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10 avril 2026« La piscine pèse 3,5 milliards d’euros annuels de chiffre d’affaires et 60 000 emplois en France, c’est un secteur qui exporte », milite le président de la Fédération nationale
Analyse : Notre équipe propose une synthèse des points importants.
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Les points essentiels à retenir
Directeur général de Fluidra France, Stéphane Figueroa a été réélu fin mars 2026 président de la Fédération française de la piscine et du spa. Un quatrième mandat de deux ans pour le chef d’entreprise perpignanais, largement plébiscité par les 1 600 adhérents d’un secteur qui pèse 3,5 milliards d’euros annuels de chiffre d’affaires et 60 000 emplois en France.
Quel est votre sentiment après cette réélection ?
C’est une reconnaissance de mes pairs qui, bien sûr, me touche. Cela veut dire que le travail qui est fait leur correspond. Nous travaillons beaucoup pour mettre en avant la piscine auprès des pouvoirs publics, du grand public, pour la valoriser, pour attirer des jeunes… Il faut savoir que c’est encore un des rares secteurs où vous pouvez commencer installateur et finir chef d’entreprise.
Il existe une filière française industrielle de la piscine ?
Oui, et un de nos objectifs est de renforcer l’image de notre filière. La piscine est un des atouts de l’industrie en France. Beaucoup de choses sont encore et toujours fabriquées en France, comme les couvertures automatiques, les liners et d’autres. La France est le premier marché en Europe, le troisième au monde derrière les États-Unis et le Brésil. Notre secteur exporte. Il faut le valoriser, alors que pendant les sécheresses, on a subi un « piscine bashing », on a été stigmatisés. Pourtant, la consommation d’eau des piscines représente tout juste 0,03 % de la consommation nationale. C’est ridicule. Une piscine de 4 x 8 mètres ne consomme que 7 m³ d’eau par an lorsqu’elle fait l’objet d’un hivernage actif. On a beaucoup moins pointé les fuites des réseaux d’eau et les pertes colossales que cela représente. La piscine, c’est le bonheur en famille, entre amis, c’est aussi l’apprentissage de la natation. Notre secteur pèse 3,5 milliards d’euros annuels de chiffre d’affaires et 60 000 emplois en France.
« Aujourd’hui, une piscine vaut le prix d’une voiture citadine »
La piscine est-elle vraiment un secteur qui a démocratisé son marché ?
En 25 ans, on est passé de 680 000 bassins en France à 3,6 millions en 2026. Bien sûr, les prix ont pesé dans cette démocratisation. Aujourd’hui, une piscine vaut le prix d’une voiture citadine. La fourchette de prix, pour un bassin de 6 x 3 mètres, est autour de 15 000 à 20 000 euros. De plus, il existe une tendance avérée aux mini-piscines de 10 m². Elles ne nécessitent pas d’autorisation de travaux, coûtent moins. Cela peut représenter jusqu’à 20 % du marché.
Les Pyrénées-Orientales restent un fief du secteur ?
On a la chance d’avoir un secteur porteur avec plusieurs entreprises qui fabriquent sur Perpignan, des sociétés comme Ibiza, Mediester, Coral, qui fabrique des coques polyester, Sorodist aussi à Elne, spécialiste des raccords, des vannes et des tubes. Il y a également nombre d’installateurs. Le marché des Pyrénées-Orientales reste donc porteur. En France, le secteur pèse 3,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires, pour 60 000 emplois directs et indirects.
Quand on couvre sa piscine, cela permet d’éviter 95 % d’évaporation
La couverture des piscines connaît un franc succès depuis les séquences de sécheresse…
C’est un atout fort. Quand on couvre sa piscine, cela permet d’éviter 95 % d’évaporation. Le secteur est prêt, répond aux exigences légales, pour nous, c’est essentiel. Il n’y a rien de pire que les interdictions de travaux. Les entreprises s’arrêtent et on ne peut pas garder nos apprentis, on ne peut plus former. D’ailleurs, nous espérons que le ministère de la Transition écologique sera d’accord pour rouvrir le guide sécheresse. Parce qu’il en va de la survie du secteur. Il faut aussi souligner encore et encore les bonnes pratiques : couvrir sa piscine, ne pas la vider, confier les analyses d’eau à un professionnel. Et surtout choisir un professionnel qui est adhérent de la Fédération, c’est une garantie qu’il possède bien une garantie décennale et suit des formations régulières. Il a aussi accès à notre logiciel d’application de la norme environnementale qui classe les équipements de la piscine selon leur consommation d’énergie. Nous mettons aussi à disposition des professionnels et du grand public un calculateur de l’utilisation des eaux de piscine pour identifier les leviers à actionner pour économiser la ressource.
Création d’une nouvelle section piscine publique
La relance de la piscine publique est une priorité affichée de Stéphane Figueroa : « La Fédération a créé une section piscine publique, présidée par Laurent Montserrat, chef d’entreprise perpignanais et ex-trésorier la fédération. Nous voulons développer ce secteur, dialoguer avec les pouvoirs publics et les élus. Il faut relancer ce secteur qui peut être source d’activité pour nos professionnels dans les communes, mais aussi les campings où les piscines sont devenues des équipements incontournables. L’apprentissage de la natation se fait régulièrement dans ce type d’équipement, c’est aussi un enjeu de santé et de sécurité publique ».
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Cette situation fera l’objet de mises à jour régulières par nos journalistes.

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