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9 avril 2026Analyse : Cette nouvelle a été passée en revue par notre équipe.
Les journalistes partagent leur point de vue sur « Le carnage israélien au Liban et les contradictions du cessez-le-feu États-Unis-Iran ».
Ce qu'il faut retenir
Il y a tellement d’inconnues et même de mystères dans l’accord de cessez-le-feu annoncé hier entre les États-Unis et l’Iran, qu’il ne s’explique que par la volonté de Donald Trump de sortir à tout prix du piège de cette guerre.
La première rupture majeure est survenu hier sous la forme d’un carnage au Liban. Lorsque le premier ministre pakistanais, médiateur dans ce conflit, a indiqué que le cessez-le-feu s’appliquait aux deux théâtres de guerre, l’Iran et le Liban, le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, a aussitôt démenti : pas le Liban. Et pour le prouver, Israël a effectué hier ses plus violents bombardements depuis le début, faisant des dizaines de morts, selon les autorités libanaises. Hier, l’Iran a menacé de rompre la trêve si le cessez-le-feu ne s’étendait pas au Liban.
Les négociations américano-iraniennes sont censées se tenir à partir de demain à Islamabad. Mais la lecture du plan en dix points produit par l’Iran, et dont Donald Trump a dit qu’il était une bonne base de travail pour la négociation, laisse perplexe.
Ces dix points, dont plusieurs versions circulent, constituent une liste de demandes maximalistes de la part de l’Iran : ils donneraient à Téhéran une position plus favorable qu’avant la guerre, l’inverse de ce que souhaitait Washington. Cela inclut des compensations pour les dégâts de la guerre, la levée des sanctions, un rôle de supervision pour l’Iran dans le détroit d’Ormuz.
Trump a ajouté au mystère hier en déclarant que les États-Unis pourraient créer une co-entreprise avec l’Iran pour gérer le passage du détroit d’Ormuz, où Téhéran monnaye aujourd’hui ce transit en cryptomonnaies ou en yuan, la devise chinoise.
Autre étonnement avec un autre tweet du président américain qui annonce que les États-Unis et l’Iran pourraient travailler ensemble pour faire remonter à la surface les 430 kilos d’uranium enrichi ensevelis lors des bombardements de l’an dernier. Sauf coup de théâtre, on voit mal l’Iran accepter des Américains sur son sol pour cette tâche, d’autant que le stock d’uranium ne figure pas dans les 10 points sur la table.
On est loin d’un accord, ce qui n’est pas surprenant après une guerre d’une telle intensité. Mais les bases de la discussion semblent totalement bancales, et révélatrices de l’absence de stratégie américaine depuis le début.
Il suffit de lire le récit détaillé, assez surréaliste, de la décision américaine d’entrer en guerre, publiée cette semaine par le « New York Times », pour comprendre comment on en est arrivé là. C’est Benyamin Netanyahou qui est venu le 11 février présenter un plan en quatre étapes aux Américains, dans le plus grand secret. Les points 3 et 4 étaient un soulèvement populaire et la chute du régime. Marco Rubio, le Secrétaire d’État, a qualifié, selon l’enquête, les points 3 et 4 de « bullshit », de « conneries » ; mais Donald Trump a été acquis à cette guerre.
Le seul qui s’y est un temps opposé, c’est le vice-président JD Vance, plus isolationniste. C’est lui désormais qui va négocier avec les Iraniens, ce qui en dit long sur l’enjeu de politique intérieure américaine. Les Iraniens le savent et en joueront lorsqu’ils rencontreront cet adversaire qui ne veut plus faire la guerre. Cette guerre apparait plus insensée encore aujourd’hui, par la manière dont elle prend fin, ou tente de prendre fin.
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Les faits continueront d’être analysés pour informer nos lecteurs.

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