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11 avril 2026Aux négociations Iran-États-Unis, ces journalistes tenus à l’écart parlent d’une ambiance de « mariage »
Analyse : Notre équipe vous propose un aperçu synthétique de cette information.
Notre rédaction analyse les faits saillants de « Aux négociations Iran-États-Unis, ces journalistes tenus à l’écart parlent d’une ambiance de « mariage » ».
Points clés à connaître
AAMIR QURESHI / AFP
Des journalistes dans un centre d’accueil des médias à la veille des pourparlers de paix entre les États-Unis et l’Iran à Islamabad, le 11 avril 2026.
Ils ne peuvent pas faire leur travail. Arrivés du monde entier, des centaines de journalistes se sont précipités vers le Centre des congrès d’Islamabad, transformé en « hub » médiatique par les autorités pakistanaises à l’occasion des pourparlers historiques entre les États-Unis et l’Iran.
Mais, tandis que les négociations commençaient à huis clos, à un demi-kilomètre de là, les représentants des médias devaient se résoudre à se contenter de siroter un café tout en écoutant de la musique orientale.
Conscient que la communication est un élément central de l’événement, le Pakistan a baptisé le processus « Pourparlers d’Islamabad » et fait placarder un logo combinant les drapeaux pakistanais, américain et iranien dans toute la capitale. Tôt samedi matin, sous un ciel couvert, celle-ci avait cependant tout d’une ville fantôme, avec ses larges avenues presque désertes. Les rares véhicules qui circulaient étaient conduits par des agents en uniforme armés qui patrouillaient.
« Je m’ennuie à mourir »
À l’intérieur du Centre des congrès Jinnah, un cadre somptueux attendait les journalistes, des buffets dignes d’un banquet de mariage proposant, entre autres, biryani, kebabs et un café composé de grains brésiliens et éthiopiens. « Nous avons créé cette marque ( Brewed for Peace, Préparé pour la paix) uniquement pour la journée », a expliqué un vendeur.
À proximité immédiate de cette salle, des musiciens jouaient des airs folkloriques. « Je suis musicien professionnel et je donne aussi des cours de musique », a confié à l’AFP Amir Hussain Khan, un joueur de sitar.
Le personnel a réservé aux représentants des médias américains des places avec une vue dégagée sur la scène principale. Leurs collègues iraniens ont été installés du côté opposé. « Je m’ennuie à mourir », a lâché auprès de l’AFP un correspondant qui a requis l’anonymat. Un autre a fait un constat similaire : « Il n’y a pas grand-chose à faire ici ».
Pas de points presse
Les premières informations n’ont été distillées que vers 14h, plusieurs heures après l’arrivée du vice-président américain J.D. Vance à Islamabad.
Sur l’écran géant dominant l’immense Centre des congrès, la télévision d’État a diffusé des images de son accueil par des personnalités pakistanaises, notamment par le chef d’état-major de l’armée, le maréchal Asim Munir.
Les informations, lorsqu’elles finissaient enfin par parvenir, ne provenaient pas de points presse – comme cela aurait été la norme pour une rencontre diplomatique de cette ampleur – mais de communiqués de presse diffusés via WhatsApp.
Dans l’ignorance de « ce qui se passe à l’extérieur »
Le ministère pakistanais des Affaires étrangères a annoncé qu’une importante délégation américaine, conduite par JD Vance et comprenant les envoyés spéciaux Steve Witkoff et Jared Kushner, avait été reçue par le ministre des Affaires étrangères, Ishaq Dar.
Quelques heures plus tard, le gouvernement pakistanais a déclaré que le Premier ministre Shehbaz Sharif avait vu J.D. Vance et exprimé l’espoir que ces discussions constitueraient un premier pas vers une paix durable dans la région.
Ce n’était pas exactement le genre de déclarations percutantes et sensationnelles qu’attendaient les nombreux journalistes présents, qui avaient parcouru des milliers de kilomètres.
Le centre de congrès offre certes un accès internet sans fil à haut débit et les autorités affirment « avoir facilité le travail des médias. (…) Mais les équipes de journalistes déployées à l’intérieur du Centre des congrès Jinnah ignorent ce qui se passe à l’extérieur », se désole Nadir Guramani.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Notre équipe continuera d’examiner les faits et de proposer des analyses.

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