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Nos journalistes proposent un aperçu de l'article « Rima Hassan en possession d’un « prétendu » stupéfiant ? L’enquête classée sans suite ».
Ce qu’il est utile de savoir
BLANCA CRUZ / AFP
Rima Hassan, ici tenant une conférence de presse en compagnie de son avocat, à Paris, le 3 avril 2026.
LFI dénonce un « naufrage médiatique et judiciaire ». La procédure concernant « la prétendue découverte d’un produit stupéfiant » dans les affaires de son eurodéputée Rima Hassan lors de sa garde à vue il y a une semaine, a été classée « sans suite », selon son avocat qui s’est exprimé ce jeudi 9 mars. Le parquet a confirmé cette information au HuffPost.
« Je ne vais pas me contenter de rétablir la vérité », a posté le même jour sur X Rima Hassan, selon qui des « plaintes sont à l’étude concernant les médias et personnalités ayant diffusé ces fausses informations ».
Cette décision « vient mettre un terme définitif à la diffusion, depuis plusieurs jours, de fausses informations portant gravement atteinte à la réputation de Rima Hassan, ainsi qu’à la formation politique à laquelle elle appartient », souligne l’avocat de l’eurodéputée, Vincent Brengarth, dans un communiqué.
Me Brengarth rappelle que Rima Hassan « a toujours été catégorique » sur le réalité qu’il s’agissait « d’un achat à usage médical parfaitement légal, attesté par un ticket de caisse dans une boutique de CBD à Bruxelles dont elle a immédiatement donné les coordonnées ».
Comme le parquet l’a notifié au HuffPost ce jeudi, il est ressorti des analyses toxicologiques de l’eurodéputée que « le scellé contenant de la matière non identifiée, et qui avait été décrite comme s’apparentant à de la 3MMC par son apparence et par la point de vue positive à la cathinone, présente une teneur de 82,1 % de CBD, et une teneur en delta 9 THC < 0,025 % ». Ce produit ne peut donc pas être qualifié de stupéfiant.
Le communiqué offensif de La France insoumise
Par ailleurs, « le scellé contenant de la matière décrite de façon constante comme du CBD présente une teneur de 24,9 % en CBD et de 1,04 % en delta 9 THC. Si par arrêté du 30 décembre 2021, la teneur en delta-9-tétrahydrocannabinol des extraits de chanvre, ainsi que des produits qui les intègrent, ne doit pas être supérieure à 0,30 %, il ne ressort pas de cette procédure la caractérisation suffisante d’un élément intentionnel qui aurait été nécessaire à qualifier une infraction », justifie encore le parquet auprès du HuffPost.
Jeudi 2 avril, Rima Hassan avait été convoquée et placée en garde à vue, ce dont la presse s’était fait l’écho. À son issue, le parquet avait indiqué qu’elle serait jugée pour apologie du terrorisme, pour l’un de ses posts sur X. La presse avait évoqué, de source proche du dossier, la découverte de « quelques grammes » d’une drogue de synthèse dans le sac de l’élue de 33 ans.
Le parquet de Paris avait mentionné « la présence de matières s’apparentant d’une part à du CBD et d’autre part à de la 3MMC (une drogue de synthèse, NDLR) ». Et le ministère public indiquait qu’il fallait attendre les résultats « d’analyses complémentaires » du produit pour se prononcer.
Les « fuites nombreuses observées dans la presse apparaissent dès lors d’autant plus indignes et lourdes de conséquences », pointe l’avocat de Rima Hassan. À ses yeux, « il ne s’agit pas d’un simple classement sans suite mais d’une situation d’une extraordinaire gravité ». La « divulgation de fausses informations dans le cadre de la procédure vient en effet confirmer l’existence de procédés déloyaux et illégaux, en fait des manipulations, visant délibérément à nuire à Rima Hassan : les autorités doivent en tirer toutes les conséquences », insiste Vincent Brengarth.
De son côté, La France insoumise a dénoncé dans un communiqué un « naufrage médiatique et judiciaire », démontrant « l’ampleur de la cabale politique et des barbouzeries judiciaires que subissent Rima Hassan et La France insoumise depuis maintenant plusieurs mois ».
Pour la formation de Jean-Luc Mélenchon, « le gouvernement doit désormais prendre toutes les mesures nécessaires pour qu’il soit mis fin immédiatement à ces méthodes et que soient urgemment rétablies dans notre pays les règles élémentaires d’un État de droit ». LFI rappelle aussi qu’elle a d’ores et déjà saisi l’Arcom, le régulateur des médias, « à propos de ce traitement médiatique diffamatoire ».
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Un suivi attentif permettra de compléter notre point de vue.

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