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Notre équipe propose une synthèse des informations de « Le Mexique irrité par un rapport du comité de l’ONU sur les disparitions forcées ».
Ce qu'il faut connaître
À quelques semaines du Mondial de football 2026, dont plusieurs matchs se tiendront au Mexique, la présidente de gauche Claudia Sheinbaum s’est irritée du contenu d’un synthèse du comité de l’ONU sur les disparitions forcées. Le texte évoque des crimes contre l’humanité. Le gouvernement mexicain, qui affiche comme l’une de ses priorités la lutte contre l’insécurité, s’estime attaqué et rejette les conclusions du rapport.
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« Nous ne sommes pas d’accord avec [les conclusions de] ce document. Nous travaillons avec les Nations unies […] mais ce comité d’experts, quand on lit son texte, on voit que son but est de critiquer le gouvernement », a déclaré mardi 7 en conférence de presse la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum, le ton toujours calme mais visiblement agacée par le contenu du rapport du comité de l’ONU sur les disparitions forcées. « Alors que, s’il y a bien une chose que le gouvernement mexicain a faite, c’est de s’attaquer à ce problème », a poursuivi la présidente de gauche.
Publié quelques jours plus tôt, le étude pointe la complicité d’agents de l’État dans les disparitions, qui constituent un « crime contre l’humanité », soutiennent les experts du comité, qui ont demandé à ce que le sujet soit abordé en assemblée générale de l’ONU.
Selon des chiffres officiels, 130 000 personnes sont portées disparues au Mexique. Des chiffres compilés depuis 2006 mais revus à la baisse par le gouvernement mexicain fin mars : au moins 40 000 cas ne seraient pas des disparitions forcées, les personnes concernées ayant eu des contacts officiels avec l’État après avoir été portées disparues (vaccination, mariage, vote…).
Les critiques émises au plus haut sommet de l’État font réagir les associations de victimes et les organisations de défense des droits humains qui travaillent sur le sujet.
Des disparitions perpétrées par les cartels, avec la complicité d’agents de l’État
« Ce que dit le comité, et ce que nous disons en tant qu’organisations de défense des droits humains, ce n’est pas que la présidente Claudia Sheinbaum mène une politique visant à faire disparaître des personnes au Mexique », précise Jimena Reyes, responsable du bureau Amériques de la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH). Cette dernière, avec des organisations locales, a enquêté au Mexique pendant plusieurs années. Elle fait partie des ONG qui ont porté le sujet devant ce comité d’experts de l’ONU.
« Ce que nous disons, c’est qu’il existe dans le pays des dynamiques dans lesquelles des cartels de drogue [ou autres groupes issus du crime organisé] mènent des attaques, souvent avec la complicité de policiers locaux par exemple. Ils détiennent arbitrairement des personnes avant de les faire disparaître », ajoute Jimena Reyes.
Le comité conclut dans son rapport qu’actuellement, au Mexique, les conditions pour la répétition de ces crimes continuent d’exister.
De « tristes critiques »
Le gouvernement actuel a fait « beaucoup » de choses d’un critère de vue légal, par rapport à de précédents gouvernements, reprend Jimena Reyes, qui regrette les critiques de l’administration Sheinbaum.
« La plupart des fosses communes, ce sont les proches des victimes eux-mêmes qui les ont cherchées et trouvées puis ont prévenu les autorités. C’est triste que l’État, au lieu de reconnaître cette souffrance et de dialoguer avec les collectifs de victimes, soit dans cette disqualification », pointe-t-elle, pourtant convaincue que l’État mexicain finira bientôt par reconnaitre que les disparitions forcées sont bien des crimes contre l’humanité.
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Source : www.rfi.fr
Conclusion : Notre équipe restera attentive aux prochains développements.

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