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9 avril 2026Quand les prix des carburants vont-ils baisser à la pompe ?
9 avril 2026le gouvernement ne prévoit pas d’aides pour le carburant et parie sur le recul baisse des prix à la pompe
Analyse : Notre équipe vous propose une synthèse de cette information.
Un regard éditorial sur « le gouvernement ne prévoit pas d’aides pour le carburant et parie sur le recul baisse des prix à la pompe » pour mieux comprendre l'article.
Résumé à retenir
Sans fixer d’objectif clair, le ministre de l’Économie dit espérer que les prix du carburant diminuent rapidement de « 5 à 10 centimes » suite à l’annonce d’un cessez-le-feu entre l’Iran et les États-Unis.
Le gouvernement ne prévoit pas de nouvelles aides pour les automobilistes et espère que le fragile cessez-le-feu annoncé entre les États-Unis et l’Iran conduise à une baisse rapide des prix.
« On s’attend à ce que les prix à la pompe baissent, dans les heures, dans les jours qui viennent », a expliqué Roland Lescure, le ministre de l’Économie, sur France Info, ce jeudi 9 avril. Ce dernier s’apprête à réunir les distributeurs à Bercy.
Sans donner d’objectif précis, le ministre estime que la baisse de 15% observée mercredi sur les marchés pétroliers à terme pourrait se traduire par une diminution des prix à la pompe d » »à peu près 5 à 10 centimes ». C’est aussi la fourchette avancée par Olivier Gantois, le président de l’Union française des industries pétrolières Énergies et Mobilités (Ufip).
Cela pourrait refaire passer le prix moyen de l’essence SP95-E10 sous la barre des 2 euros (contre 2,02 euros) et réduire un peu le coût très élevé du gazole, qui se situait en moyenne à 2,40 euros mercredi, selon les données fournies par 8.304 stations à un site gouvernemental.
« Si on peut aller plus loin, il faudra aller plus loin », espère Roland Lescure. « On a une amélioration réelle qui, j’espère, peut se traduire à la pompe. (…) On attend de voir comment évolue la situation internationale, on est prêt à s’adapter », a-t-il poursuivi.
La décrue sera longue
Toutefois, les cours du brut restent toutefois nettement supérieurs à ceux d’avant la guerre en Iran, le Brent s’affichant à 97 dollars le baril contre 72 dollars fin février. Et cette nette baisse sous les 100 dollars concerne surtout le « pétrole papier », en fait des contrats de vente à terme pour livraison en juin qui s’échangent en Bourse.
De son côté, le prix du « pétrole physique », c’est à dire du baril de brut effectivement chargé sur un bateau à date, est nettement plus cher. Mardi soir, le prix de référence pour le Brent s’élevait à 144,42 dollars, le record absolu, selon Platts, l’acteur qui le mesure. « Les acheteurs paient une prime exceptionnelle pour les barils de pétrole du bassin atlantique, sûrs et utilisables en raffinerie, disponibles dès maintenant », observent les analystes de Morgan Stanley, dans une note consultée par Bloomberg.
Si le « pétrole physique » devrait aussi baisser, Bloomberg rapportait mercredi soir que certains traders achetaient des cargaisons à destination de l’Europe, notamment de brut américain, jusqu’à 20 dollars au-dessus du prix de référence. Les prix risquent donc de se maintenir à un niveau élevé pendant plusieurs semaines, d’autant que le trafic maritime n’a pas véritablement repris dans le détroit d’Ormuz.
Source : www.bfmtv.com
Conclusion : Notre équipe continuera d’examiner les faits et de proposer des analyses.

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