’urgence agricole en Conseil des ministres mercredi 8 avril avec une grande part faite à la gestion de l’eau. Les associations environnementales vous accusent d’avoir cédé face aux syndicats agricoles, notamment lorsque vous supprimez l’obligation de réunions publiques pour un projet de stockage. Comment expliquez-vous cet arbitrage en faveur des agriculteurs ?
Je crois qu’il faut en finir avec la guerre de l’eau. Les violences qui se sont déroulées au moment de Saint-Soline n’ont plus leur place dans ce débat. Revenons à des choses factuelles. En France, on irrigue 7 % des terres. C’est très peu par rapport à d’autres pays européens. En Espagne, par exemple, 50 % des terres sont irriguées. Il faut lâcher du lest sur le principe du stockage. Revenons à des choses de bon sens. Vous avez vu cet hiver les inondations ? Si on avait stocké un peu de cette eau qui a ravagé des territoires entiers pour l’été où elle manque cruellement, c’est du bon sens. Alors, il ne s’agit pas de faire n’importe quoi. Il s’agit de pouvoir donner aux agriculteurs de quoi produire notre alimentation. On ne peut pas produire sans eau. Nous avons, dans cette loi, acté le principe que le stockage de l’eau dans les territoires où elle manque et à des moments où elle va être utile, c’est quelque chose qui relève du bon sens et de l’utilité.
Ce n’est pas au détriment de la lutte pour l’environnement.
Pas du tout. On ne prive pas le territoire de l’eau. On la prend à un moment où elle sera en abondance pour des moments où elle manquera. Et le préfet sera là pour juger la pertinence des projets de stockage, pour autant qu’ils s’intègrent dans un projet collectif.
Et il pourra donner des autorisations temporaires d’ailleurs, même si la justice bloque un projet.
Le projet de loi vise à permettre le stockage de l’eau dans les territoires où c’est utile à la production alimentaire. Et on ne la prend pas à d’autres. On la stocke à un moment où elle est très abondante. C’est tout. Et le préfet sera là pour dire si le projet est pertinent, s’il ne conduit pas à un préjudice environnemental. Il faut faire confiance aussi à ceux qui connaissent les réalités locales. Il faut sortir de cette guerre de l’eau et de ces accusations qui sont infondées.
Cliquez sur la vidéo pour regarder l’entretien en intégralité
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Notre équipe gardera un œil sur l’évolution de la situation.

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