
Les premières prévisions majeures de la saison des ouragans dans l’Atlantique prévoient une saison inférieure à la moyenne
9 avril 2026des premières frappes au cessez-le-feu
9 avril 2026Analyse : Notre rédaction met en avant les points essentiels à retenir.
Selon nos experts, « Au lendemain du cessez-le-feu, quelle est la situation au Moyen-Orient ? » mérite une attention particulière.
Résumé synthétique
La journée avait été une des plus tendues depuis le début du conflit. Le mardi 7 avril, alors que son ultimatum adressé à l’Iran arrivait à expiration, Donald Trump menaçait de faire “disparaître” la civilisation iranienne si Téhéran ne se pliait pas à ses exigences. Pendant de nombreuses heures, le monde entier a retenu son souffle, avant que, dans un revirement dont il a le secret, le président américain n’annonce un cessez-le-feu de deux semaines avec l’Iran. Depuis, la guerre entre les États-Unis et la République islamique est en effet entrée dans une sorte de pause, puisque l’Iran n’a pas fait l’objet de bombardements. Néanmoins, ce constat ne vaut pas pour d’autres pays du Moyen-Orient comme les Émirats arabes unis, le Koweït et Bahreïn, qui ont tous été touchés par des frappes iraniennes le mercredi 8 avril. Mais c’est le Liban qui connaît la situation la plus grave.
Israël l’a fait savoir de façon très claire après l’annonce du cessez-le-feu par Trump. Pour l’État hébreu, cette trêve ne concerne que l’Iran, et pas le Liban, où Tsahal mène une guerre de plus en plus intense contre le Hezbollah. Preuve en sont les bombardements menés par Israël le mercredi 8 avril, qui ont fait plus de 200 morts et un millier de blessés dans le pays en seulement dix minutes. De loin la journée la plus meurtrière au Liban depuis le début du conflit.
La poursuite de la guerre israélienne contre le Hezbollah risque d’ailleurs d’avoir de graves répercussions sur les négociations directes qui doivent être entamées entre Téhéran et Washington. En effet, rapporte L’Orient-Le Jour, “le président iranien, Masoud Pezeshkian, a déclaré que les frappes israéliennes sur le Liban constituent des violations de l’accord de cessez‑le‑feu entre Téhéran et Washington, et il a ajouté que des négociations de cessez‑le‑feu avec les États-Unis n’auraient ‘pas de sens’ tant que ces attaques se poursuivent, et que ‘l’Iran ne laissera pas tomber le peuple libanais’.” Probablement effrayé par la perspective que ce deuxième théâtre de guerre n’éloigne l’espoir d’une paix, de nombreux pays ont appelé à ce que le cessez-le-feu englobe explicitement le Liban. Peut-être acculé par la pression internationale, en fin d’après-midi, Benjamin Nétanyahou a déclaré qu’“Israël entamera des négociations avec le Liban ‘dès que possible, compte tenu des appels répétés du Liban en faveur de l’ouverture de négociations directes avec Israël’”, note The Times of Israel. Selon le média établi à Jérusalem, ces pourparlers “porteront principalement sur le désarmement du Hezbollah et l’établissement de relations pacifiques entre Israël et le Liban”. À en croire Axios, ce dénouement aurait été le résultat “d’une pression exercée par les États-Unis” sur l’État hébreu, même si le média américain, qui affirme avoir parlé avec une source haut placée, estime qu’“Israël n’appliquera pas de cessez-le-feu au Liban”.
C’est une des zones névralgiques de cette guerre, notamment pour son importance prépondérante dans l’économie mondiale. Le détroit d’Ormuz, dans le golfe Arabo-Persique, par où, avant le début du conflit, circulait 20 % du pétrole mondial, a été presque totalement fermé à la circulation par l’Iran, ce qui a causé de lourdes répercussions sur l’économie mondiale. Donald Trump voulait coûte que coûte sa réouverture, mais celle-ci n’est pas encore complètement effective, malgré le cessez-le-feu, constate, de Londres, le Financial Times. “Seule une poignée de navires ont été autorisés à emprunter cette voie maritime cruciale depuis l’annonce de la trêve entre l’Iran et les États-Unis”, constate le média britannique, qui explique ensuite les raisons de cette non-reprise de la circulation. “Les Gardiens de la révolution islamique ont affirmé que la navigation dans le détroit avait cessé à la suite de l’attaque israélienne contre le Liban mercredi, que Téhéran a qualifiée de violation du cessez-le-feu.” Par ailleurs, note de son côté le Corriere della Sera, “Téhéran exige désormais un péage des embarcations qu’il autorise à passer”. Une sorte de taxe qui s’élèverait, selon le média italien, “à 1 dollar par baril de pétrole transporté, à payer en cryptomonnaies”.
Si le cessez-le-feu a suspendu les bombardements américains sur l’Iran, cela ne veut pas dire pour autant que les forces militaires des États-Unis vont quitter le Moyen-Orient. Cela a été réaffirmé avec force par Donald Trump au soir du 8 avril, lorsqu’il s’est fendu d’un message très explicite à ce sujet sur Truth Social, rapporte, d’Atlanta, CNN. “Tous les navires, aéronefs et membres du personnel militaire américains, ainsi que les munitions, les armes et tout autre équipement jugé approprié et nécessaire à la poursuite et à la destruction d’un ennemi déjà considérablement affaibli resteront sur place”, a écrit le président américain sur son réseau social. Dans la suite de son message, le locataire de la Maison-Blanche a promis une reprise des hostilités si jamais un accord définitif satisfaisant avec l’Iran n’était pas trouvé.
Pour la première fois depuis le début de cette guerre, des négociateurs iraniens et américains devraient se rencontrer au Pakistan. “Islamabad se prépare à accueillir ce week-end des réunions qui retiendront l’attention du monde entier”, lance Al-Jazeera, selon qui ces négociations directes commenceront le samedi 11 avril (le vendredi 10 avril, selon d’autres sources). De hauts représentants de la diplomatie des deux pays seront présents, annonce le média qatari, puisque “la Maison-Blanche a confirmé que le vice-président américain J. D. Vance dirigerait la délégation américaine, accompagné de Steve Witkoff, l’émissaire principal de Donald Trump, et de Jared Kushner, le gendre du président. En ce qui concerne l’Iran, la délégation devrait être dirigée par le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, et le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi.” Une rencontre qui confirme encore une fois le rôle essentiel de médiateur qu’endosse le Pakistan depuis le début du conflit.
Source : www.courrierinternational.com
Conclusion : Quelques éléments à garder en tête pour suivre cette actualité.

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