
Michael Burry dit qu’il parie toujours contre Palantir après que la publication de Trump ait augmenté les actions
10 avril 2026
Guerre en Ukraine : « Nous rencontrons d’énormes difficultés avec la logistique du dernier kilomètre »… Face aux technologies de pointe de Kyiv, Moscou est-elle en train de perdre la course aux drones ?
10 avril 2026Analyse : Notre équipe propose une synthèse rapide et concise.
L'article « 2026, « la paix par la force » : épisode du podcast Paix, anatomie d’une promesse » a retenu l'attention de notre équipe.
Résumé à retenir
« Ma préférence est de résoudre cette question par la diplomatie. Mais une chose est certaine : je ne permettrai jamais au principal parrain du terrorisme dans le monde de posséder une arme nucléaire. Nous devons être forts. C’est ce qu’on appelle la paix par la force. » Donald J. Trump, extrait du discours sur l’État de l’Union, le 24 février 2026.
Des propos qui suscitent l’ironie du spécialiste des relations internationales et professeur à Sciences Po Paris Bertrand Badie. « Il a dû avoir de très mauvaises notes à l’université, en tout cas dans les disciplines relevant des relations internationales. » Pour lui, l’idée que le danger de l’arme nucléaire tiendrait non à sa nature propre, mais à l’identité de celui qui la détient, est profondément réductrice. Il rappelle que « la seule puissance qui a jamais utilisé l’arme atomique est une démocratie. »
Quant à l’argument de la dissuasion , héritage de la Guerre froide, Bertrand Badie y voit une logique certes cohérente, mais périlleuse : l’équilibre de la terreur fonctionne tant qu’aucun des détenteurs ne « glisse ». Il cite Jacques Chirac, qui disait : « Si l’Iran a l’arme nucléaire et qu’elle venait à l’utiliser, dans la minute qui suivrait, Téhéran serait complètement anéantie ».
500 guerres depuis 1945 : l’Europe ne redécouvre pas la guerre
L’idée que les Européens auraient « redécouvert » la guerre avec le conflit en Ukraine agace l’universitaire. « Le Peace Research Institute Oslo (PRIO) a dénombré pratiquement 500 guerres depuis 1945, » rappelle-t-il. Un chiffre comparable, proportionnellement, à celui de la période allant de 1648 à 1945. Ce n’est donc pas la guerre qui a disparu, c’est une question de regard. Pour Bertrand Badie, cette amnésie sélective est « l’expression d’une verticalité insupportable qui consiste à dire que la guerre chez les autres, tant que ça touche les Africains, les Arabes, les Asiatiques, ce n’est pas bien grave ».
Il souligne également que la nature des conflits a profondément changé : les guerres contemporaines sont majoritairement intra-étatiques, et non plus interétatiques. Et l’Europe, ajoute-t-il, n’en a jamais été totalement préservée, des guerres de décolonisation aux conflits des Balkans, en passant par l’Irlande du Nord.
La connaissance de l’autre, condition de la « vraie paix »
Pour pouvoir arrêter le processus de la guerre, il faut s’interroger sur les origines de la conflictualité, qui s’enracine le plus souvent dans « l’insécurité humaine », comme le notait le analyse du Programme des Nations unies pour le avancée (PNUD). Bertrand Badie évoque la commission Brandt de 1980 et son concept de « sécurité commune, plus déterminante pour la paix durable que la défense nationale ». Il cite deux conflits, au Mozambique et en Namibie, résolus non par la force, mais « en donnant aux belligérants une perspective qui rendait la paix plus agréable à leurs yeux que la pérennisation de la guerre ». Ainsi, au Moyen-Orient, il faudrait selon lui « créer les conditions dans lesquelles chacun se reconnaisse et trouve un avantage à ce qu’Aristote, qui a été le premier vrai secrétaire général des Nations Unies, appelait la coexistence ».
Lui-même fils d’un père persan devenu chirurgien en France, résistant décoré de la Légion d’honneur à la Libération par le général de Gaulle, et d’une mère « fille de notaire soissonnais », Bertrand Badie revient sur sa « biculturalité » et déroule un plaidoyer pour l’altérité. « La vraie paix, c’est non seulement reconnaître la spécificité de l’autre, mais faire de la différence, non pas une source de peur ou d’insécurité, mais au contraire une source de richesse et d’enrichissement […] Il faut prendre l’autre comme étant la chance de votre vie. Le migrant, c’est la chance de la société française. Quand vous croisez l’absolu magnifique de l’un et l’absolu magnifique de l’autre, vous accédez non seulement au bonheur individuel, mais à la paix collective. »
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Ces informations seront suivies attentivement par notre rédaction.

9999999