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9 avril 2026Analyse : Cette nouvelle a été passée en revue par notre équipe.
Notre équipe analyse l'article « Le Costa Rica se retire d’un forum international LGBTQI+, un tournant politique » pour en tirer les points essentiels.
Éléments essentiels
Six ans après être devenu le premier pays d’Amérique centrale à légaliser le mariage entre personnes de même sexe, le Costa Rica semble amorcer un rétropédalage : mardi 7 avril, le gouvernement costaricain a annoncé se retirer du groupe de travail LGBTQI+ de l’Organisation des États américains (OEA). Un véritable “tournant” pour le pays, rapporte le portail d’information Infobae, qui met ainsi “fin à une période d’environ dix ans” lors de laquelle il y avait “joué un rôle actif”.
Plus précisément, c’est le ministre des Affaires étrangères costaricain, Arnoldo André, qui a officialisé la mesure. Dans un entretien accordé à l’émission Nuestra Voz diffusée sur la station Radio Monumental, le ministre a justifié sa décision par la nécessité de se pencher sur des thèmes “plus urgents”, dans un contexte de “recalibrage des priorités au niveau international”, résume Infobae. Cité par le quotidien costaricain El Observador, il a déclaré :
“Après avoir acquis un niveau de protection total des droits de toutes les minorités au niveau national, nous considérons que les efforts diplomatiques doivent se tourner vers des enjeux d’actualité plus pressants.”
Revirement conservateur
Dans la foulée, plusieurs organisations et collectifs dévoués à la protection des droits LGBTQI+ ont dénoncé cette décision. Dans une déclaration commune, souligne La Nación, 28 associations et 51 membres de la société civile ont affirmé que cette mesure affaiblit considérablement “les normes relatives aux droits humains”. Dans le même temps, l’argumentation du ministre Arnoldo André a été qualifiée de “totalement fausse” et “infondée”.
Bien que les organisations reconnaissent de vraies avancées au cours de ces dernières années, elles rappellent qu’il y a encore du chemin à parcourir. Par exemple, poursuit le quotidien costaricain, les organisations relèvent une absence de loi sur l’identité de genre, “maintenant [la protection des] personnes transgenres dans un flou juridique et institutionnel”.
En outre, elles dénoncent l’inexistence d’une interdiction concrète des thérapies de conversion, pourtant condamnées par plusieurs institutions internationales.
Cette mesure relative aux droits LGBTQI+ est la seconde entreprise par le pays d’Amérique centrale depuis le début de l’année. Comme le rappelle le journal indépendant Semanario Universidad, le gouvernement du président Rodrigo Chaves a supprimé en janvier dernier la journée contre la discrimination envers la communauté LGBTQI+ dans les milieux scolaires ainsi que le poste de commissaire LGBTQI+ destiné à conseiller la présidence en la matière.
La décision du gouvernement costaricain n’a rien d’anodin, dans un contexte de revirement conservateur en Amérique latine. Ainsi, indique Infobae, le gouvernement du nouveau président du Chili, José Antonio Kast, a récemment refusé d’apporter son soutien à une déclaration de l’OEA en faveur des droits LGBTQI+, rompant avec une ligne maintenue “pendant près d’une décennie”.
Source : www.courrierinternational.com
Conclusion : La rédaction continuera à observer cette actualité pour informer ses lecteurs.

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