
Donald Trump met en garde l’Iran contre tout péage dans le détroit d’Ormuz
9 avril 2026Reuters.com
9 avril 2026Analyse : Notre équipe vous propose un aperçu synthétique de cette information.
Voici l'avis général de nos rédacteurs sur « des drones français ultra-performants pour déminer la zone ? – franceinfo ».
Les faits essentiels
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Temps de lecture : 3min – vidéo : 3min
L’Iran affirme qu’une grande partie du détroit d’Ormuz est minée, et que les bateaux qui tenteront de passer exploseront. Il existe très peu d’entreprises capables de déminer les mers. Une société française a conçu un navire de pointe, qui grâce à des drones très performants, peut détecter et neutraliser les mines en mer. France Télévisions a été autorisée à filmer l’un de ces bateaux, qui vient d’être livré en Belgique.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
C’est un fleuron de la marine belge, mais livré par la France. « Voici le navire anti-mines du futur, un concept avant-gardiste, beaucoup de pays nous regardent », souligne l’amiral Tanguy Botman, commandant de la Marine belge, qui détient à bord une arme de pointe pour déminer les mers. Ce petit bateau entièrement automatisé, sans pilote, est construit lui aussi par une entreprise française. Pour l’amiral, ce nouvel équipement est plus que prometteur : « L’ancien type de navire traitait une mine à la fois, tandis que celui-ci, grâce à l’emploi de plusieurs drones de manière simultanée, pourrait traiter plusieurs actions en même temps. »
En mer, la vedette sans pilote part sur la zone à déminer. À son bord, deux engins jaunes ressemblant à des torpilles. Ce sont en fait des drones navals. Ils vont détecter et identifier chaque mine. Puis, un troisième drone part, sa tête blanche chargée d’explosifs. C’est lui qui neutralisera la cible.
Jusque-là, le chasseur de mines et son équipage devaient entrer dans la zone de danger. Avec ces drones navals, le gros navire continuera de superviser les opérations, mais de très loin. « Il n’y a plus personne dans le champ de mines. Tout se fait avec des systèmes sans équipage. Le risque pour l’humain est réduit à zéro », pointe l’amiral.
L’industriel français qui a conçu ce système possède un site de production en Belgique. Ces drones sont bourrés de technologies, équipés de plusieurs sonars pour cartographier les fonds marins. Ils retransmettent en temps réel toutes les informations et ils sont ultra-silencieux. « La particularité, c’est qu’ils sont réutilisables. Ils sont vraiment construits pour détecter quelque chose sans être détectés », explique Ward De Grieve, formateur Exail.
Plusieurs centaines de drones navals sortent annuellement de ces usines qui tournent à plein régime. Avant même la guerre au Moyen-Orient, les capacités de production ont doublé chaque année en raison de la menace russe en mer : « L’OTAN a dernièrement signé un contrat pour la livraison de plusieurs centaines de drones qui seront absolument utilisables par les différentes marines qui utilisent ces systèmes », précise Ward De Grieve.
Un seul drone naval vaut entre 100 000 et plusieurs millions d’euros. Mais un gros navire chasseur de mines peut coûter dix fois plus. « C’est moins coûteux pour les contribuables. Quand on est capable de réaliser avec un système de drones ce qu’on devait réaliser avec des frégates ou des chasseurs de mines tripartites, c’est véritablement un bouleversement », assure Thomas Buret, directeur général d’Exail.
Nul ne sait si l’Iran a bien piégé le détroit d’Ormuz. Selon l’industriel français, la campagne de déminage pourrait durer plusieurs semaines, voire plusieurs mois.
Source : www.franceinfo.fr
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