
Netanyahou : "nous avons le doigt sur la gâchette"
9 avril 2026
EN DIRECT -«L’Amérique est de retour», Trump prévient que les forces américaines resteront déployées «en Iran et dans les environs» jusqu’à un accord définitif
9 avril 2026Analyse : L’équipe éditoriale a repéré les points les plus pertinents.
Selon notre équipe, l'article intitulé « en dépit du cessez-le-feu, la circulation dans le détroit d’Ormuz toujours “à l’arrêt” » mérite un regard attentif.
Points importants
“Chaque élément” des pourparlers de paix négociés ces derniers jours par le Pakistan pour mettre autour de la table les États-Unis et l’Iran sera “délicat”, mais l’avenir du détroit d’Ormuz, “peut-être plus que tout autre”, remarque The Atlantic.
De fait, au premier jour du fragile cessez-le-feu entre Washington et Téhéran, “les responsables américains observaient si l’Iran allait tenir sa promesse de rouvrir le détroit, que Téhéran avait militarisé en réponse au conflit”, note The New York Times.
Donald Trump avait fait mardi de la réouverture “immédiate, complète et sûre” de la voie maritime la condition sine qua non du cessez-le-feu. Mais mercredi soir, “rien ne semblait indiquer une reprise significative du trafic maritime à travers cette voie d’eau truffée de mines”, selon le quotidien américain.
“Le trafic dans le détroit était toujours à l’arrêt mercredi, selon les médias d’État iraniens et les services de surveillance du trafic maritime”, confirme à son tour The Washington Post. Le quotidien cite l’agence Fars, proche des Gardiens de la révolution, qui précise “si deux pétroliers ont transité en début de journée avec l’autorisation requise, le trafic a cessé depuis”.
Éviter les mines
Ce sont les bombardements massifs de l’armée israélienne sur le Liban – qui ont fait, selon un dernier bilan, 182 morts et près de 900 blessés – qui semblent avoir changé la donne. Les Gardiens de la Révolution iraniens ont en effet affirmé “qu’il s’agissait là d’une violation du cessez-le-feu” et ont “suspendu tout transit à travers le détroit”, rapporte Al-Jazeera.
Pour compliquer encore la situation, les Gardiens de la Révolution ont annoncé jeudi matin qu’ils avaient mis en place “des itinéraires de navigation alternatifs dans le détroit d’Ormuz afin d’aider les navires à éviter d’éventuelles mines marines”, ajoute le média qatari.
Le statut du détroit – fermé, ouvert ? Miné, pas miné ? – restait donc pour le moins “obscur”, jeudi matin, note la chaîne panarabe. Mais s’il est “effectivement” miné, “la situation s’avérera fort complexe”, analyse-t-elle. “Car même si les parties concernées s’accordent pleinement pour en autoriser la réouverture, le déminage du Golfe et de ce point de passage stratégique pourrait prendre des semaines, des mois, voire des années”.
Retrouver la confiance
Dans un chronique analysant les nombreux obstacles à un retour à la normale sur le détroit, The Guardian ne cache pas son pessimiste. Même si la détente entre Washington et Téhéran se confirme et que “les centaines de pétroliers bloqués dans le Golfe recommencent à transiter”, les analystes “craignent que cela ne suffise pas à ramener les flux de pétrole, de gaz, de produits chimiques et autres marchandises vitales à leurs niveaux d’avant la crise”, écrit-il.
“Les analystes du secteur maritime préviennent qu’il faut beaucoup de temps aux compagnies maritimes pour retrouver la confiance nécessaire pour réemprunter des routes dangereuses”, souligne le quotidien britannique.
Et la sécurité n’est pas la seule source d’inquiétude. Axios rappelle que les Iraniens souhaitent désormais, dans le cadre des négociations de paix, que les navires “s’acquittent d’un péage – un scénario qui préoccupe les autorités du monde entier depuis des semaines”. D’autant que le président américain a lui-même suggéré que Téhéran et Washington pourraient “gérer conjointement” un tel système de péage dans le détroit.
Craintes liées à un éventuel péage
Politico a parlé à des acteurs de l’industrie pétrolière, vent debout contre un tel projet, qui ont contacté dès mercredi “la Maison-Blanche, le secrétaire d’État Marco Rubio et le vice-président J.D. Vance pour protester” contre cette mesure, “envisagée comme condition aux pourparlers de paix”.
“Nous n’avions pas à faire ça avant”, s’étrangle un consultant du secteur, sous couvert d’anonymat. “Et je pensais que nous avions gagné la guerre. À chaque occasion que nous avons de parler au gouvernement, nous leur disons : “Mais qu’est-ce qui vous prend ?” ”.
Outre le coût supplémentaire – évalué 2,5 millions de dollars par cargaison, “en raison des droits de passage et de la hausse des primes d’assurance” – l’industrie pétrolière craint qu’une telle décision ne crée “un précédent, incitant des pays comme Singapour et la Turquie à instaurer, eux aussi, des péages sur des routes commerciales majeures telles que le détroit de Malacca et le Bosphore”.
Source : www.courrierinternational.com
Conclusion : Notre équipe continuera d’examiner les faits et de proposer des analyses.

9999999