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10 avril 2026Air France et d’autres compagnies aériennes répercutent la hausse du kérosène sur le prix des billets
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Un regard éditorial sur « Air France et d’autres compagnies aériennes répercutent la hausse du kérosène sur le prix des billets » pour mieux comprendre l'article.
Ce qu'il faut connaître
La crise du kérosène fait vaciller les compagnies aériennes. On assiste à une explosion des prix depuis le début de la guerre en Iran. Ouverture dans un nouvel onglet Les billets d’avion coûtent déjà plus cher. Prenez Air France, il y a une quinzaine de jours, la compagnie française avait annoncé une surcharge carburant de 50 euros pour un long-courrier en classe éco. Elle vient de la doubler. Comptez désormais 100 euros sur un billet aller-retour long-courrier. Air France répercute sur ses clients la hausse du kérosène liée au conflit au Moyen-Orient et une vingtaine de compagnies font de même : United Airlines, Air Canada, Air India, etc.
Il faut dire que, côté kérosène, la hausse des prix est bien plus forte que celle du pétrole, environ deux fois plus. Depuis le 28 février, début du conflit, le prix du baril de kérosène est passé de 87-90 dollars à plus de 200 dollars. Le secteur aérien encaisse de plein fouet ce choc pétrolier. Pas sûr que le cessez-le-feu permette d’améliorer la situation. Tant que le climat géopolitique ne sera pas stabilisé, le prix du kérosène restera élevé.
**Des compagnies contraintes de réduire la voilure
Les compagnies européennes sont très exposées. Pour leurs achats de carburant, les compagnies aériennes en Europe dépendent à 50% des pays du Golfe. On l’a vu ces dernières semaines, avec des restrictions de kérosène dans plusieurs aéroports, notamment en Italie. Dans ce contexte, l’équation financière se complique tellement que certaines compagnies préfèrent annuler des vols. La marge par passager est devenue trop faible. Il faut donc s’attendre à moins de vols. Depuis le début de la crise, la compagnie scandinave SAS a déjà annulé un millier de vols. Le groupe allemand Lufthansa travaille sur un plan d’immobilisation de ses avions au cas où la guerre s’enliserait.
En réalité, cette crise risque d’affecter la capacité des compagnies à maintenir leur programme de vols ce printemps et cet été. Ryanair a déjà prévenu. En cas de tension durable sur l’approvisionnement, elle pourrait réduire une partie de son programme entre mai et juillet 2026 et supprimer jusqu’à 10% de ses vols.
Même en cas de réouverture durable du détroit d’Ormuz, rien n’est garanti. Selon l’Association internationale du transport aérien, l’approvisionnement en kérosène mettra du temps à revenir à la normale, plusieurs mois au moins.
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Nous suivrons cette actualité pour vous tenir informés.

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