
L’essentiel du procès libyen en appel de Nicolas Sarkozy : « C’est à M. Guéant de s’expliquer »
10 avril 2026Optimisme prudent des marchés européens, les pourparlers USA-Iran au centre des attentions
10 avril 2026La mairie RN de Carcassonne supprime la subvention et les bureaux mis à disposition de la ligue des droits de l’Homme : « On ne se laissera pas intimider »
Analyse : L’équipe de rédaction a sélectionné les éléments clés à retenir.
Voici quelques observations de notre rédaction sur « La mairie RN de Carcassonne supprime la subvention et les bureaux mis à disposition de la ligue des droits de l’Homme : « On ne se laissera pas intimider » ».
Points essentiels de l’article
Ce jeudi 9 avril, à la fin du conseil municipal de Carcassonne, le maire Rassemblement National Christophe Barthès a annoncé supprimer la subvention de 300 € et les bureaux mis à disposition de la section locale de la ligue des droits de l’Homme. Une décision directement liée au recours de l’association contre l’arrêté anti-mendicité pris par l’édile.
La décision a été annoncée en fin de conseil municipal, ce jeudi 9 avril : en conséquence du recours déposé par la ligue des droits de l’Homme (LDH) contre l’arrêté anti-mendicité pris par le maire d’extrême droite Christophe Barthès, ce dernier a ordonné la suppression de la subvention de 300 € accordée à la section locale, ainsi que l’accès à un bureau trois jours par semaine.
À lire aussi :
La ligue des droits de l’Homme attaque la nouvelle version de l’arrêté anti-mendicité pris par le maire RN de Carcassonne
Dit autrement : une association conteste une décision municipale devant la justice et perd dans la foulée ses moyens d’action locaux. Pour Nathalie Tehio, présidente de la ligue des droits de l’Homme, le signal est clair. Et inquiétant : « C’est soit vous vous pliez et vous êtes fidèles, soit je vous retire vos subventions », dénonce-t-elle, y voyant une remise en cause du rôle des associations. « On n’est pas partisan, et on n’est pas au service du maire. Et la démocratie, c’est le dissensus, on n’est pas tous d’accord », ajoute-t-elle.
Pour la LDH, cette décision dépasse le simple désaccord politique : « Si nous sommes visés, c’est parce que nous avons exercé un droit fondamental : saisir la justice pour défendre les libertés », insiste la présidente.
À l’échelle locale, la intervention est tout aussi ferme : « On ne se laissera pas intimider », assure Patrick Cereza, président de la section carcassonnaise de la ligue des droits de l’Homme. « Bureau mis à disposition par la mairie ou pas, on continuera à défendre les droits et les libertés sur le pays carcassonnais ».
Mais au-delà de ce face-à-face entre la LDH et la mairie, c’est aussi un enjeu plus large qui se pose : « C’est un signal envoyé à toutes les associations : toucher à leurs moyens d’action, c’est risquer de provoquer de l’autocensure par peur de perdre des financements », alerte Nathalie Tehio.
La section de LDH locale a saisi son service juridique pour explorer les voies de recours. En attendant, la présidente conclut :« On est en plein dans ce que fait l’extrême droite, c’est l’autoritarisme, où on veut supprimer tous les contre-pouvoirs, les associations, la presse, la liberté d’aller et venir ». Une certaine idée de la démocratie.
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Nous restons vigilants sur les évolutions de cette information.

9999999