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10 avril 20262 000 cartes pétitions contre le travail le 1er mai remises au préfet des Pyrénées-Orientales
Analyse : L’équipe éditoriale a relevé les éléments importants à connaître.
Notre rédaction a sélectionné quelques points clés concernant « 2 000 cartes pétitions contre le travail le 1er mai remises au préfet des Pyrénées-Orientales ».
Les faits essentiels
Ce vendredi 10 avril 2026, alors que la proposition de loi sur le travail le 1er mai arrivait devant l’Assemblée nationale, les représentants de l’intersyndicale qui s’oppose au texte, ont remis en préfecture de Perpignan environ 2 000 cartes pétitions pour que la fête des travailleurs reste un jour « obligatoirement chômé et rémunéré ».
« Le texte ne concerne que certains secteurs d’activité (boulangeries, fleuristes, boucheries…) mais qui dit que ça ne va pas s’élargir après ? » Pour Jean-François Virama, de l’Unsa, la proposition de loi qui vise à autoriser dans certains commerces le travail des salariés le 1er mai, « seul jour obligatoirement chômé et rémunéré » de l’année, pourrait n’être que la première étape d’une remise en question plus globale de la Fête des travailleurs.
Christine Mirroir, de Solidaires, partage la même crainte : « On est en train d’ouvrir la boîte de Pandore », estime-t-elle. Le principe du volontariat des salariés évoqué par la proposition de loi ne suffit pas à rassurer les syndicats, inquiets d’éventuelles pressions des employeurs.
Afin de s’opposer au texte, l’intersyndicale, qui comprend également la CGT, la FSU et la CFDT, a déposé ce vendredi 10 avril en préfecture pas moins de 2 000 cartes pétitions. Alors que dans le même temps, du côté du palais Bourbon, les députés macronistes, pourtant favorables à la proposition de loi, venaient de lancer avec succès une motion de rejet à son encontre. Une manœuvre visant vraisemblablement à permettre au texte, déjà adopté par le Sénat, d’être soumis au vote de l’Assemblée sans débat, après avoir été examiné et éventuellement amendé en commission paritaire.
« On avait déjà subi ça avec l’utilisation du 49.3 pour faire adopter la réforme des retraites. Le gouvernement a fait du déni de démocratie son cheval de bataille », estime Géraldine Moralès, de la FSU.
Quoi qu’il en soit, les syndicats comptent bien rester mobilisés pour préserver le 1er mai. « C’est un sujet sur lequel on ne va rien lâcher », promet Julien Berthélémy, de la CGT.
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Notre équipe gardera un œil sur l’évolution de la situation.

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