
Cette ville s’inquiète après des attaques de goélands coordonnées en pleine chasse aux œufs de Pâques
10 avril 2026/2026/04/10/69d9111ee4026640005822.jpg?w=150&resize=150,150&ssl=1)
Comment sont exfiltrés les militaires en zone de guerre ? Immersion au cœur d’un entraînement de l’armée française – franceinfo
10 avril 2026« Oui, ça se passe mal » : rififi à Courniou-les-grottes pour le passage de relais entre le maire actuel et son prédécesseur
Analyse : L’équipe éditoriale a repéré les points les plus pertinents.
Nos journalistes proposent un aperçu de l'article « « Oui, ça se passe mal » : rififi à Courniou-les-grottes pour le passage de relais entre le maire actuel et son prédécesseur ».
Récap des faits principaux
Des dossiers non transmis, du harcèlement, de la rancœur, la transition tourne court à la mairie de Courniou-les-grottes, un petit bourg de 600 âmes et une belle grotte reconnue à l’échelon national depuis l’été dernier.
Entre François Rubira, le maire de Courniou-les-grottes et Catherine Sonzogni, l’ancienne maire de la commune, ce sont quelque douze années de travail en commun pour l’intérêt du petit village d’un peu plus de 600 âmes. Mais depuis le dernier scrutin, et la défaite de l’élue face à son 1er adjoint, c’est la guerre froide. Chacun campe sur ses positions et c’est la commune qui pâtit de ces affrontements car, pour l’heure, les dossiers sont à l’arrêt.
« Mme le maire, c’est comme cela qu’appelle encore François Rubira, celle qui était en poste il y a quelques jours encore, s’oppose à l’élection du maire et des adjoints. Elle a intenté un recours devant le tribunal administratif. Elle ne conteste pas le scrutin du 15 mars, mais l’élection lors du premier conseil municipal. Pour moi, elle n’accepte pas la défaite. Dans trois mois, nous saurons, mais le fonctionnement de la commune est perturbé. »
« Ce n’est pas vrai, assure Catherine Sonzogni qui a retrouvé ses fonctions d‘enseignante à temps plein. Mais ils ont promis de la transparence durant toute cette campagne qui a été très difficile sur le plan humain et dès le premier conseil, ils ont fait n’importe quoi. Bien entendu que j’ai signalé tout cela devant la justice. Le maire a été élu avec une procuration et les adjoints à main levée. Ce n’est pas ça la règle. On passe par l’isoloir, comme les électeurs. »
Un dossier de harcèlement en suspens
Et l’ancienne édile de reconnaître que cela fait un moment que les conseils municipaux sont tendus. Elle avait décidé de ne pas se présenter une nouvelle fois, mais un dossier de harcèlement l’a poussé à revenir pour un troisième mandat. « Deux agents administratifs sont poursuivis pour le harcèlement d’une troisième personne et je me retrouvais accusée. Je ne l’admets pas. Je voulais être présente pour faire toute la lumière sur cette histoire », assure l’ancienne maire. le note de vue de François Rubira est tout autre. « On veut la tête de ces deux secrétaires. C’est un coup monté contre elles et je ne sais pas pourquoi. Elles font leur boulot et il n’y a rien à redire. J’ai eu beaucoup de patience dans cette histoire. On m’a retiré ma délégation d’adjoint parce que je n’étais pas d’accord. Nous sommes à un détail de rupture. Maintenant les élections sont passées. Les habitants ont donné leur avis. L’enquête dira qui a fauté d’autant que les deux secrétaires ont déposé plainte contre Mme le maire. »
Des dossiers non transmis
Et depuis le 15 mars, ce ne sont pas les seuls points d’achoppement entre les deux personnages. « Mme le maire a quitté ses bureaux en emportant des dossiers de travail importants. Nous ne savons pas exactement lesquels, mais elle n’aurait jamais dû le faire. Même le budget est chez elle. Ce n’est pas possible. » Et comme au ping-pong, l’ancienne maire répond à l’édile. « Rien de ce qui pourrait gêner le fonctionnement de Courniou n’est chez moi. C’est de la diffamation. Je vis très mal toutes ces accusations. Oui, j’ai des documents à lui remettre. Mais encore faudrait-il qu’il accepte que je les lui remette. » un élément tout de même sur lequel François Rubira et Catherine Sonzogni sont parfaitement sur la même longueur d’onde. « Oui, ça se passe mal. On ne comprend pas le problème. »
Mais très vite les points de désaccord sont là. Le maire reprochant à l’ancienne élue, toujours conseillère municipale, « de jouer le professeur en donnant des leçons à tout le monde. Elle n’a pas à m’envoyer des corrections sur les comptes rendus municipaux. Il y a des secrétaires pour cela. » Et Mme Sonzogni de reprocher au maire, « de lui avoir refusé la protection fonctionnelle quand elle a été mise en cause dans le dossier de harcèlement. » Les 15 mars, les électeurs ont tranché. Mais dans la rue principale du bourg, quand on leur parle de la situation ubuesque de la commune. La réponse se lit sur le visage. Les yeux en l’air et un soupir. « On rit… Mais que c’est triste d’en arriver là. »
Source : www.midilibre.fr
Conclusion : Cette situation fera l’objet de mises à jour régulières par nos journalistes.

9999999
