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10 avril 2026l’agence américaine laisse inchangée la note souveraine tricolore à Aa3 avec perspective négative
Analyse : Notre rédaction met en avant les points essentiels à retenir.
Voici quelques observations de notre rédaction sur « l’agence américaine laisse inchangée la note souveraine tricolore à Aa3 avec perspective négative ».
Résumé pour le lecteur
L’agence de notation américaine a décidé ce vendredi de laisser inchangée la note de la dette tricolore, à Aa3 avec perspective négative.
Moody’s accorde un nouveau répit à la France. L’agence de notation a décidé ce vendredi 10 avril de maintenir à Aa3 la note de la dette tricolore, soit l’équivalent d’un 17 sur 20.
Moody’s se démarque de ses deux principales concurrentes que sont Fitch et Standard & Poor’s en étant la seule à continuer d’accorder un « double A » à la France. Les deux autres accordent seulement A+ à l’Hexagone depuis l’automne, ce qui caractérise une dette « de qualité moyenne supérieure ».
« Absurde »
Fin octobre, néanmoins, Moody’s avait abaissé sa perspective à négative, ouvrant la voie à une future rétrogradation. Elle évoquait alors « la fragmentation du paysage politique français » qui empêche de prendre des mesures vigoureuses de réduction de la dette – la plus importante en masse de la zone euro, et la troisième en pourcentage derrière celles de la Grèce et de l’Italie – et du déficit public, le plus important de la zone euro.
Mais le gouverneur de la Banque de France François Villeroy de Galhau a fait preuve d’une pointe d’optimisme vendredi. L’institution se base sur trois scénarios: de base, défavorable, et très défavorable.
« La semaine dernière j’avais eu l’occasion de dire qu’on était plus proches du scénario (…) défavorable, depuis mercredi matin (et l’annonce d’un cessez-le-feu entre Iran et Etats-Unis, NDLR), on est revenus plus près du scénario de base », plus optimiste, a déclaré François Villeroy de Galhau lors d’une conférence à Paris.
Directeur des études économiques de l’Ieseg, Éric Dor estime qu’une dégradation de la note aurait pourtant était « logique ». Il juge de surcroît « absurde » que Moody’s classe encore des pays comme l’Espagne et le Portugal trois crans sous la France, alors que leurs finances publiques sont en bien meilleur état. D’autres au contraire sont moins surpris par cette décision: « Les agences de notation aiment faire leur travail dans un environnement où elles voient un peu clair, ce qui n’est absolument pas le cas en ce moment » avec la guerre au Moyen-Orient, remarque l’économiste Anthony Morlet-Lavidalie, de Rexecode.
En outre, la croissance française bien que modérée demeure résistante. La Banque de France a récemment abaissé sa prévision de croissance pour 2026 de 1 à 0,9%, et l’Insee a diminué ses prévisions pour chacun des deux premiers trimestres à 0,2% au lieu de 0,3%. Le déficit public de l’Hexagone a lui été moins mauvais que prévu en 2025, tout en restant très élevé, à 5,1% du PIB.
Source : www.bfmtv.com
Conclusion : Les prochaines informations permettront de mieux comprendre les enjeux.

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