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11 avril 2026des Libanais installés en Israël entre peur et déchirement avec la guerre entre le Hezbollah et l’État hébreu
Analyse : Notre équipe propose une synthèse des points importants.
Voici l'avis général de nos rédacteurs sur « des Libanais installés en Israël entre peur et déchirement avec la guerre entre le Hezbollah et l’État hébreu ».
À ne pas oublier
Plusieurs milliers de Libanais sont installés en Israël et assistent impuissants au conflit qui a éclaté le 2 mars dernier entre le Hezbollah et l’État hébreu.
Depuis le début du conflit entre Israël et le Hezbollah il y a un peu plus d’un mois, Ali et Farah sont comme les quelque 3.500 autres Libanais installés dans l’État hébreu, tiraillés entre le pays qu’ils ont fui et leur terre d’accueil.
Habitant tout au nord d’Israël, à Kyriat Shmona, Ali peut même observer sa terre natale depuis la terrasse de sa maison. Ainsi que des roquettes tirées depuis le Liban qui l’obligent à se mettre à l’abri, comme c’est le cas ce lundi 6 avril, en pleine interview à BFMTV.
« C’est vraiment triste », déplore Ali à notre micro. « En fin de compte, celui qui tire le missile, c’est un Libanais. Le Hezbollah, c’est libanais. Ce ne sont pas des Iraniens qui tirent. Nous sommes deux pays, on doit pouvoir vivre ensemble, ça n’a pas de sens. »
« Je ne me rappelle pas d’un jour où c’était la paix »
Ali, détenteur d’un passeport israélien mais toujours considéré comme citoyen libanais, a fui le Liban il y a 25 ans en compagnie de ses parents. Son père faisait partie de l’armée du Liban sud, une milice qui était soutenue par Israël et chassée par le Hezbollah.
« C’est très dur, c’est comme avoir son père et sa mère qui se disputent, et toi tu es l’enfant au milieu qui ne sait pas quoi faire », explique Ali. « J’ai 41 ans et je ne me rappelle pas d’un jour où c’était la paix. Il y a toujours eu la guerre. »
Farah a elle aussi quitté le Liban à l’adolescence, mais elle garde des attaches familiales avec son pays natal, ses sœurs étant restées là-bas. Bien qu’elle tente de garder le contact avec elles pendant cette guerre, elle n’ose pas les appeler, de peur qu’elles ne soient menacées par le Hezbollah.
« On garde le lien mais en cachette. On ne leur met pas trop la pression, on demande juste si tout va bien, s’ils sont toujours vivants », raconte Farah à BFMTV.
« Notre cœur battait d’ici jusqu’à Beyrouth »
Le 2 mars dernier, le jour où le Hezbollah est entré dans la guerre deux jours après le début des frappes américano-israéliennes sur l’Iran, sa sœur l’a « appelée en pleurs », poursuit Farah. « Elle me disait qu’elle ne savait pas quoi faire. Notre cœur battait d’ici jusqu’à Beyrouth. »
La capitale a encore été mercredi l’une des cibles de frappes israéliennes meurtrières qui ont fait plus de 350 morts et 1.200 blessés, selon le ministère de la Santé libanais, Israël soutenant que le Liban n’est pas inclus dans l’accord de cessez-le-feu conclu cette semaine entre les États-Unis et l’Iran.
Au total, 1.953 personnes ont été tuées par les bombardements israéliens et plus de 6.300 ont été blessées depuis le début de la guerre, d’après les autorités libanaises. De son côté, Israël assure avoir « démantelé » sur la période plus de 4.300 infrastructures du Hezbollah et tué plus de 1.400 combattants du groupe islamiste chiite.
La présidence libanaise a toutefois annoncé vendredi la tenue mardi prochaine d’une rencontre avec Israël à Washington afin de discuter d’un cessez-le-feu. Israël a précisé pour sa part qu’il ne discuterait pas avec le Hezbollah lors de ces pourparlers.
Source : www.bfmtv.com
Conclusion : Les prochaines informations compléteront notre analyse.

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