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9 avril 2026L’ambassadeur de France en Iran assure qu’il n’y a « pas eu d’échange » entre Cécile Kohler et Jacques Paris d’un côté et l’Iranienne Mahdieh Esfandiari de l’autre
Analyse : Les rédacteurs ont examiné cette actualité pour en tirer quelques conclusions.
Voici quelques observations de notre rédaction sur « L’ambassadeur de France en Iran assure qu’il n’y a « pas eu d’échange » entre Cécile Kohler et Jacques Paris d’un côté et l’Iranienne Mahdieh Esfandiari de l’autre ».
Faits marquants
Les autorités iraniennes avaient émis le souhait d’échanger leur ressortissante, Mahdieh Esfandiari, accusé d’apologie de terrorisme en France contre Cécile Kohler et Jacques Paris. Invité de BFMTV ce mardi, l’ambassadeur de France en Iran a assuré qu’il n’y a pas eu de « contrepartie ».
Quelques heures après le retour en France de Cécile Kohler et Jacques Paris – anciennement détenus par Téhéran -, Pierre Cochard, ambassadeur de France en Iran l’affirme sans équivoque: « il n’y a pas (eu) d’échange » entre Cécile Kohler et Jacques Paris d’un côté et l’Iranienne Mahdieh Esfandiari de l’autre.
« Il y a eu des discussions qui ont débuté dès leur détention et qui se sont intensifiées depuis un an au niveau du président de la République et du ministre (des Affaires étrangères », mais « on ne peut pas parler de contrepartie. C’est une négociation complexe dans laquelle plusieurs éléments sont entrés en ligne de compte », soutient Pierre Cochard ce mercredi 8 avril sur le plateau de BFMTV.
Après trois ans et demi de détention en Iran, Cécile Kohler et Jacques Paris ont pu de nouveau fouler le sol national ce mercredi. Lors de vacances en 2022, ils avaient été arrêtés par les autorités iraniennes pour « espionnage » et placés en détention à la prison d’Évin.
Des « parallèles » faits par les Iraniens
Dans un entretien télévisé le 11 septembre 2025, le ministre des affaires étrangères iranien, Abbas Araghtchi, avait émis le souhait d’échanger les deux Français contre une de leur ressortissante Mahdieh Esfandiari, placée sous contrôle judiciaire en France, dans l’attente de son procès. Elle était accusée d’apologie du terrorisme sur les réseaux sociaux.
« Il y a des parallèles qui sont faits par nos interlocuteurs iraniens c’est leur droit. Pour nous, il n’y a (eu) pas d’échange », insiste l’ambassadeur de France en Iran.
« Il y a eu une exigence constante de libérer Jacques et Cécile qui sont innocents. Il a donc fallu mettre en œuvre petit à petit cette décision en parlant à des interlocuteurs qui, pour certains d’entre eux, étaient convaincus que ces deux personnes devaient être libérées », poursuit Pierre Cochard.
« Une décision du juge »
En février dernier, l’Iranienne a été finalement condamnée à un an de prison ferme assorti d’une interdiction définitive du territoire pour apologie du terrorisme et assignée à résidence.
« C’est le juge français qui a décidé de condamner Mahdieh Esfandiari (…). Elle a effectué presque un an de prison, donc elle a été libérée et elle est libre aujourd’hui. C’est une décision du juge », précise Pierre Cochard.
Quelques heures après le départ d’Iran de Cécile Kohler et Jacques Paris, le 7 avril, l’assignation à résidence de Mahdieh Esfandiari a été finalement levée. Le gouvernement français refuse pour autant de se prononcer sur une quelconque corrélation.
« C’est un travail de longue haleine (…) ce sont des discussions sensibles qui sont par nature confidentielles et qui doivent le rester », a déclaré le même jour le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot.
Source : www.bfmtv.com
Conclusion : L'équipe suit cette actualité de près pour mieux vous informer.

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