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10 avril 2026l’inquiétude des salariés de la grande distribution, qui craignent de devoir travailler le 1er-Mai – franceinfo
Analyse : Nos journalistes ont mis en avant les points essentiels à connaître.
Notre équipe met en lumière les éléments clés de « l’inquiétude des salariés de la grande distribution, qui craignent de devoir travailler le 1er-Mai – franceinfo ».
Résumé à retenir
Une proposition de loi, portée par la droite et le centre, soutenue par l’exécutif et critiquée par la gauche et les syndicats, vise à autoriser les salariés de certains commerces de travailler le 1er-Mai, jour historiquement férié et chômé.
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Travailler ou pas ? L’Assemblée nationale doit se prononcer vendredi 10 avril sur la proposition de loi visant à autoriser le travail le 1er-Mai dans les boulangeries, les fleuristes et les lieux culturels. Aujourd’hui, la Fête du Travail est le seul jour en France férié, non travaillé, mais payé. Aujourd’hui, par exemple, les boulangeries peuvent ouvrir, mais seulement si le patron est seul, derrière les fourneaux.
Adoptée au Sénat l’été dernier, inscrite en janvier mais pas débattue faute de temps, la proposition de loi issue de sénateurs centristes et soutenue par l’exécutif, fait son retour. Les députés du centre et de la droite veulent changer la donne, au grand désarroi des syndicats… La proposition de loi doit clarifier les règles et « permettre aux salariés de certains établissements et services de travailler« , en l’espèce « des commerces de bouche de proximité » comme les boulangeries, pâtisseries, primeurs, boucheries, fleuristes et établissements culturels (cinémas, théâtres)… Mais exclut la grande distribution ou les magasins d’outillages et travaux, par exemple.
Or, ces salariés de la grande distribution ont peur d’être les prochains concernés. Responsable d’un magasin de la grande distribution, Thierry, 60 ans, ne cache pas son inquiétude qu’une brèche ne s’ouvre. « Ils sont en train de tout nous prendre ! Si c’est accepté tout doucement dans l’état d’esprit des Français d’aller chez le fleuriste le 1er mai, d’aller à la boulangerie le 1er mai, pourquoi ils n’auraient pas le droit d’aller faire mes courses le 1er mai ?« , s’agace-t-il.
Car, dit-il, c’est exactement ce qui s’est passé avec le travail le dimanche. « Depuis l’année dernière, on ouvre tous les dimanches matin, alors qu’on n’ouvrait pas. Donc, s’ils peuvent gagner une journée, ils gagneront une journée… Ce sont des jours avec de l’argent à gagner« , estime Thierry.
Autre inquiétude pour sa collègue Dora : se voir imposer cette nouvelle journée de travail. Le texte a beau évoquer du volontariat, elle voit mal comment refuser une demande de ses supérieurs. « Ce n’est pas vraiment du bénévolat, mais du chantage. Personne ne veut travailler les jours fériés ! », lâche-t-elle. Avant d’imaginer les reproches possibles en cas de refus : « De toute façon, si on ne va pas travailler, on ne va pas t’arranger sur tes heures, tu ne travailleras que le matin, tu ne travailleras que l’après-midi ou tu ne feras que les tâches pénibles.«
Le rapporteur de la proposition de loi, le député de la droite républicaine Thibault Bazin, veut rassurer ces salariés : il réaffirme que le texte ne concerne pas la grande distribution, ni le commerce culturel comme la FNAC ou Cultura.
L’inquiétude des salariés de la grande distribution, qui craignent de devoir travailler le 1er-Mai au micro de Laurine Benjebria
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Cette information sera mise à jour dès que de nouveaux éléments apparaîtront.

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