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Nos rédacteurs considèrent que « Tariq Ali, militant sur tous les fronts » est un article à suivre.
Points importants
Il y a des vies branchées sur le battement de cœur du monde : questions de géographie, hasard de naissance, constitution d’un tempérament. C’est le cas de celle de Tariq Ali qui débute en 1943 à Lahore, alors située en Inde Britannique, le Pakistan moderne. Cette vie n’aura de cesse de se déployer là où l’on milite pour la justice et pour la paix. Dans ses mémoires tout juste éditées et traduits en français, il déroule parfois au détail près, les années, les rencontres Edward Said, Indira Ghandi, Régis Debray, Malcom X (pour ne citer que certaines des plus fameuses), les combats, les espoirs, les désillusions. Les cinq cents pages s’achèvent sur le souvenir d’un grand intellectuel palestinien, révolutionnaire, mourant au milieu des années 1970 et une ode à la discussion, où les désaccords fertiles font craquer nos planchers. Le livre de Tariq Ali s’intitule On ne peut pas plaire à tout le monde et a paru chez Sabine Wespieser éditeur.
Tariq Ali, une vie branchée sur les battements du monde
« Il y a des vies branchées sur le battement de cœur du monde. » Celle de Tariq Ali commence en 1943 à Lahore, alors en Inde britannique. Rapidement, son parcours épouse les lignes de fracture de l’histoire contemporaine : décolonisation, luttes anti-impérialistes, guerres menées au nom des grandes puissances. Dans ses mémoires, il déroule les rencontres déterminantes – Edward Said , Malcolm X , Indira Gandhi , Régis Debray – mais aussi les désillusions, les erreurs, les échecs. Une autobiographie où l’intime se mêle constamment à l’analyse politique. « On ne peut pas venir en aide à tout le monde, mais on ne peut pas renoncer à essayer.«
Ecrire pour ressusciter les mondes disparus
Tariq Ali voit l’écriture autobiographique comme une résurrection. « Écrire sa vie, c’est ressusciter des mondes disparus et tenter de donner une cohérence à l’expérience vécue. » Ces mondes disparus sont ceux de la Palestine d’avant Israël, de l’Égypte d’avant 1952, du Liban d’avant la guerre civile. Dans un récit non linéaire, il privilégie les thèmes, les idées et les relations humaines, revendiquant une mémoire vivante plutôt qu’une simple chronologie.
Débat, parler, désaccorder, une éthique politique
Tariq Ali oppose vivement les années 1960-70 à notre époque. À ses yeux, ces décennies furent celles d’un affrontement d’idées assumé, parfois dur, mais profondément démocratique. On débattait publiquement, y compris avec ses adversaires idéologiques, sans craindre d’être exclu de l’espace public. « On n’avait pas peur du débat, et eux n’avaient pas peur de nous répondre.« Aujourd’hui, il alerte sur un climat inverse : criminalisation de mouvements non violents, poursuites judiciaires contre des militants, réduction des espaces de discussion, notamment autour de la question palestinienne. Cette évolution, selon lui, affecte directement le fonctionnement démocratique des sociétés occidentales.
Face à cette dérive, Tariq Ali défend une éthique simple et exigeante : parler, écrire, dire ce qui doit être dit. Non pas comme posture morale, mais comme nécessité politique. « La résistance que nous pouvons avoir, ce sont nos stylos, nos voix, nos livres, nos mots.«
Archives
Edward Said, émission Les jeudis littéraires, Pascale Casanova, France Culture, 18/04/2002
John Lennon, journal de 20h, ORTF, 23/12/1969
Références musicales
Mavis Staples, No Time For Crying
Jason Stein, Anchor I
Jason Stein, Holding Breath
The Rolling Stones, Street Fighting man
Traduction
Marguerite Capelle
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Les prochaines informations permettront de mieux comprendre les enjeux.

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