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10 avril 2026Analyse : Voici les faits principaux observés par nos rédacteurs.
Voici les éléments principaux de « Au Japon, les manifestations pacifistes gagnent du terrain » pour nos lecteurs.
Résumé pour le lecteur
Au Japon, depuis les élections législatives de février, le Parti libéral-démocrate (PLD, conservateur) jouit d’un règne sans partage sur la scène politique. Lors du scrutin, l’Alliance centriste pour la réforme, principale force d’opposition, a perdu 70 % de ses députés. Entendant surfer sur ce contexte extrêmement favorable, la Première ministre, Sanae Takaichi, ambitionne désormais de réformer la Constitution, rêve politique de son parti depuis sa fondation en 1955. L’objectif est d’amender l’article 9 qui, en stipulant l’abandon de la guerre en tant que droit souverain de la nation, est considéré comme l’incarnation du pacifisme d’après-guerre du pays.
L’opposition n’existerait-elle donc plus ? Signe que celle-ci n’a pas complètement disparu, des manifestations contre la révision de la Loi fondamentale et la guerre en Iran se propagent à travers l’archipel, rapporte la presse locale. Ainsi, le 8 avril, à l’appel du collectif “We Want Our Future” (“Nous voulons notre avenir” en anglais), composé de Japonais opposés à la réforme constitutionnelle et d’un autre groupe citoyen de gauche, des manifestations ont été organisées dans plus de 130 endroits. Selon les organisateurs, celle qui s’est tenue devant le Parlement a réuni 30 000 personnes, rapporte le quotidien Tokyo Shimbun.
Attachés au pacifisme, pilier de l’idéologie de la gauche japonaise d’après-guerre, ils ont réclamé la fin de la guerre en Iran – le cessez-le-feu venait d’être annoncé le matin même par le président américain, Donald Trump – et l’abandon de la réforme de la Constitution. Alors qu’au Japon, il est plutôt rare de voir les gens battre le pavé, ces manifestations devant le Parlement, organisées à intervalles réguliers – celle du 10 mars rassemblait 8 000 participants, selon les organisateurs –, font de plus en plus d’émules, observe le quotidien.
“Ils ne pouvaient pas ne pas manifester”
Ces rassemblements sont une forme de “réaction” contre la victoire du PLD aux législatives de février, victoire qui a accéléré le débat en vue d’une réforme constitutionnelle, note de son côté l’Asahi Shimbun. À propos de la guerre en Iran, il a même été question d’envoi des forces d’autodéfense japonaises dans le détroit d’Ormuz, piste qui a fini par être écartée en raison de l’article 9 de la Constitution stipulant l’abandon de “l’usage de la force comme moyen de règlement des conflits internationaux”.
En outre, les Japonais sont directement exposés aux conséquences de la guerre en Iran, en premier lieu la hausse des prix des carburants. Face à un gouvernement qui ne cache pas son ambition de réformer la Constitution tout en faisant preuve de suivisme à l’égard de l’administration Trump, “certains Japonais ne pouvaient plus rester les bras croisés et ont décidé de sortir dans la rue”, estime Ikuo Gonoi, spécialiste des relations internationales à l’université Takachiho cité par Tokyo Shimbun.
Si les organisateurs de ces manifestations en annoncent d’autres dans les semaines à venir, ce mouvement, embryonnaire, n’affecte cependant pas la cote de popularité de la Première ministre Takaichi. D’après un sondage réalisé fin mars par le Mainichi Shimbun, 58 % des Japonais approuvent toujours son gouvernement.
Source : www.courrierinternational.com
Conclusion : L’analyse sera enrichie dès que de nouvelles données seront disponibles.

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