
Comment Benyamin Netanyahou a convaincu Donald Trump de frapper l’Iran
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« Kit de prévention », « bouton d’alerte », « parcours de réadaptation »… Comment le gouvernement veut s’attaquer à la hausse des arrêts-maladies – franceinfo
9 avril 2026Analyse : L’équipe éditoriale propose un résumé des informations principales.
Selon notre équipe, l'article intitulé « Guerre en Iran : pourquoi le Pape devient un acteur géopolitique » mérite un regard attentif.
Résumé pour le lecteur
La scène se passe à Washington, en janvier dernier. Nous sommes au Pentagone, le ministère de la guerre. Et ce jour-là, c’est un invité un peu surprenant qui déambule dans les couloirs : le représentant du Pape aux États-Unis, le nonce apostolique Christophe Pierre. Il a été convié par un cadre de l’administration Trump, le sous-secrétaire à la guerre.
L’objet de cette réunion ? Convaincre le Vatican de soutenir la politique étrangère américaine, selon The Free Press Ouverture dans un nouvel onglet. Le média américain parle même d’une « leçon de morale » administrée au représentant du Pape. Sur le mode : « Les États-Unis ont la puissance militaire, ils peuvent agir comme ils veulent, alors vous feriez mieux de faire avec ».
La Maison-Blanche a confirmé l’existence de ce rendez-vous, qu’on ignorait jusqu’ici. Elle dément en revanche avoir mis la pression sur le Vatican. Le Vatican, lui, n’a pas souhaité faire de commentaires.
Est-ce un hasard ? Quelques jours avant ce rendez-vous, le Pape avait publiquement critiqué la politique de Donald Trump…
Sans jamais nommer le président américain, bien sûr, mais l’allusion était transparente.
« Une diplomatie qui promeut le dialogue est en train d’être remplacée par une diplomatie de la force », avait souligné Léon XIV, dans son discours aux ambassadeurs. Avant d’ajouter : « la guerre est revenue à la mode ».
Alors l’administration Trump s’est manifestement sentie visée.
D’où cette convocation. Au mieux pour amadouer, au pire pour circonvenir l’émissaire du Pape. Léon XIV est perçu comme une voix hostile au Trumpisme.
D’autant que Donald Trump a lui-même invoqué à plusieurs reprises la religion dans sa guerre contre l’Iran.
Avec cette image incroyable : le bureau ovale rempli de pasteurs évangéliques, qui prient aux côtés de Donald Trump pour la réussite de cette opération. C’était le 5 mars dernier, une semaine après les premières frappes.
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Au Pentagone, le ministre de la Guerre a lui aussi organisé une prière. Pete Hegseth a demandé à Dieu d’offrir à l’armée américaine, je cite, « une violence d’action écrasante contre ceux qui ne méritent aucune pitié ». Le même Pete Hegseth porte des tatouages qui font références aux croisades.
Des scènes qui nous paraissent irréelles en Europe, mais qui semblent normales pour la frange fondamentaliste qui entoure Donald Trump. Elle voit dans cette guerre contre l’Iran un combat biblique, messianique.
Une interprétation qu’apprécie peu le Pape. Durant la messe des Rameaux, Léon XIV a cité la Bible : « Même si vous faites beaucoup de prières, je n’écouterai pas : vos mains sont pleines de sang. »
Léon XIV, c’est un peu l’anti-Trump ?
Tous deux sont de nationalité américaine, mais les points communs ne sont pas légion.
L’un est aussi discret que l’autre est exubérant ; l’un plaide sans relâche pour le droit international ; l’autre le voit comme une vieillerie et lui préfère la force.
Alors Léon XIV a-t-il l’espoir d’influencer, à défaut de Donald Trump, les catholiques revendiqués dans son entourage ? Notamment Marco Rubio, le chef de la diplomatie, et surtout JD Vance, le vice-président, converti en 2019 ?
Peut-être… Mais si la voix du Pape porte contre la guerre, c’est aussi pour un autre raison. Au moment où l’ONU est critiquée, démonétisée, l’Eglise conserve sa posture d’autorité morale. Avec son réseau mondial d’émissaires, le Vatican parle à tous.
Et puis le Pape a un dernier avantage, par rapport aux chefs d’Etats classiques. Il n’a pas vraiment à craindre les représailles de Donald Trump.
Qui imagine le Vatican menacé par des droits de douane ? Ses seules exportations sont des idées spirituelles, avouons-le, assez peu taxables.
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Les évolutions seront analysées par notre équipe pour vous tenir informés.

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