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Voici les éléments principaux de « quand le matériel public trouve une seconde vie – franceinfo » pour nos lecteurs.
Résumé pour le lecteur
Publié
Temps de lecture : 3min – vidéo : 3min
À Colomiers, une école fermée depuis 12 ans redistribue ses chaises et tables inutilisées grâce au site associatif La Bonne Mairie. Solidarité, économies et transition écologique, des communes échangent leur matériel au lieu de le jeter, offrant une bouffée d’air aux budgets locaux.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Du plus petit village à la plus grande métropole, les mairies sont obligées d’acheter sans cesse toutes sortes de matériels : des panneaux, des lampadaires, du mobilier. L’investissement est parfois lourd, alors un peu de solidarité, ça fait du bien.
Une ancienne école à Colomiers (Haute-Garonne), dans la banlieue de Toulouse, fermée depuis 12 ans, abrite encore derrière certaines portes une petite partie de son histoire. Jean Joulia, responsable de la commande publique à la mairie de Colomiers, détaille : « On a un stock de chaises non utilisées. Donc on en a une cinquantaine, vous voyez qu’elles sont dans un état très correct, mais nous n’en avons actuellement plus d’utilité. » Destination ordinaire de ce type d’équipement : la déchetterie. Mais ici, pas question.
Quelques photos et les chaises sont prêtes à reprendre du service. Grâce à ce site internet, La Bonne Mairie, ils permettent aux communes de se débarrasser ou d’acquérir du matériel. Le concepteur du projet associatif, c’est Kamel Secraoui, designer de métier. Il explique : « Alors on l’a fait au plus simple, c’est-à-dire qu’on peut adhérer sur le site en tant que mairie, on poste les annonces de matériel, ça peut être un karcher, ça peut être des panneaux, on peut faire des dons ou le vendre. »
Deux cents villes ont déjà signé ; adhésion gratuite en dessous de 2 000 habitants, payante ensuite, un maximum de 2 000 euros par an pour les métropoles. Et c’est tout, l’objectif n’est pas de gagner de l’argent. « On ne prend aucun euro sur les annonces, ça se fait entre mairies. Nous, on met en contact deux mairies, on crée le lien », précise Kamel Secraoui.
Et le lien aujourd’hui, pour nos chaises mais aussi pour ces tables d’écoliers, c’est avec une commune voisine qu’il se fait. L’annonce a trouvé preneur, le matériel va quitter son lieu de stockage et entamer sa deuxième vie. Jean Joulia en est ravi : « C’est à la fois réaliser des économies, limiter les déchets, donc on s’inscrit dans une logique de solidarité territoriale. »
Direction le Gers et la petite commune de Pujaudran, à 25 km de là. Le chargement est livré à l’école élémentaire. Les chaises rejoignent tout de suite la cantine. Muriel Abadie, maire de Pujaudran (Gers), explique : « Les finances locales sont ce qu’elles sont et donc ce n’est pas toujours évident. Et donc, quand on a une grosse commune à côté qui joue le jeu de la solidarité, de la transition écologique, ça fait plaisir. »
Pour ce village de 1 500 habitants, l’économie réalisée est importante. De retour dans son bureau, Madame la maire fait ses calculs : « Si j’avais dû les acheter, j’aurais acheté 20 chaises. Chacune m’aurait coûté 44 euros. Donc, vous imaginez, j’ai une économie de 1 000 euros. »
Si on rajoute la vingtaine de tables récupérées, là aussi gratuitement, on arrive à une économie de 3 000 euros. Une belle bouffée d’oxygène pour les finances du village.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : L’équipe éditoriale restera vigilante et partagera ses observations.

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