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10 avril 20261er-Mai : commerces de proximité, volontaires, payés double… Qui pourra travailler si le projet de loi est adopté ?
Analyse : Notre équipe propose une synthèse des points importants.
Notre équipe propose une synthèse des informations de « 1er-Mai : commerces de proximité, volontaires, payés double… Qui pourra travailler si le projet de loi est adopté ? ».
À savoir
Travailler un 1er-Mai : une perspective qui ravive les tensions politiques et syndicales. Adoptée par 120 voix contre 105, la motion macroniste accélère le texte malgré la gauche vent debout. Une commission mixte tranchera la suite.
La gauche et les syndicats dénoncent un « passage en force » : les députés ont approuvé ce vendredi le rejet préalable du texte autorisant le travail de certains salariés le 1er mai, demandé par les macronistes pour éviter « l’obstruction » et accélérer son parcours législatif. Déposée par le groupe de Gabriel Attal (Ensemble pour la République), cette motion de rejet tactique a été adoptée par 120 voix contre 105. Les quatre groupes de gauche s’y opposant, tout comme le MoDem, hostile à la manœuvre plus qu’au fond du texte. Insuffisant toutefois contre le reste de l’hémicycle, des macronistes jusqu’au Rassemblement national.
Exit donc les quelque 140 amendements à discuter avant la fin des débats à 17 h 30, le camp gouvernemental s’attendant à ce que la gauche enlise à dessein les débats. « Certains groupes politiques ont fait le choix de l’obstruction parlementaire », a déclaré à la tribune Nicole Dubré-Chirat (Renaissance) en défense de la motion tactique. Le texte est donc renvoyé immédiatement devant une commission mixte députés-sénateurs (CMP), qui, selon une source au sein du groupe macroniste, pourrait avoir lieu la semaine prochaine. Ses soutiens espèrent ainsi avancer rapidement et appliquer le texte dès le 1er mai 2026.
Les quatre groupes de gauche se sont insurgés, tentant de retarder le vote de la motion pour rameuter les troupes, demandant des interruptions de séance. Des députés allant de LFI jusqu’au PS ont même entonné debout la Marseillaise, puis l’Internationale. « Par un 49.3 parlementaire, ils passent en force pour mettre 1,5 million de personnes au travail le seul jour férié et chômé », a dénoncé la cheffe des députés insoumis Mathilde Panot. En marge d’un rassemblement près de l’Assemblée, la secrétaire générale de la CGT Sophie Binet a dénoncé « un coup de poignard dans le dos des millions de travailleurs et travailleuses ».
« Le volontariat n’existe pas »
L’objectif de cette proposition de loi, déjà adoptée au Sénat, est de permettre l’autorisation pour les salariés de certains commerces de travailler le 1er mai. Si le code du travail établit que « le 1er mai est jour férié et chômé », il admet qu’un artisan boulanger ou un fleuriste puisse ouvrir ce jour-là… mais seul ou presque. Il peut en effet compter sur lui-même ou des membres de sa famille non salariés, mais pas sur ses employés. Au risque d’une amende de 750 euros par salarié concerné (1 500 euros s’il est mineur). Le débat a été relancé l’an dernier après que des boulangers en Vendée, en Charente et à Paris s’étaient émus de contrôles inopinés suivis d’amendes pour avoir fait travailler des salariés.
La proposition de loi doit clarifier les règles et « permettre aux salariés de certains établissements et services de travailler », en l’espèce « des commerces de bouche de proximité » comme les boulangeries, pâtisseries, primeurs, boucheries, fleuristes et établissements culturels (cinémas, théâtres)… mais exclut la grande distribution ou les magasins d’outillage et de travaux, par exemple. Payés double, seuls les salariés « volontaires » seront concernés et « le refus de travailler le 1er mai ne constitue pas une faute ou un motif de licenciement », précise le texte. « Le volontariat, ça n’existe pas », a critiqué près de l’Assemblée Natalie Huyghe, employée en jardinerie de 57 ans et syndiquée CGT. « Si ça marche, ça va s’étendre à tous les corps de métier », s’est aussi alarmée Hadjia Djebbar, militante de 62 ans.
Cette traditionnelle fête a vu le jour le 1er mai 1886 avec l’appel à la grève de syndicats américains pour un maximum de huit heures de travail quotidiennes. Durant ce mouvement, plusieurs grévistes et policiers sont morts.
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : La rédaction reste attentive et continuera à observer les faits.

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