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9 avril 2026Sarah Knafo accuse (trop vite) Emmanuel Grégoire d’avoir « augmenté » ses indemnités à la mairie de Paris
Analyse : Un regard rapide de nos rédacteurs sur cette information.
Nos rédacteurs considèrent que « Sarah Knafo accuse (trop vite) Emmanuel Grégoire d’avoir « augmenté » ses indemnités à la mairie de Paris » est un article à suivre.
Points importants
BASTIEN OHIER / Hans Lucas via AFP
Sarah Knafo, ici le 17 mars 2026.
En se retirant de la course à l’Hôtel de ville à l’entre-deux-tours des municipales, Sarah Knafo a renoncé à toute présence au Conseil de Paris. Pour autant, l’eurodéputée Reconquête entend bien garder un œil sur la municipalité conduite par Emmanuel Grégoire. Ce jeudi 9 avril, elle s’est ainsi indignée d’une « augmentation » des indemnités des élus parisiens. Augmentation qui, en réalité, n’en est pas une.
« En pleine crise économique, le maire de Paris, Emmanuel Grégoire, s’offre + 25 % d’augmentation de son salaire ! (…) Ce sont tous les conseillers de Paris, tous les adjoints, qui ont aussi été augmentés de 25 %, alors que les Français peinent à faire le plein. Cela représentera des millions d’euros de plus sur le mandat », s’offusque Sarah Knafo sur X.
Comme nous vous l’expliquions ici, les indemnités des élus locaux sont calculées sur la base de l’indice terminal de l’échelle de la rémunération de la fonction publique (fixé à 4 110,52 euros depuis le 1er janvier 2024) et en fonction de deux critères : le nombre d’habitants de la collectivité et le statut qu’ils occupent (maire, adjoint ou conseillers municipaux). Ce calcul donne un plafond maximal à ne pas dépasser. Pour Paris, qui bénéficie d’un taux exceptionnel de l’indice de rémunération des fonctionnaires, ce plafond est fixé à 7 912,76 € pour le maire, 5 282,02 € pour ses adjoints et 3 720,02 € pour les conseillers. Voilà pour le minimum.
Pas « d’augmentation » mais la reconduction d’une majoration facultative
À ces sommes, peut ensuite venir s’ajouter une majoration de 25 % maximum. Cette majoration est permise pour des villes et communes « présentant des caractéristiques qui traduisent des sujétions particulières pour leurs élus », précise le site gouvernemental des collectivités locales qui détaille ces configurations particulières : communes sinistrées, classées stations de tourisme ou encore « les communes chefs-lieux de département et d’arrondissement ». Ce qui est le cas de la ville de Paris, à la fois chef-lieu du département et de la région Île-de-France – un cas unique sur le territoire. Avec la majoration, les indemnités du maire de la capitale s’élèvent à environ 9 890 euros mensuels.
C’est cette majoration que Sarah Knafo semble avoir confondue avec une « augmentation ». Et l’élue européenne, visiblement très pressée d’attaquer son ancien rival, n’a pas non plus pris la peine de comparer les indemnités du nouveau maire avec celles de sa prédécesseure. Car si c’était le cas, elle se serait sans doute aperçue que la majoration était déjà appliquée à l’époque d’Anne Hidalgo. Joint par Le Parisien, Emmanuel Grégoire confirme que les indemnités de sa nouvelle équipe ne sont que « la stricte reconduction du système antérieur, à l’euro près. » À noter toutefois que cette majoration reste facultative et qu’Emmanuel Grégoire, en prenant les rênes de l’Hôtel de ville, aurait pu y renoncer. Reste que sa rémunération est inférieure à celle de ses homologues de Londres ou de Berlin (entre 14 000 et 17 000 euros par mois).
Les indemnités des élus, un angle d’attaque prisé
Les indemnités des élus locaux, ainsi que l’utilisation de leurs frais de mandat, sont souvent scrutées et reprises par les oppositions comme une preuve de bonne ou de mauvaise gestion de la ville. À Paris, les frais de représentation d’Anne Hidalgo ont ainsi offert un angle d’attaque de choix à sa première opposante Rachida Dati.
À Roubaix, des critiques similaires ont été formulées à l’encontre du nouveau maire LFI David Guiraud dès le lendemain de son premier conseil municipal le 8 avril. Comme le rapporte La Voix du Nord, le maire a augmenté son indemnité de 475 euros (+10,8 %) par rapport à ce que touchait son prédécesseur divers droite. Celles des adjoints ont globalement augmenté de plus de 50 %, pour une enveloppe globale en hausse de 8 522 euros selon les calculs de nos confrères.
Face à cette polémique naissante, l’édile s’est fendu d’un long message de clarification sur X. Assurant avoir maintenu à l’identique les indemnités des adjoints, il fait valoir que leur nombre a été « divisé par 3 » ce qui permet de ne pas augmenter l’enveloppe globale. Quant à sa rémunération propre, il assure ne pas l’avoir augmenté par rapport à celle de Guillaume Delbar, ancien maire roubaisien contrait à la démission et qui avait été remplacé par Alexandre Garcin, à qui Guiraud a succédé. « J’invite par ailleurs les voix faussement critiques à comparer mon indemnité totale à celle des autres maires des villes de 100 000 habitants : il y aura quelques surprises ! Car je suis dans la fourchette basse », a-t-il ajouté, en comparant (au hasard) à la municipalité de Perpignan gérée par le RN Louis Aliot, dont les indemnités sont en hausse, après un premier bond de 17 % en 2020. Les bons comptes font les bons amis. Ou les meilleurs ennemis.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Ces informations seront suivies attentivement par notre rédaction.

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