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10 avril 2026Analyse : Cette nouvelle a été étudiée par nos journalistes pour une synthèse rapide.
Voici quelques observations de notre rédaction sur « À l’Assemblée, l’opposition au coup de Renaissance sur le 1er mai s’est faite en chantant ».
Points clés à connaître
« Allons enfants de la patrie », le jour de toutes les stratégies est arrivé. Ce vendredi 10 avril, l’hémicycle de l’Assemblée nationale s’est transformé en salle de spectacle. À l’origine de l’embrasement des échanges : l’examen de la proposition de loi pour faciliter le travail le 1er mai, jour de la défense des droits des travailleurs jusqu’ici historiquement férié et chômé.
Le texte était soutenu à l’Assemblée par la droite et les groupes du « bloc central » (macronistes, Horizons et MoDem). Mais il a suscité l’ire des bancs de gauche, prêts à tout pour empêcher son examen, comme vous pouvez le voir dans notre vidéo en tête d’article.
Anticipant des débats houleux, le groupe Ensemble pour la République a donc déposé une motion de rejet préalable. En théorie réservé aux opposants, cet outil parlementaire peut aussi être utilisé par les porteurs d’un texte pour empêcher l’examen en séance et un potentiel détricotage. Une astuce controversée, qui permet d’envoyer directement un texte en commission mixte paritaire, où un accord a de plus grandes chances d’être trouvé. Le Sénat s’étant déjà prononcé en faveur de l’assouplissement des règles pour le 1er mai, une CMP aurait toutes les chances d’être conclusives, facilitant dès lors l’adoption du texte et sa promulgation.
Face à cette stratégie, les présidents des groupes socialiste, écologiste et communiste ont donc eu recours à un panel de tactiques parlementaires visant à faire s’éterniser les débats et à empêcher le vote : lecture d’articles de la Constitution, rappels au règlement, demandes et débats autour des suspensions de séance et de leur durée… « Je mesure l’excès sans doute de la proposition que j’ai formulé tout à l’heure d’une demi-heure de suspension de séance, c’est la raison pour laquelle je ne demanderai que 30 minutes », a par exemple réclamé avec ironie Boris Vallaud.
Marseillaise et Internationale
Mais l’obstruction la plus surprenante s’est produite au moment des explications de vote qui précèdent le scrutin sur la motion de rejet. Alors que l’orateur du groupe Liot Stéphane Viry prenait la parole, une partie des députés de gauche ont entonné une Marseillaise. « Ce texte est attendu (…) Vous nous empêchez de débattre. Arrêtez de faire ce genre de manifestations qui n’a aucun sens et qui est délétère pour la fonction de députés », a plaidé en réponse la députée EPR Nicole Dubré-Chirat. En vain. Quelques instants plus tard c’est L’Internationale qui résonnait dans l’hémicycle, lors de la prise de parole du député ciottiste Antoine Valentin.
Dans une ultime tentative d’empêcher le vote de la motion de rejet, la cheffe de file LFI Mathilde a fait une demande de quorum, une pratique qui vise à faire compter les députés pour s’assurer que la majorité absolue des 577 élus soit présente. L’objectif pour le groupe insoumis était alors de faire établir qu’une partie des représentants de la nation manquaient à l’appel, pour avoir le temps, pendant la suspension de séance, d’en mobiliser le maximum et ainsi, une fois de plus, empêcher le vote de la motion de rejet.
Une tentative vaine. Avec les voix des élus Renaissance, Horizons et LR auxquelles sont venues s’ajouter celles du Rassemblement national et de son allié ciottiste, la motion de rejet a été adoptée par 120 voix contre 105. La séance a été interrompue et le texte fera donc l’objet d’une commission mixte paritaire sans grand suspense. Une fois que les 14 députés et sénateurs se seront mis d’accord, le texte de compromis trouvé sera une nouvelle fois soumis au vote des deux chambres du Parlement et devrait, sauf retournement de situation, être adopté.
Présente aux abords de l’Assemblée avec plusieurs dizaines de manifestants, la secrétaire générale de la CGT Sophie Binet a dénoncé un « coup de poignard dans le dos des millions de travailleurs et travailleuses » et un « 49.3 parlementaire ». Elle a appelé « solennellement le gouvernement, qui a encore toutes les cartes en mains, à prendre des dispositions pour empêcher cette commission mixte paritaire ».
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : L’équipe éditoriale restera vigilante et partagera ses observations.

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