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9 avril 2026Les ambitions incontrôlables de Netanyahu, principal obstacle pour Trump et la paix au Moyen-Orient
Analyse : Quelques éléments à retenir de cette information pour nos lecteurs.
Quelques observations clés de notre rédaction sur « Les ambitions incontrôlables de Netanyahu, principal obstacle pour Trump et la paix au Moyen-Orient ».
Résumé pour le lecteur
BRENDAN SMIALOWSKI / AFP
Une personne portant un masque à l’effigie du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu manifeste près de la Maison Blanche, à Washington, le 11 février 2026.
Le timing ne doit rien au hasard. Quelques heures après l’annonce d’un cessez-le-feu entre Téhéran et Washington, une pluie de bombes s’est abattue sur Beyrouth et plusieurs autres régions du Liban mercredi. Ces frappes simultanées ont fait 203 morts et 1 000 blessés, a indiqué ce jeudi 9 avril le ministre libanais de la santé.
L’armée israélienne s’est félicitée d’avoir mené sa « plus grande frappe coordonnée » contre le Hezbollah depuis le déclenchement de la guerre, et le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu a martelé ce jeudi qu’Israël continuera de frapper le Liban « partout où il le faudra » pour affaiblir le Hezbollah.
Loin d’apaiser les tensions, l’offensive israélienne ravive les logiques d’escalade : le Hezbollah s’est dit en « droit de riposter », et les Gardiens de la révolution iraniens ont également menacé de réagir. Cette séquence fait peser une menace directe sur les discussions prévues entre Washington et Téhéran, qui doivent s’ouvrir vendredi au Pakistan. Et cela profite au pouvoir Israélien.
Israël cultive à dessein l’instabilité dans la région
« Avec sa logique militaire, Israël réduit les portes de sortie possible sur le plan diplomatique et c’est à dessin : car moins il y a de possibilité de voies diplomatiques, plus il y a d’options militaires avec Trump », souligne auprès du HuffPost Laure Foucher, maître de recherches sur le Moyen-Orient à la Fondation pour la Recherche Stratégique (FRS).
« Le projet régional israélien, c’est un projet d’hégémonie militaire », détaille l’experte. Une orientation qui, de facto, éloigne toute perspective de paix, à l’image de celle encouragée par Trump ces dernières 24 heures. « La politique israélienne n’est donc pas en faveur d’une stabilité dans la région, ni en faveur de la paix. Au contraire, elle ferme la porte à toute résolution durable du conflit », ajoute-t-elle.
En outre, le maintien d’une instabilité chronique constitue un levier pour Israël. L’État hébreu a ainsi intérêt à « maintenir des cycles de guerre qui ne se terminent pas véritablement mais se finissent plutôt sur des cessez-le-feu similaires à celui de juin dernier en Iran ou de novembre dernier avec le Liban, à savoir des cessez-le-feu qui traduisent davantage la supériorité militaire israélienne qu’une porte de sortie viable », analyse Laure Foucher.
Exclure stratégiquement le Liban de la trêve
Aux premiers jours de ce cessez-le-feu, son périmètre cristallise déjà les tensions. Israël multiplie les déclarations pour affirmer que le Liban n’a pas sa place dans cette trêve. « Pour Israël l’enjeu est de déconnecter les deux fronts, celui du Liban et celui de l’Iran : il ne faut surtout pas que le cessez-le-feu avec l’Iran soit lié à cet autre front », explique Laure Foucher.
Dans un premier temps pourtant, le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif avait indiqué que l’accord conclut s’appliquait également au Liban. Mais cette information a rapidement été contredite par le vice-président américain JD Vance, qui a évoqué un « malentendu ». Il a ensuite précisé que la situation du Liban n’est pas le souci des États-Unis dans le cadre de ces pourparlers. « Si l’Iran veut que cette négociation capote à cause d’un conflit dans lequel ils se font étriller au Liban, qui n’a rien à voir avec eux, et dont les États-Unis n’ont jamais dit qu’il faisait partie du cessez-le-feu c’est leur choix. Nous pensons que ce serait idiot, mais c’est leur choix », a-t-il déclaré.
L’Iran ne semble pas de cet avis et continue au contraire de réclamer avec vigueur l’intégration du Liban à cet accord avec Washington. Téhéran a ainsi prévenu ce jeudi que Beyrouth, « en tant qu’allié de l’Iran », constitue une « partie inséparable » de l’accord de cessez-le-feu. Dans le même temps, Ankara, Londres et Paris ont lancé des appels à intégrer le Liban à cette trêve. Emmanuel Macron a ainsi insisté auprès de ses homologues américains, Donald Trump, et iranien, Massoud Pezeshkian, sur la nécessité d’étendre au Liban le cessez-le-feu, « condition nécessaire » selon lui pour qu’il soit « crédible et durable ».
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Un suivi régulier permettra de mieux comprendre cette information.

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