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10 avril 2026Crise énergétique: le FMI prêt à aider les pays les plus vulnérables, mais de la discipline avant tout
Analyse : Notre équipe partage son regard général sur cette actualité.
Voici les éléments principaux de « Crise énergétique: le FMI prêt à aider les pays les plus vulnérables, mais de la discipline avant tout » pour nos lecteurs.
Résumé synthétique
La semaine prochaine à Washington, le FMI et la Banque mondiale organisent leurs réunions de printemps et il devrait être largement question de la crise générée par la guerre au Moyen-Orient. La patronne du FMI prévient : les prévisions de croissance seront moins importantes que prévu et l’institution se dit prête à aider les pays plus touchés.
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La fermeture du détroit d’Ormuz et la destruction d’installations pétrolières dans les pays du Golfe ont provoqué « un choc négatif d’approvisionnement » qui « va inévitablement faire du mal » aux citoyens, en particulier dans les pays les plus vulnérables, souligne Mme Georgieva dans un entretien accordé à l’Agence France presse. Et parmi les États plus vulnérables, la patronne du FMI identifie des pays d’Afrique subsharienne ou encore les petites îles du Pacifique.
« Heureusement, les prix du pétrole ont baissé, mais ils restent bien plus élevés qu’avant la guerre. Et aujourd’hui de nombreux pays paient très cher pour s’approvisionner. Pensons par exemple aux nations insulaires du Pacifique, situées au bout de longues chaînes d’approvisionnement, qui se demandent s’ils vont encore pouvoir recevoir du carburant ? Les interruptions qu’ils ont connu ces dernières semaines continueront, et auront pendant un moment encore, des effets en cascade », souligne Kristalina Georgieva.
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La semaine prochaine le FMI pourrait recalibrer ses programmes d’aides pour le Sri Lanka, le Bangladesh en Asie. Des discussions sont en cours avec l’Égypte, la Jordanie ou le Pakistan. « L’Asie souffre particulièrement, ils sont très dépendants des pays du Golfe. 80% de leur pétrole et je crois 60% de leur consommation de gaz proviennent de cette région », a souligné Kristalina Georgieva.
« En tant que pompiers, nous sommes là. Concentrons-nous sur les plus vulnérables, les pays importateurs de pétrole. De nombreux bénéficient déjà de programme d’aide, nous pouvons aller plus loin, intensifier ces programmes si nécessaire. Nous deveons veiller à aider les pays, et d’autres programmes suivront ».
À cause de la guerre au Moyen-Orient, le FMI s’attend à ce que les pays demandent entre 20 et 50 milliards de dollars d’aide supplémentaire.
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Mais la directrice générale du FMI appelle également les gouvernements à ne surtout pas « faire plus de mal » à leurs économies en prenant des mesures qui ne seraient pas ciblées pour compenser les effets de la guerre au Moyen-Orient. Si des mesures doivent être prises, il faut qu’elles privilégient les groupes les plus vulnérables plutôt que d’être indiscriminées. « Il faut faire preuve de discipline budgétaire », surtout pour les pays disposant de peu de marge de manoeuvre, « ce ne sont pas des politiques très populaires, c’est même difficile », reconnait Mme Georgieva.
Source : www.rfi.fr
Conclusion : Nous restons attentifs aux développements futurs de cette actualité.

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