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10 avril 2026Analyse : Notre équipe partage son regard général sur cette actualité.
Voici quelques observations de notre rédaction sur « L’espoir démocratique chinois, avec Jean-Philippe Béja ».
Points clés à connaître
« Les témoignages rassemblés dans ce livre montrent que le désir de liberté et la résistance à l’oppression sont un patrimoine commun de l’humanité » : les dernières lignes de Surveiller et punir en Chine. Laogai et technosurveillance, de 1946 à nos jours (La Découverte, 2026) résument la cohérence entêtée des recherches de Jean-Philippe Béja. Avec d’autres sinologues de sa génération, notamment Michel Bonnin et Alain Peyraube, animés depuis les années 1970 par une infinie curiosité pour la société chinoise, il n’a cessé de contredire les lieux communs des milieux économiques ou politiques occidentaux sur une prétendue « mentalité confucéenne » qui rendrait le peuple chinois disponible pour la servitude et indifférent à la démocratie.
La spécificité de leurs travaux est de donner la parole aux Chinoises et aux Chinois eux-mêmes, à leurs écrits et à leurs récits, en ne se laissant pas prendre au piège d’une sinologie seulement obsédée, comme le fut la kremlinologie du temps de l’URSS, par les jeux et enjeux de pouvoir autour du Parti-État communiste. Issu d’une série documentaire pour Arte réalisée par Tania Rakhmanova, le nouveau livre de Jean-Philippe Béja relève de cette démarche, s’appuyant d’abord sur les témoignages d’anciens détenus des « camps de réforme par le travail », selon la dénomination officielle du laogai.
« Malgré le discours officiel, écrit-il, qui affirme que, depuis la mort de Mao, le Parti s’efforce de mettre en œuvre l’État de droit, en Chine, on peut disparaître à tout moment, et se retrouver au laogai à la suite d’un procès de pure forme, qui intervient après plusieurs mois de détention au secret. Tel est, aujourd’hui encore, le sort des cadres accusés de corruption, des avocats défenseurs des droits de l’homme, des organisateurs de manifestations. »
Ce voyage au long cours dans un système concentrationnaire qui perdure offre une contre-histoire de la Chine moderne, dévoilant la part d’ombre d’un pays-continent profondément transformé par une révolution industrielle d’une ampleur et d’une rapidité sans précédent. Notre entretien réhabilite, à l’inverse, sa part de lumière qui, depuis 1919 et le mouvement du 4-Mai, ne cesse de resurgir, à intervalles réguliers, jamais définitivement défaite malgré les répressions. Il se conclut par l’évocation de trois figures de cette inlassable espérance démocratique : Wei Jingsheng, Liu Binyan et Liu Xiaobo.
Sur son blog de Mediapart, Jean-Philippe Béja est d’ailleurs revenu récemment sur l’événement fondateur de cette renaissance démocratique chinoise que fut, il y a cinquante ans, l’« incident de Tiananmen » : le 5 avril 1976, jour de la Fête des morts, près de 100 000 personnes s’y sont rendues, en plein cœur de Pékin, pour rendre hommage au Premier ministre Zhou Enlai, le pragmatiste décédé trois mois plus tôt. Et pour se saisir de cette occasion afin de dénoncer, du vivant du Grand Timonier, le règne du nouvel empereur qu’était devenu Mao Zedong…
Source : www.mediapart.fr
Conclusion : Les faits continueront d’être analysés pour informer nos lecteurs.

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